Pascal lamy.
Directeur de l’Organisation mondiale du commerce : membre du Parti Socialiste.
Dominique Strauss – Khan : directeur général du Fond Monétaire International. : membre du Parti Socialiste.
Il y a des jours où je me demande si les ultralibéraux sont bien à l’UMP …
et si Pascal lamy est un con, un imbécile ou un abruti, car … comme le note notre camarade De vivelefeu, blog de Bakchich.
” Si tu n’es pas (encore) complètement certain(e) que le capitalisme fait la joie des familles à Bamako et à Porto, à Caracas et à Doha, du nord au sud et d’ouest en est ?
Si Davos n’est pas le pôle vers où se tourne ta piété ?
Si tu ne psalmodies pas cent fois par jour le saint mantra qui dit que l’Homme naît ultralibéral, et que juste après il commence à aimer Jacques Marseille ?
Alors, ami(e) : tu es (un peu) raciste.
C’est pas moi qui le dis, hein ?
Tu penses bien que ça me ferait un peu ch*** de te balancer au matin une si cruelle connerie.
C’est Pascal Lamy, “le patron de l’OMC”.
Le “socialiste” qu’aime, pour sa modernité, l’apparatchik de la rue de Solférino.
Dans Libé, ce matin, il pose posément que “le capitalisme”, c’est vrai, connaît parfois des “crises”, mais qu’”il est” toujours “parvenu à trouver en lui les réponses à ces crises” – et que, d’ailleurs, nonobstant la pleurnicherie de l’émeutier de la faim moyen : “Il n’y a pas d’autre système qui ait pu passer l’épreuve de la réalité”.
Déjà, tu reconnaîtras : c’est beau.
Mais la suite est plus belle encore, où Pascal Lamy suggère, sans trop d’excès de trop de pudeur(s), que le capitalisme, parmi bien des bienfaits, aurait pu nous éviter la Seconde guerre mondiale (aux temps où la fine fleur du capitalisme commerçait d’abondance avec monsieur Hitler, excellent client au demeurant, toujours un mot gentil, car, ainsi que tu sais, pour le merveilleux système qui sait “trouver en lui les réponses (aux) crises”, l’argent n’a pas d’odeur, même quand il pue très fort l’envie d’exterminer : cela fit je crois l’objet, il y a trente ans, à Santiago, d’une aimable dispute entre Milton Friedman et Augusto Pinochet).
Pascal Lamy, dont la valeur comme historien m’avait, suis-je distrait, quelque peu échappé, considère, ainsi, que c’est, “dans les années 30, l’effet domino de pratiques protectionnistes, consécutif à la crise financière, et mêlé à la xénophobie”, qui a, “parmi d’autres causes, conduit à la guerre mondiale”.
(Le Reich avait ceci de pénible, “parmi d’autres” défauts, qu’il se montrait inconsidérément protectionniste – sauf dans ses relations, il va de soi, pleines de beaucoup de chaleur, avec l’excellent monsieur Ford.)
Entrevois-tu ce que cherche à te dire Pascal Lamy ?
Pascal Lamy cherche à te dire, et l’annonce d’ailleurs haut et clair, qu’”il y a une dose de xénophobie dans le protectionnisme”.
(Et Libé trouve ça tellement beau, que Libé en fait la titraille aguicheuse de la double page où Libé sert une soupe de langue épaisse au boss de l’OMC.)
Pascal Lamy affirme : “Je ne connais aucun protectionnisme qui ne porte une dose de xénophobie et de nationalisme”.
Dès lors, tu l’as compris : le protectionnisme est en nos temps, et dans l’esprit de Pascal Lamy, quelque chose comme une résurgence hitlérique.”
Et dire que le théoricien de cette puanteur dictatoriale sécuritariste et liberticide qu’on appelle le néo-liébralisme , j’ai nommé Mr. Friedrich August von Hayek, nous expliquait dans son bouquin La route de la servitude, que tout protectionnisme conduit innexorablement à un régime totalitaire et que le marché c’est la liberté.
Et bien sur vive la liberté “socialiste”.