Bulle de Liberté d’un …

Altermondialiste Archaïque pour une Alternative Humaniste

Chavophobie et autres anti-socialismes

On continue sur avec un extrait du bloc notes d’Ivan Rioufol, journaliste au figaro.

Effets d’une pensée molle 18/01/2008

Pas un mot. Nos humanistes n’ont rien dit, cette semaine, du calvaire qu’ont fait subir les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) à l’enfant de l’otage Clara Rojas, qui a retrouvé son fils, lundi. Cette proche de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt a été libérée la première, après une intervention de Nicolas Sarkozy auprès du geôlier en chef, Manuel Marulanda, dit Tirofijo («Tir dans le mille»). Séparé de sa mère à huit mois, maltraité, atteint de troubles psychomoteurs, Emmanuel, 4 ans, symbolise la barbarie des guérilleros. Mais la pensée molle épargne les salauds. (registre du pathos, aucun argument)

Contre toute raison, c’est le président colombien, Alvaro Uribe, qui est tenu pour responsable du sort des 780 otages des Farc (c’est lui décide de quand il mettra en place une zone démilitarisée pour un échange d’otage demandé incessamment par les FARC depuis des lustres). Cet homme, deux fois élu (part de la population colombienne qui vote : 30%) depuis 2002 pour délivrer son pays d’une insurrection marxiste qui a assassiné son père et qui s’est perdue dans le trafic de drogue (bien sûr, on ne parle pas des paramilitaires qui font les même errements, mais qui ont des contacts très rapproché avec Uribe et ses amis) et les enlèvements, a été la cible des critiques. Si la famille Betancourt, tout à son combat personnel, le presse de céder aux ravisseurs, cette semblable attitude d’une partie des faiseurs d’opinion révèle la persistance de l’aveuglement devant les idéologies totalitaires.

En choisissant de s’adresser à «Monsieur Marulanda», le 6 décembre, pour tenter d’obtenir la libération d’Ingrid Betancourt, le président français avait pris le risque de donner une légitimité à un mafieux dont l’organisation est classée comme terroriste. Depuis, la révélation de sa cruauté aurait dû le discréditer. Visiblement, il n’en est rien. Le président vénézuélien Hugo Chavez, coqueluche du «josébovisme», demande même la reconnaissance de «ces forces insurgées».

Quand Olivier Besancenot (LCR), qui supplée le PS anémié dans son rôle d’opposition, cite Che Guevara comme inspirateur du «socialisme du XXI e siècle», à l’instar de Chavez, il rappelle que l’extrémisme français (orphelin, depuis mercredi, du dirigeant trotskiste Pierre Lambert) cousine avec ceux qui partagent sa détestation du libéralisme, des États-Unis, de l’Occident. Dans cette amicale du «grand soir», altermondialistes et islamistes s’autocongratulent. (comment détourner les altermondialistes vers les islamistes, comment faire passer Chavez pour antisémite parce qu’il entretient des relations “commerciales” avec l’Iran, comme les Etats Unis)

Or la gauche républicaine n’est plus un rempart contre cette radicalité qui s’installe. (Mc Caarthy réveille toi) les socialistes, qui trouvent un charme au terroriste italien Cesare Battisti, ont laissé Clara Rojas dénoncer seule le «crime de “lèse-humanité”» qu’est la prise d’otages des Farc. Les droits-de-l’hommistes avaient l’occasion de s’indigner de ces hommes enfermés dans des cages et de ces femmes enchaînées. Leur silence vaut renoncement.

Plusieurs commentaires à posteriori de ceta rticle.

Une fois de plus, le Fig’ mélange les genres et fais une bouillie indigeste.

Je ne défends pas les FARC aprce que leurs actes sont horribles. Je ne suis pas un gourou de Chavez.

Mais force est de constater que d’une part on oublie pourquoi il y a des FARC ( résistance à l’expropriation par les grands propriétaires terriens dans les années 50 ), on oublie que pendant 30 ans l’Amérique Latine a été au maind e dictateurs, alliés des Etats-Unis.

On oublie aussi toute la politique sociale de Chavez qui s’il vit sur le pétrole ne le fais aps au dépend de sa popualtion, au contraire. remarquez la pirouette qui nous fais passer le socialisme de chavez pour celui des FARC.

On oublie que l’extrême gauche italienne agissait face à des groupes néo-fascistes ou contre les abus des grans capitalistes des années 80. Biens ^pur, ils sont entièrement condamnables sur leurs actions, mais leurs idées, elles, oui, elles restent.

Je n’enr ajouterais pas sur le pathos utilisé et sur le silmulacre bétancourien. c’est une femme exemplaire, qui mérite tout soutien. Mais arrêtons de nous mettre des oeillères : c’est l’outils le plus précieux pour les FARC pour exister. Si Ingrid est libérée, c’est al fin des FARC et ce sera dans un baind e sang. Sauf qu’il reste derrière 30000 otages détenus par la guerillas. Mais eux on les oublie pas mal.

Quand aux manifestations anti FAC pourquoi ne parlent – elles jamais des paramilitaires, véritables armées organisées, en lien avec l’armée régulière, qui font aussi du trafic de drogue, et qui statistiquement ( bien qu’iol est difficile de staticiser l’horreur) tuent plus que les FARC.

Ni les FARC; ni les paramilitaires,

ni diktat ultra-marxiste, ni mainmise de washington.

Libertad para Columbia.

et merci au Figaro de s’auto-caricaturer ainsi à longueur de journée :)

9 avril 2008 - Posté par rastanarko | échos des papiers désorientés | , , , , , , , , , , , | Un commentaire

Un commentaire »

  1. -”La pensée molle épargne les salauds” après Jean Paul Sartre, traiter ses adversaires de salauds n’est que de la redite, et pourtant il était gôôchiste, Jean Paul. Comme quoi…

    -Eh bien oui, Uribe est responsable de la non-libération des otages, et Dieu merci, il les considère comme secondaire. Il est tout fait clairvoyant le bougre. La dernière fois qu’ils avaient eu leur zone démilitarisée les cocos, faut voir le bordel que c’avait été, pitin alors ! Et on recommencerait ? Eh oh, faudrait voir à pas prendre le parti de la U pour une délégation UMP !

    -Conclusion, la lecture du Figaro est aussi insupportable que l’audition d’un discours de Chavez.
    Posez vous la question tout de même, à savoir comment de bonnes idées peuvent engendrer de telles atrocités, si ce n’est parce qu’elles font cap sur Utopie. Lisez, au lieu du Figaro, Soljénitsyne et Dostoïevsky, il y a plus à apprendre sur la situation colombienne que dans les journaux.

    Commentaire par La voix dans le desert | 10 avril 2008 | Répondre


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