Après le 29 …
Une petite analyse toute tiede d’un militant chopée sur le site A l’encontre qui je l’avoue cadre bien avec mon sentiment actuel :
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C’est possible:
la crise c’est eux, la solution c’est nous !Militant
Suite au mouvement de grève du jeudi 29 janvier 2009 en France, nous allons mettre à disposition de nos lectrices et lecteurs diverses contributions de forces politiques, de collectifs, de forces syndicales, afin de tenter de réunir l’analyse la plus complète de diverses forces engagées dans ce «vaste mouvement social» et politique. Nous publions ici une contribution du bulletin Militant (Réd.)
29 janvier 2009. Ce jour là, la France a été en grève générale contre Sarkozy. Ce n’était pas à cela qu’appelait l’ensemble des directions syndicales nationales, mais c’est cela qui s’est produit.
Deux millions et demi de manifestants, un beaucoup plus grand nombre de grévistes. Personne ne dira ce nombre de grévistes. Des centaines d’entreprises ont débrayé, y compris des toutes petites. En outre combien de gens «empêchés» par la grève des transports n’étaient-ils pas satisfaits de l’être ? Les masses venues des usines de l’automobile et de la métallurgie où les patrons cherchent pratiquement à arrêter la production, et donc les salaires, ont drainé des dizaines, des centaines, de travailleurs d’entreprises sous-traitantes plus petites. Dans les boites où faire la grève tout seul n’est pas possible ou guère envisageable à cause du chômage technique et des menaces sur l’emploi, il a par contre été possible d’y aller ensemble, tous ensemble. Dans des centaines de lycées, collèges et administrations publiques, il n’était pas possible de connaître le nombre de grévistes car les personnels administratifs donnant habituellement ces chiffres étaient … en grève (cela donne toute la crédibilité des chiffres ridicules et provocateurs communiqués par les ministres concernés !). Grève générale à la Guadeloupe depuis plusieurs jours. 300′000 à Marseille. Dans une petite ville de province, les assistantes maternelles, les nounous, travailleuses isolées chez elles, arrivent en corps constitué, sous leur banderole. A St-Nazaire, cité historique de combats de la classe ouvrière, le port et les docks sont à l’arrêt total, la manifestation et les détachements armés de l’appareil d’État s’affrontent, un manifestant est grièvement blessé. Front unique de tous les partis de gauche du PS à LO le long de la manif parisienne. A Clermont-Ferrand, 60.000 manifestants, la plus grande manifestation de l’histoire de la ville, plus qu’en 2003, plus qu’en 95, plus qu’en 68.
La démonstration est faite: la société est disponible pour se défendre. Ce n’est pas «l’angoisse», le «désarroi», comme le disent journaleux et sociologues. C’est le refus d’un système qui nie tout avenir aux jeunes, aux enfants, menaçant même la planète. Et c’est la centralisation contre le représentant de ce système, le chef de l’État qui est là pour le maintenir quel qu’en soit le prix pour la nature et la société: le président de la République – la prétendue république, la Cinquième. A l’Opéra, où est arrivée la manifestation parisienne, ou plutôt une partie seulement de la manifestation parisienne puisque des milliers d’autres n’ont pas pu bouger ou presque, ils étaient des centaines de milliers à scander à la tombée de la nuit: «Sarko démission». Un mot d’ordre qu’aucune tribune, aucun méga de grandes organisations n’avait lancé, mais qui était là, s’imposant, à partir de milliers de poitrines.
A partir de ce jour, les luttes sociales vont s’intensifier car ce rassemblement comme classe des salariés, actifs, chômeurs, retraités et jeunes en formation, a donné force et confiance à tous. Des universités aux usines de la métallurgie, la question du «départ en grève», sous des formes différenciées mais au fond unifiées, se pose. Car aujourd’hui, ce ne sont pas des grèves dispersées qui ont eu lieu, mais c’était LA grève: le rassemblement, éminemment politique, de la classe des salariés contre le patronat etson État. C’était là le contenu réel, éprouvé par les millions qui l’ont réalisé, de ce qui s’est passé.
Ce ne sera sans doute pas le contenu qui sera donné par des directions syndicales nationales qui ont appelé à cette journée parce qu’elles ont estimé ne plus avoir le choix de s’y soustraire. La campagne d’affolement des médias sur le thème «la révolution va commencer le 29 janvier, ce sera la grève générale, l’apocalypse ! « a naturellement permis de nous expliquer que «le blocage dans les transports n’était pas aussi fort que prévu». Il n’empêche que la classe ouvrière a remporté aujourd’hui une victoire politique: la grève a été celle de millions dans les entreprises qui, selon le discours dominant, sont censées ne pas pouvoir ou ne pas vouloir faire grève, et la masse du monde du travail a éprouvé sa force. Alors, Sarkozy et les dirigeants syndicaux nationaux vont nous faire un «Grenelle» ou quelque chose de ce genre en février ? Ils auront le plus grand mal à imposer leur tempo et leur rythme à un mouvement qui est engagé.
Le mouvement est engagé: les premières batailles perdues contre Sarkozy des cheminots et des étudiants, les centaines de grève pour les salaires du printemps dernier, les nouvelles grèves, moins nombreuses mais plus âpres, de l’automne contre les conséquences de «la crise», y compris les journées d’action boudées par la masse des travailleurs en mai et juin (au moment de la grande vague de signatures d’accords de «dialogue social”), et dernièrement l’important mouvement lycéen qui a arraché le «report» de la réforme du lycée, ces expériences se sont groupées et ont abouti à ce que la masse de la classe ouvrière se saisisse de cette journée. Comme le dit cette position adoptée par une centaine d’enseignants réunis en assemblée générale (en présence d’hospitaliers, de travailleurs des impôts et d’agriculteurs) à Moulins: «Aux directions nationales de la CGT, FO, CFDT, FSU, UNSA, Solidaires, CFTC, CGC: si vous appelez à la grève générale maintenant et à se regrouper tous contre Sarkozy, cela marcherait. ll en est de votre responsabilité.»
Mais ils ne le font pas.
Alors, reconduire ? On ne reconduit pas sans perspective d’ensemble, c’est pourquoi il n’y a pas de reconduction généralisée de la grève -même s’il faut être attentifs aux démarrages locaux de grèves qui peuvent avoir lieu.
Aller vers une deuxième édition ? Certains responsables syndicaux le disent: «on est prêts à recommencer». Peut-être, mais la question est de gagner, pas de recommencer périodiquement. Les prochains jours vont-ils être marqués par une montée générale de la grève, ou est-ce que LA grève de ce jour va susciter, tel un razde-marée se subdivisant en mille et un filets, des dizaines, des centaines de petits ruisseaux, de grèves dans tous les secteurs, qui après un délai -sans doute pas très long-vont à nouveau chercher à se rassembler ? Quel autre processus, quelle combinaison ? Au soir du 29, on ne le sait pas, on le verra sans doute assez vite.
Ce que nous pouvons dire, c’est que le «dialogue social», le soi-disant syndicalisme d’entreprise et les rencontres au sommet pour «voir ensemble comment mettre en œuvre les réformes pour faire face à la crise» – ce type de sommet auquel appelait, notons-le, François Hollande la veille de la grève, sans doute pour court-circuiter la tendance nouvelle du PS à se présenter comme opposition frontale à Sarkozy – n’est pas la voie que veulent les travailleurs et qu’ils ne la soutiendront pas. Lorsqu’ils étaient appelés à manifester sous l’égide du dialogue social, en juin dernier, ils ne venaient plus.
Ce que nous pouvons dire, c’est qu’il faut aller vers l’organisation des travailleurs par eux-mêmes et la centralisation de leur combat contre le pouvoir.
Organisation: assemblées générales dans les entreprises, dans les établissements, élections de délégués et coordination de ceux-ci, avec les organisations syndicales dont le rôle et la place ne doit pas être de s’opposer à cette organisation, mais de l’impulser en y tenant toute leur place.
Centralisation: car pour vaincre le chômage technique et les licenciements, on ne peut pas rester seuls, isolés boite par boite, c’est tous ensemble et seulement tous ensemble que c’est possible, en réquisitionnant si nécessaire le parc industriel et logistique, c’est-à-dire le capital sous sa forme de moyens de production, comme gage contre la liquidation de la production par les patrons. Centralisation, donc, comme toute la journée du 29 janvier l’a montré, contre le chef du conseil d’administration collectif du patronat français, des banquiers et des spéculateurs: Nicolas Sarkozy.
(31 janvier 2009)
29 janvier : Ceux qui auraient voulu faire grève
Tract écrit et diffusé en 2007 lors des grèves de cheminots et du mouvement dit anti-LRU mais réutilisable jusqu’à la fin du capitalisme.On aimerait faire Grève
mercredi 28 janvier 2009
On aimerait faire grève, mais ce n’est pas toujours possible.
Nous sommes les travailleurs, les chômeurs, hommes, femmes, jeunes, plus âgés, exploités, nous sommes parmi les 5 millions de travailleurs non qualifiés, aux salaires minimum, pour certains enchaînant les cdd, les vacations, alternés par des périodes de chômage. Nous sommes les millions de travailleurs plus qualifiés dont le salaire suffit à peine à vivre. _ Alors on aimerait faire grève, parfois on peut mais c’est difficile, le code du travail n’est pas fait pour nous, les patrons, leur DRH, leurs cadres et managers ont toutes les facilités pour nous licencier.
Ils nous tiennent par le salaire, la peur !
Parfois on se bat, on se regroupe, et collectivement, tous ensemble on limite la casse !
On aimerait faire grève, d’autant plus que nous faisons tourner les boites, les entreprises, on pense d’ailleurs les faire tourner pour nous, pour nos besoins, l’avenir nous le dira !
Nous savons, nous avons le Savoir, la connaissance de nos métiers, d’ailleurs leurs projets ne fonctionneraient pas sans notre savoir, ce que l’on a appris dans le boulot, on corrige leurs erreurs, on règle leurs machines, on s’adapte. On fera tourner les usines, les lieux de travail pour nous, on en fermera certaines, celles qui fabriquent des choses qui nous seront inutiles, alors on aura plus de temps pour rêver, créer.
On construit aussi de superbes maisons, des apparts de standing en résidence qui ne sont pas pour nous, que l’on n’habite pas, alors on les prendra un jour quand nous serons plus forts, il y en aura pour tous car aujourd’hui plus de 3 millions d’entre nous ne sont pas ou mal logés.
On aimerait faire grève pour pouvoir vieillir à l’abri du besoin, nous soigner et vieillir dignement. C’est pour bientôt.On aimerait faire grève pour avoir tous accès à la santé, aujourd’hui on évite d’aller voir le médecin et le dentiste, c’est cher et mal remboursé, alors la sécu ce n’est pas si égalitaire que cela. On fera grève pour ensuite mettre en place la santé pour tous.
On aimerait faire grève pour casser les chefs, les mettre dehors tout en acceptant ceux et celles qui voudront construire leur vie avec nous.
On aimerait faire grève, parfois on la fait, à notre manière, on ralentit le boulot, on applique à la lettre les consignes (ce qui ralentit la cadence), on s’absente, on gueule, on sabote…on discute, on se laisse pas faire par les petits chefs, les managers, les patrons ou les collègues vendus.
On aimerait faire grève pour accueillir ceux et celles qui viennent d’ailleurs, d’autres endroits sur terre. Eux aussi ils nous rejoindront, on partagera… !
On aimerait faire grève, on fera grève même si nous sommes une minorité, on se battra et les autres nous rejoindront !Pas besoin d’être majoritaires pour être légitimes, la démocratie n’est pas pour nous. Nous sommes pour la liberté de vivre notre vie, de l’organiser. Certaines majorité ont par le passé amenées le fascisme.
On fera grève pour ne plus être exploités, pour que notre travail profite à tous.
On fera grève pour obtenir la liberté de nous organiser comme nous le voulons, sans maître !
C’est pour maintenant !
Que ceux qui étaient en grève hier, le sont aujourd‘hui et le seront demain sache que nous sommes avec eux !
Vive la solidarité, Vive l’anarchie !
Des précaires
29 janvier : le point de vue des autonomes
Comme je l’ai déjà dis, je ne suis aps en accord avec ces idées, mais je souhaite quand même les propager car elle permettent toujours de réfléchir un peu :
Toujours sur Indymedia Toulouse donc
Ne Pas Avaler …
… n’importe quoi, et notamment toutes ces machines !
« Ces gens sont si fiers, si confiants, si joyeux. Parce qu’ils sont maîtres de la rue, ils s’imaginent qu’ils sont maîtres du monde. En réalité, ils se trompent bel et bien. Il y a déjà derrière eux les secrétaires, les permanents, les politiciens, et tous ces sultans des temps modernes auxquels ils fraient la voie qui mène au pouvoir… » (Kafka)
On se retrouve donc en grève. Pour nous battre contre quoi ? Pour quoi faire ? Obtenir une amélioration de nos conditions d’asservissement, en échange de notre conformation aux exigences d’une société absurde ? Pour quelques minutes hebdomadaires, quelques euros de plus, afin de regarder sur des machines à écran plat les chars écraser les enfants à Gaza, et les rugbymen australiens aplatir notre paquet d’avants ?
Car la machine électorale, elle aussi, a redémarré. Elle nous dit, à l’encre noire, et même en rouge, qu’il faut que « les patrons paient la crise », qu’il faut « sauver les emplois », « relancer la machine » économique, et refuser « la casse de l’école publique ».
Dire que les patrons doivent payer la crise, c’est aussi accepter d’avoir des patrons, accepter la violence des entreprises, les rythmes éreintants, les productions inutiles, les chefs harceleurs. C’est accepter l’ordre marchand. Devant cela, Sarko, les banquiers, les patrons et leurs machines doivent se payer… une bonne tranche de rire.
Défendre l’emploi : mais quels emplois ? Ceux où l’on fait n’importe quoi, sans pouvoir se poser de questions, ce n’importe quoi qui empoisonne les sols, l’eau et l’air (industrie chimique, automobile, aéronautique, agriculture raisonnée), menace tout ce qui vit (armement, nucléaire, nanotechnologies), nous enferme et nous prépare des lendemains d’automates pucés et programmés, au nom bien sûr du Progrès, de la Santé et de la Sécurité, voire de l’Union sacrée pour le sauvetage de la planète ( biotechnologies, informatique, vidéosurveillance, RFID) ?
Défendre l’école publique, c’est défendre l’une des institutions les plus efficaces de l’Etat capitaliste : créée pour préparer les masses à la dictature industrielle, pousser à la revanche contre le boche et glorifier l’exploitation coloniale, l’école de la république a d’abord détruit les langues et cultures régionales, porteuses, selon elle, de l’ignorance crasse, de l’archaïsme le plus infâme et… d’une insupportable tendance à l’autonomie locale. Elle a répandu, comme la vérole sur le bas clergé, ses mythes et mensonges sur l’histoire de nos pays. Elle a fait régner l’esprit de soumission devant le maître, le contremaître, l’ingénieur, le savant, le patron, le banquier, le maire, le président. Elle instaure la compétition entre les enfants, les note, évalue, contrôle, fiche (avec ou sans « base-élève, l’école de l’Etat est la plus active des polices). Elle reproduit une « élite », grande ou petite, de l’ENA et Polytechnique à la simple école « d’ingénieurs » ou « supérieure de commerce ». Et cette « élite » mène parfaitement la barque, pour le compte des industriels et des actionnaires : droit dans le mur, ou dans l’iceberg, si on veut bien se souvenir que grâce à eux la planète va nous faire bouillir. En même temps, elle consacre l’échec, la casse des cancres, occitans, bretons ou maghrébins, des enfants rebelles pour qui la dignité et le rêve valent plus que la peur du maître, de tous les insoumis de la science et de l’orthographe. Certes, des enseignants et autres employés du système s’efforcent de remettre en cause, du moins en partie, cette inféodation de l’institution scolaire au capital et à la machine. Mais avec quels résultats ?
Quelque part (au Chiapas et ailleurs), les derniers Mohicans luttent sur leur bout de terre, si belle qu’ils ne veulent pas la lâcher. Ils et elles (re)construisent des modes de vie qui leur sont chers, un habitat, des champs, leurs écoles et systèmes de santé, leur pratique de la justice, de la démocratie, du travail communautaire, des échanges équitables sans label, le partage gratuit des connaissances et le refus de la division du travail, la coordination et l’autogouvernement…
Ici aussi (et ailleurs) de nouveaux Mohicans (peut-être Basques, Catalans, Parisiens ou Berbères, sur ces terres occitanes) se rencontrent, réfléchissent, préparent de nouvelles résistances, en dehors de l’Etat et du dialogue social, de la légalité et la « défense des services publics ». Ils refusent la propriété privée et l’aliénation galopante au service de la machine, ils font des jardins collectifs et envisagent l’autonomie pour la production des aliments, des habits, des maisons et des moyens de déplacement. Ils parlent de cesser de déléguer tout ce qui nous importe : la solidarité sociale, l’éducation des enfants et la transmission des savoirs, l’entretien de notre santé, le renouvellement jour après jour de l’immense et impérieux plaisir de vivre.
Déserter le système capitaliste, le boycotter, le saboter, inventer autre chose, n’est ni facile, ni impensable. On peut en tout cas essayer. Pour cela, il va falloir se parler, construire par nous-mêmes, mettre nos coeurs à l’ouvrage. Ce sera plus dur, mais bien plus exaltant, que de refaire 30 ans après, avec le NPA, le coup du programme commun de la gauche !
29 janvier : celui dont lémédias ne parleront pas
Trouvé sur : Indymedia Toulouse
Un blessé a paris rien sur les media – témoignage
BAVURE POLICIERE INADMISSIBLE
Un jeune homme a été grievement blessé par un crs vers 21h15 sur le boulevard reliant la place de l’opéra à république.
Ce jeune homme était en face de 5 crs qui empêchaient les gens de passer, il a provoqué verbalement le crs qui s’est soudainement emporté et à frappé le manifestant à la carotide avec sa matraque. Celui-ci semble avoir perdu connaissance immédiatement car il s’est écroulé par terre tête la première, sa tête a violemment heurté le bitume entraînant une hémorragie.
Le crs a rapidement reculé pour aller se fondre dans la masse des crs présents, son regard était apeuré, je pense que personne n’a pu le prendre en photo.
Les pompiers ont pris le jeune en charge immédiatement suite aux appels des manifestants, ils ont mis plusieurs minutes à le mettre sur la civière, il semblait grièvement blessé et avoir perdu connaissance.
Il s’agit d’une bavure inacceptable, j’ai carrément cru que le jeune homme était mort tellement le choc a été violent.
On ne parle presque pas de lui aujourd’hui, cela m’inquiète j’aimerais avoir de ces nouvelles, nous étions un groupe d’une dizaine de personnes autour de lui, quelqu’un a t’il des nouvelles ? Encore une bavure, la Grèce n’est pas si loin de chez nous…
De diverses sources rapportent que ces manifestants n’avaient rien d’autonome ou de black block, ni de casseurs mais plutôt de jeuens faisant leur “bapteme de fin de manif”
Autres témoignages et vidéos sur : Rue 89 : Voiture brûlée, matraquages : fin de cortège tendue à Paris
Le service minimum du blog
En bref : c’est une véritable et belle et grande réussite

Avant la prise d’otage …
Vous allez voir venir pendant 2 ou 3 jours des gens venir vous parler de cette journée du 29.
Ce sont les journalistes, qui évoqueront cette journée noire, la galère, etc … d’autres parleront de prise d’otage…
ce sont les politologues, les Roland Cayrol, Dominique Reynier, Christophe Barbier, etc … qui viendront expliquer pourquoi il y a grève selon eux, pourquoi le parlement c’est bien, pourquoi la réforme c’est nécessaire et que la rue c’est un régulateur du système. Qui vont oser consacre 3/4 de l’émission à Sarkozy ou aux socialistes quand c’est dans la rue que va s’exprimer l’opposition réelle de ce pays.
Ce sont les politiques qui vont tous essayer de récupérer cette journée de mécontentement. Que ce sont eux qui incarnent l’opposition et qui vont se faire huer voire plus si non-affinité, quand ils seront en manif et qui se rendront compte qu’ils n’existent plus. Ou d’autres politiques qui vous aprleront du service minimum ou de l’abus de grève en France. Parce que selon eux la grève c’est pas censé gêner les usagers (leurs réformes), pas censé se voir. Qui eux n’iront pas dans la rue.
Mais quoi qu’il en soit, ne vous laissez pas voler la grève.
Ce sont les syndicats interprofessionnels qui l’ont appelés. ce sont les travailleurs, précaires, étudiants, lycéens, qui seront dans la rue.
La bataille ne se jouera pas dans une Assemblée où 90% des lois du gouvernement passent et quand elles ne passent pas c’est parce que l’UMP est divisé. Ce ne sera pas ce PArlement qui va voter joyeusement le traité de Lisbonne, refusé par les français.
La bataille ne se jouera pas dans les médias, qui couvriront de leur regard de journaliste cette mobilisation, en se fiant à la voix de leur maitre.
C’est dans le rue que ça se passe, jeudi c’est la rue qui gouvernera le pays. car
jeudi c’est GREVE GENERALE

La révolution pour les nuls
Pour savoir tout ce que n’est pas la révolution, contre-écoutez ce jeunes “révolutionnaire” :
Les précaires sont des parasites
« La vie, l’amour, la santé sont précaires, pourquoi pas le travail ? »L/ Parisot
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Parce qu’à cause d’eux on paye des impots qui ne nous vont meme pas dans la poche
Parce qu’à cause d’eux, on est obligé de faire al charité pour avoir ‘lair class au club smug-gym-tonic-mamie-nova
Il faut de débarasser des précaires, sangsues de notre belle société (riche).
Et de la même manière des syndicalistes, qui font obstruction à toute modernisation sociale, et qui OSENT mettre des femmes, ces etres reproducteurs, à des fonctions de pouvoir où elles n’assument meme pas de financer les partis politiques.
Au Medef, une conseillère très bien payée…

Les honoraires annuels versés par le Medef à Rosine Lapresle, conseillère personnelle de Laurence Parisot, s’élèveraient à quelques 300.000 euros annuels. Une somme coquette pour un travail à mi-temps…
Selon nos informations, les honoraires annuels versés par le Medef à Rosine Lapresle, conseillère personnelle de Laurence Parisot, présidente du l’organisation patronale, s’élèvent à 300.000 euros TTC.
La somme est coquette pour un travail à mi-temps. Elle correspond, ramenée à un temps plein, au double des salaires les plus élevés du Medef (le poste de président étant bénévole). Interrogée par l’Express, Rosine Lapresle répond que ce qu’elle perçoit « est au minimum inférieur de 19,6 % en raison de la TVA ».
Au sein de l’institution patronale, le sujet est tabou. Dans son livre Enquête sur le patronat le journaliste Guillaume Delacroix raconte que Christian Baffy, alors trésorier du Medef, avait jugé « de son devoir d’obtenir des éclaircissements sur le rôle véritable de Rosine Lapresle [...] au Medef ».
Il écrit également que l’une des raisons du licenciement de Jacques Creyssel, directeur général, en juillet 2008, tient à la question des honoraires de la conseillère.
Visiblement, celle-ci a toujours su négocier ses tarifs. A la fin des années 1980, elle intervient comme graphologue auprès de la Banque internationale de placement et facture ses demi-journées de travail à un prix haut de gamme. Ce budget suscite des réactions et des discussions au sein de la banque. Le nombre de demi-journées sera finalement réduit, mais pas leur montant unitaire.”
L’ENTREPRISE C’EST LA VIE. SAUVONS LA : TUONS LES PATRONS
Jeudi c’est grève générale
Mas comme à son habitude l’OUtre Atlantique est en avance sur nous
Outre Atlantique, je aprle bien sur des colonies domtomisées : en Guadeloupe par exemple :
“Grève générale en Guadeloupe “contre la vie chère”
LE MONDE | 24.01.09 | 14h16 • Mis à jour le 24.01.09 | 14h46
Depuis mardi 20 janvier, la Guadeloupe vit au rythme d’une grève générale initiée par un collectif d’une cinquantaine d’organisations syndicales, politiques et culturelles qui, au nom de la lutte “contre la vie chère”, a établi un programme de 120 revendications.
Les 115 stations-service de l’île sont fermées. Des écoles, magasins et centres commerciaux sont fermés. Des services publics ne sont plus assurés, du ramassage des ordures aux transports routiers de voyageurs. Des délestages privent d’électricité, deux heures durant, des tranches de 20 000 abonnés non prévenus. Des coupures d’eau sont engendrées, selon la Générale des eaux, par “des actes de malveillance perpétrés sur le réseau”.
Le cahier de revendications du “Lyannaj kont pwofitasyon” (Collectif contre l’exploitation outrancière) réclame notamment “un relèvement immédiat et conséquent d’au moins 200 euros des bas salaires, des retraites et des minima sociaux”, celui du smic et “des salaires du secteur privé, des traitements de la fonction publique, du minimum vieillesse, des minima sociaux”, “un salaire minimum guadeloupéen calculé sur le coût réel de la vie en Guadeloupe”, une “baisse significative de toutes les taxes et marges sur les produits de première nécessité et les transports” et “des taux de la taxe sur les carburants”, la “suppression de la taxation des produits locaux”, le “gel des loyers pour une période indéterminée”, “l’arrêt des saisies immobilières des propriétés des guadeloupéens et la restitution des biens”.”
A notre regretté Etat de droit
on en est donc aujourd’hui là :
- négation de la présomption d’innocence dans le cadre de la présomption de terrorisme, y compris pour les présumés sympathisants.
- négation de la liberté de la presse quand des policiers confisquent des banques vidéos d’un cameraman en manif
- négation de la liberté d’expression en perpetuant le délit d’outrage avec le “casse toi pov’ con”
- négation du droit de manifestation en condamnant une association d’aide aux mal-logés à payer une amende pour obstruction sur voie publique.
- négation du droit des femmes par le forcing pour une ministre qui vient d’accoucher de reprendre le travail pour se faire bien voir du patron.
- négation de la justice sociale en finançant des banques “en faillite” qui se permettent de distribuer des dividendes exceptionnels aux actionnaires.
- négation de la liberté de circulation avec les contrôles d’identité inopinés sur tout citoyen de “couleur”
- négation des droits de l’Homme dans le traitement des sans-papiers à leur arrestation ou dans les centres de rétention
- négation des droits des peuples à disposer d’eux-mêmes en ayant un Etat français qui continue à soutenir Israel et qui reste le premier marchand d’arme à l’Etat hébreu.
- négation de la liberté syndicale ens ‘en prenant à une organisation de salariés qui fait grève contre le démantellement de la SNCF.
Et voila ce qui nous attend :
- mort de tout service public.
- fin de toute recherche non rentable.
- instauration de milice d’Etat anti-abstention scolaire
- privatisation de l’université, de la maternelle, puis du lycée et du collège.
- groupes de rapprochement citoyen / police dans une meilleure compréhensioon du dogme sécuritaire.
…
Et franchement, on voudrait me faire croire qu’on est encore en démocratie ?
Et on voudrait me faire croire que le totalitarisme ne peut plus jamais arriver dans nos Etats de droit ? alors …
TOUS DANS LA RUE LE 29 JANVIER
