Bulle de Liberté d’un …

Altermondialiste Archaïque pour une Alternative Humaniste

Ya un blog qu’est tout noir : HADOPI !

Je vous en parlait déjà il y a quelques temps : HADOPI : la liberté sur internet en danger.

La voici qui revient et va être examiné à l’Assemblée Nationale dans les jours prochains.

Relayez cet appel sur vos blogs, sites etc !

HADOPI - Le Net en France : black-out

28 février 2009 Posté par rastanarko | Cracher dans le potage | , , , , | 2 commentaires

Il y a des jours comme ça …

On l’on se prend à avoir des déviances anti-démocratiques …

ceci est un coup de gueule, merci de tenir compte de l’état de fatigue, à côtoyer des bureaucrates qui pensent à leur intérêt personnel et celui de leur organisation avant celui des étudiants … et qui négocient des lois, récupèrent les mouvements étudiants lancés par d’autres et les foutent en l’air quand leur petit intérêt syndical, à savoir gagner des miettes, est satisfait. enfin vous voyez qui je veux dire :

Je veux dire, le PS, le PCF et les Verts sont des partis en état de mort intellectuelle, mais ils trouvent encore le moyen d’avoir des idées .. enfin une idée

ORGANISER UNE CONSULTATION DES DIFFERENTS ACTEURS DU SECTEUR UNIVERSITAIRE ( étudiants, chercheurs, enseignants-chercheurs, personnels)

Alors juste c’est bien gentil

Mais en ce qui concerne les étudiants, il y a UN syndicat, l’UNEF qui se dit représentatif et qui dit représenter le mouvement puisque bien évidemment ils viennent dans les comité de mobilisation dénaturer la nature politique des tracts pour ensuite ne pas les distribuer et de leur faire leur propre, qu’ils estiment “touche mieux les étudiants qu’un tract d’un comité de lutte de quelques radicaux”

La grande différente étant que l’UNEF, meme s’ils votent contre la LRU en AG sont en fait pour, enfin pas contre, enfin c’est pas aussi simple.
L’UNEF dont l’ex président, Bruno Julliard, est devenu un numéro sur les listes Delanoe à Paris, toute collusion d’intérêt serait purement fortuite …

cette UNEF là qui a trahit en 2006, 2008 et trahira en 2009 parce que c’est inscrit dans leur fonctionnement et dans leurs statuts … cette UNEF là sera le partenaire exprimant la voix des étudiants : traduction : l’UNEF porte la voix des étudiants, la preuve ils font des cartes d’adhérent et tirent des tracts en couleur du coup  …

Cette UNEF démocratiquement élue au CNESER, conseil “représentatif” des syndicats étudiants où la liste FSE-Sud n’a pas obtenu de siège à deux voix près parce que des magouilles locales ont permis de “perdre” une vingtaine de bulletins de votes, quand ceux-ci arrivaient. mais on a perdu démocratiquement évidemment.

Alors forcément quand on voit ça, et la PSEUDO démocratie universitaire, c’est vrai qu’on a des envie de violence, d’aller contre l’avis général.

Quand une bande de couilles molles qui nous servent de profs se disent en grève mais oint faire cours parce que ça pénaliserait les étudiants,

Il m’arrive de penser à frapper des gens, à imposer ma voix en AG, à aller contre la volonté démocratie molle majoritaire qui ne fait RIEN contre le système qui la détruit.

Je ne le ferais pas, je n’en ai pas la capacité, le courage … mais bon dieu de merde, les mouvements étudiants n’existeraient pas sans les organisations d’extrême gauche qui les lancent, qui les structurent et leur donne la liberté d’agir, détachée de l’influence nauséabonde de l’Union Démocratique des Étudiants de France.

sans parler des autres syndicats étudiants, NON PARDON pas syndicat, on dit organisation APOLITIQUE : telle la Confédération étudiante, fédération d’étudiant cons, ou la FAGE, ou même l’UNI : connards de petites merdes qui croient encore à la France aux français, qui nous placarde dans nos facs qu’être étudiant ce ne pas une couleur de peau, c’est un état d’esprit” … ou pire encore PDE : les fistons dégénérés du GUD, qui tabassaient du gaucho dans les années 80.

Non vraiment, indiscutablement, le reste et resterais dans un syndicat de lutte, tel la FSE ou SUD-étudiant s’il y a fusion.

Parce que défendre les étudiants et parmi eux les plus pauvres, les prolétaires, les fils d’ouvrier, qui deviendront ouvrier plus directement mais juste après 5 années d’études dans l’université des savoirs, une fac critique, publique et populaire

pardon je veux la future fac d’élite, soumise à la pensée dominante, bientôt privée …. dont l’UNEF qui la combat apparemment, est en fait complice.

Parce que le rôle de connards de droite c’est evidemmentde défendre l’élite.

Mais celui d’une prétendue gauche c’est de faire croire qu’il défend l’intérêt du peuple …

Alors, Merci qui ???

27 février 2009 Posté par rastanarko | Mobilisation université 2009 | , , , , | Un commentaire

Les bons côtés de la néocolonisation

Il est vrai, de nos jours, seules quelques personnes conservent encore cette haute conscience esclavagiste qui fit la fierté de la France au XIXe siècle.

Alain Huygues-Despointes, entrepreneur béké (blanc créole) en Martinique est l’un deux, il a récemment affirmé « vouloir préserver sa race » sur l’île.

Au delà de cette caste de descendant d’esclavagistes, qui sévit en Martinique, on trouve les plus beaux exemplaires des plaies ultra-capitalistes en Guadeloupe.

celui-ci a fini aux urgences après les coups reçus

En effet dans ce “pays” (notez bien, la Guadeloupe est un pays quand il s’agit d’un mouvement de grève

générale et un département français quand il s’agit de maintenir l’ordre), les esclavagistes ont eu quelques cordes au cou suite à la Révolution Bourgeoise Française de 1789. Leur ont ainsi succédé d’autres occidentaux ayant un objectif : la “profitation.” Certes, on peu concéder à la plèbe gauchiste que 80% des richesses des îles tropicales sont concentrées entre les mains d’un 1% de la population.

Mais les colonies ont un avantage : on peut y faire régner l’Ordre franchouillard. c’est ainsi que des dizaines de  bidasses gendarmes armés jusqu’au cou ont débarqué sur l’île en proie à la sauvagerie syndicale (noir et syndicaliste, ça fait beaucoup non ?).

Après quelques mots affectueux tels les doux “On va vous casser sales nègres, chiens de nègres ! ” à l’adresse d’un membre du LKP, Alex Lollia, celui-ci a fini aux urgences après les coups reçus et a eu 5 jours d’arret temporaire de travail (le comble pour un gréviste).

Il y a mieux.

Malgré le flou artistique généralisé concernant la mort de Jacques Bino, syndicaliste du LKP, la défense Nationale a trouvé le coupable,

un jeune étudiant en droit, Patrice, a vu débarqué à 6h du matin chez lui une colonie de soldats du RAID, qui l’on accusé d’avoir tué Bino.

Et pour cette accusation, voici le petit cadeau qu’ils lui ont laissé :

http://bellaciao.org/fr/local/cache-vignettes/L400xH533/P1220738-500-bbc16-955c8.jpg

encore un scandaleux anarcho-autonome

Comble de l’histoire, Patrice n’a été “l’assassin” que pendant quelques heures seulement, Au soir, les policiers l’on remis en liberté après une garde à vue moins tendue et les gardes chiourmes du Capital les policiers lui ont fait des excuses. Ils n’avaient absolument aucune preuves contre le pauvre Patrice.

Ainsi donc va la démocratie dans nos colonies … république bananière, répression, ignorance, mépris. VIVE LA FRANCE !

24 février 2009 Posté par rastanarko | Cracher dans le potage | , , , , , , , | Un commentaire

Les anarcho autonomes sont partout, meme dans l’éducation nationale

Les feuilles de chou localistes relèvent parfois des informations intéressantes, ainsi dans le midi libre le 8 février dernier on pouvait lire

DR

Le visage de la terreur des lycées

Plein écran, il brandit un bâton une « dynamite », puis sa « vieille copine », sa « kalachnikov ». Enfin, il revêt une cagoule noire et lance : « Je vais faire le silence (…) je vais aller vider quelques chargeurs. » Il sort alors du champ pour aller tirer sur la foule en liesse de la feria, depuis la fenêtre de son appartement : on entend des rafales et des cris… Montage sonore, provocation, humour trash, ce film amateur de quelques minutes était encore récemment visible sur Dailymotion, le célèbre site de partage de vidéos. Il est l’oeuvre d’un Nîmois, Julien Combe, 32 ans, qui, filmé par sa webcam, met en scène sa détestation de la feria, en tout cas des nuisances de la grande fête populaire pour les habitants du centre-ville auxquels elle s’impose.

Mais un petit film qui coûte cher au jeune homme : il vient d’être suspendu de ses fonctions de surveillant au lycée Albert-Camus. Cette vidéo et d’autres de son cru où, le plus souvent, à coup de montages d’images d’actualité, il revendique ses idées anarchistes, pro révolutionnaires ou encore son antisionisme (en prenant cependant la précaution de dire qu’il n’est pas antisémite) n’ont pas été du tout du goût du proviseur de l’établissement. Julien Combe, embauché début janvier pour trois ans en CDD à 18 heures par semaine, a reçu une lettre, en date du 3 février, qui lui notifie une « procédure de licenciement disciplinaire ». Il lui est reproché un « abandon de service constaté le 23 janvier 2009 », mais surtout : « Incitation à la haine et à la violence à partir de documents mis en ligne sur internet incompatible avec l’exercice d’une fonction éducative. (…)

Julien Combe, diplômé d’histoire de l’art, et qui, avant Camus, a été pendant deux ans en poste à la vie scolaire d’une école primaire de Nîmes, affirme que la fameuse”kalach”, si elle a toutes les apparences d’une vraie n’est qu’un « jouet, acheté sur internet ». Idem pour la dynamite : « un gros pétard ».

Sur qu’avec des anarchistes / autonomes / révolutionnaires / terroristes / islamistes / dangereux fondamentalistes (rayer la mention utile), nos pauvres petits chérubins ont du souci à se faire. Sans oublier que ce sont les même qui jouent à la guerre dès l’âge de 6 ans, alors qu’ils pourraient tout autant s’engager dans la défense de leur pays afin d’éviter de devenir des futurs-primo-délinquants et assurer la pérennité de notre domination sur les colonies DOM-TOM

pour ma part, sachant dès le départ que c’était de l’humour, j’ai beaucoup ri, mais vous savez bien que je suis l’un d’entre eux …

24 février 2009 Posté par rastanarko | Diverses vidéos | , , , , , | Un commentaire

Coordination nationale universitaire du 20 février de Nanterre

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Voici les motions votées à Nanterre la semaine dernière apr la coordination des profs / personnels :

Pour les feignasses :

- retrait de la LRU

- vers un mouvement de la maternelle à l’université

- appel à démission de toutes les charges administratives non électives au 5 mars s’il n’y a toujours pas d’avancées d’ici là.

- solidarité avec les étudiants et appui à la plateforme votée à Rennes II le 14 février par la coordination nationale étudiante.

La journée de manifestations du 19 février a rassemblé 50 000 enseignants-chercheurs, enseignants, chercheurs, post-doctorants, doctorants, étudiants, BIATOSS, ITA, précaires, et des personnels de l’Education Nationale dans toute la France. Aujourd’hui, le 20 février 2009, la 4e Coordination nationale des universités se tient à Nanterre.

Elle exprime son exaspération face au mépris sans précédent manifesté par le gouvernement et par le président de la République vis-à-vis de son mouvement et de ses revendications, vis-à-vis de l’ensemble de la communauté universitaire.

Elle constate que les revendications posées par les Coordinations précédentes n’ont pas été satisfaites et que les réformes contestées n’ont pas été retirées.

En conséquence, elle maintient le mot d’ordre de grève, reconductible, totale et illimitée lancé le 22 janvier : « L’Université et la Recherche s’arrêtent ».

Motion 1

« De la maternelle à l’université »

Les délégués à la Coordination nationale des universités réunie à Nanterre le 20 février 2009 constatent qu’un projet cohérent est en train d’être mis en place de la maternelle à l’université : casse des services publics et des statuts des personnels et des établissements de la fonction publique, éducation à deux vitesses, mise en concurrence des établissements, crédits insuffisants, suppressions de postes, précarisation. Nombre de nos revendications concernent les collègues de la maternelle, du primaire et du secondaire, et au-delà l’ensemble de la société. Leurs revendications sont les nôtres. Ceci est particulièrement vrai en ce qui concerne l’emploi, la réforme des concours de recrutement et de la formation des enseignant-e-s, mais aussi la remise en cause des disciplines et des statuts nationaux

La coordination appelle à la multiplication des actions communes partout sur le mot d’ordre « De la maternelle à l’université : retrait des contre-réformes Darcos/Pécresse ».

Elle reprend la proposition que soit organisée une grande journée de mobilisation sur ce mot d’ordre début mars.

Dans cette perspective, elle mandate une délégation pour prendre contact avec les organisations syndicales et l’Intersyndicale de l’enseignement supérieur et de la recherche. Elle appelle nos collègues à aller discuter dans les écoles, collèges et lycées. Elle appelle les IUFM à rejoindre massivement le mouvement et à le relayer auprès des maîtres formateurs. Elle mandate une délégation à la coordination parents-enseignants du 14 mars à Montpellier.

Motion 2

« Pour une nouvelle loi »

La coordination nationale exige l’abrogation de la loi LRU et du Pacte pour la Recherche et l’arrêt immédiat de leur mise en œuvre. Elle exige l’adoption d’une nouvelle loi. Cette loi doit instituer un véritable équilibre des pouvoirs au sein de l’Université et de la Recherche dans le respect du Statut Général de la Fonction publique. La nouvelle loi doit être conforme aux aspirations exprimées par les universitaires, les chercheurs, les BIATOSS, les ITA et les Etudiants. Il est impératif que cette nouvelle loi soit élaborée après consultation et de véritables négociations.

Motion 3

La 4e Coordination nationale des universités réunie à Nanterre le 20 février 2009 reprend à son compte les motions votées dans les Coordinations précédentes, avec l’ensemble des revendications qu’elles contiennent, et l’appel du CNRS voté le 12 février.

Nous continuons à exiger :

  • le retrait de la réforme du mode d’allocation des moyens (dit modèle SYMPA)
  • la résorption totale de la précarité et l’augmentation des salaires des personnels (revalorisation du point d’indice et intégration des primes dans les salaires)
  • le réinvestissement de l’Etat dans les CROUS et dans l’aide sociale aux étudiants
  • la fin du processus d’externalisation des tâches, et le maintien de la filière bibliothèque.

La coordination nationale des universités appelle à intensifier la mobilisation et les luttes en cours. Elle soutient les revendications de la Coordination étudiante du 14-15 février. Elle soutient les « désobéissants » qui refusent dans les écoles de mettre en place le soutien individualisé, et demande l’arrêt immédiat des sanctions contre les enseignants du primaire.

Dans l’immédiat, la coordination nationale exige le retrait des trois réformes contestées (projet de réforme du statut, masterisation des concours, projet de contrat doctoral unique), la fin du démantèlement des organismes publics de recherche ainsi que la restitution des 1030 postes supprimés, et un plan pluriannuel de création d’emplois.

Motion 4

« Solidarité avec les étudiants »

La Coordination nationale des universités réunie à Nanterre le 20 février 2009 déclare son soutien au mouvement des étudiants et à leurs revendications telles qu’exprimées dans la plateforme de leur première coordination nationale de Rennes.

Elle mandate une délégation pour prendre contact avec le comité d’organisation de leur prochaine coordination nationale : samedi 28 et dimanche 29 février (université d’ Angers).

Calendrier national

24 février : multiplier les actions en direction du public.

26 février : journée nationale de manifestations.

5 mars : journée nationale de manifestations. Par ailleurs, si nos exigences ne sont pas satisfaites à cette date, nous appelons à la démission de toutes les charges administratives non électives et au refus de participation aux jurys (bac, BTS, DUT, Capes-Agreg, session de printemps…) et à pratiquer l’obstruction dans le cadre des mandats électifs.

6 mars : prochaine Coord à Paris 12 (peut-être avec Marne-La-Vallée).

7 mars ? : Rassemblement de la maternelle à l’université

10 mars : Grande manifestation nationale “de la maternelle à l’université” à Paris.

12 mars : Appel à soutenir et à participer à la coordination nationale des laboratoires.

19 mars : Appel à la journée de mobilisation nationale intersyndicale et interprofessionnelle.

Et aussi

  • Développer la grève active, des cours alternatifs, les interventions dans les lieux publics, voire leur occupation.
  • Boycott des expertises AERES et ANR, boycott des audits des Universités pour le passage à l’autonomie. Envoi d’une lettre de la coordination.
  • Blocage des conseils centraux qui prévoient de remonter les maquettes.
  • Participation aux Journées en mars à Bruxelles en relation avec la stratégie de Lisbonne et de Bologne.
  • Voter le principe d’une caisse de grève avec les BIATOSS et les ITA, le primaire et le secondaire.
  • Appel aux chefs de service administratifs pour ne pas remonter le recensement des grévistes.
  • Délégation à la coordination étudiante à Angers.

23 février 2009 Posté par rastanarko | Mobilisation université 2009 | , , , | Pas encore de commentaires

Notes de conjoncture sur le mouvement au 22 – 02

Voici un état des lieux de la mobilisation pour les profs.

Pour les flemmards :

- le mouvement continue de s’étendre au niveau national

- le gouvernement est en grosses difficultés sur le décret concernant els enseignants chercheurs et la masterisation des concours d’IUFM

- le dernier espoir pour Pécresse reste la proposition de réécriture du décret par M. Fasquelle, député UMP qui voudrait un décret light.

- prochaines échéances : 9 mars : manifestation nationale : de la Maternelle à l’université.   19 mars : grève générale à laquelle se joignent les profs.

1. Croissance du mouvement universitaire

La conjoncture est bonne. Même si certains enseignants-chercheurs commencent à fatiguer un peu, après deux, trois voire quatre semaines de grève suivant les configurations locales, et qu’ils espèrent légitimement un prompte retrait des projets gouvernementaux pour remettre les universités en marche, d’autres aspects plus essentiels du mouvement montrent que la détermination de tous est intacte et que, surtout, le mouvement dans son ensemble, continue de croître.

1) Tout d’abord l’entrée en masse des étudiants dans la mobilisation à compter de leur coordination nationale de Rennes le week-end dernier (14-15 février) a profondément modifié le mouvement universitaire cette semaine. D’une part, la mobilisation étudiante produit un effet relais, notamment dans les manifestations, lorsque les enseignants s’essoufflent ; d’autre part cela induit un élargissement des revendications qui contribue à faire monter la pression sur le gouvernement. Les étudiants demandaient à la coordination nationale des universités un ralliement à leur revendication centrale : « abrogation de la LRU ». Ils ont obtenu satisfaction, avant-hier, lors de la quatrième coordination nationale : http://www.shesp.lautre.net

2) Ensuite, la météorologie médiatique s’est nettement améliorée, depuis le week-end dernier aussi, avec l’édito (13 février) du journal Le Monde (qui exerce une certaine influence sur les autres médias) sur la « Faute lourde » de Nicolas Sarkozy insultant le monde de l’enseignement et de la recherche (Discours du 22 janvier 2009). On peut y voir soit un effet des campagnes de désabonnement lancées dans le monde universitaire soit un sursaut de lucidité du journal face à l’ampleur prise par le mouvement. Quoi qu’il en soit, sa ligne éditoriale s’est retournée à 180° et, même si le nombre d’articles consacrés au mouvement reste faible, ils ne sont plus systématiquement opposés au mouvement universitaire comme cela était le cas avant. Le nombre de dépêches AFP par jour a sensiblement augmenté. Les radios commencent aussi à évoluer. Dans l’ensemble, les journalistes ont maintenant eu le temps de prendre connaissance de ces dossiers techniques et complexes, mais qui sous-tendent des enjeux majeurs pour la société française toute entière.

3) Les manifestations partout en France, jeudi 19 février, ont donné un bon indicateur de la croissance du mouvement même en tenant compte de l’effet relais étudiants / enseignants évoqué précédemment. Les journalistes qui font leur travail correctement ne s’y sont pas trompés : en tenant compte de l’impact des vacances scolaires dans deux zones sur trois et en comparant l’ampleur des manifestations non pas à la manifestation nationale du 10 février mais aux manifestations antérieures similaires, c’est-à-dire locales, ils observent une croissance spectaculaire du nombre de manifestants (Libération, France Info, AFP).

4) La quatrième coordination nationale des universités, vendredi 20 février, a été, à tous égards, l’une des plus réussies des quatre rencontres organisées depuis le 22 janvier. L’organisation logistique assurée par le comité de Nanterre était impeccable. La qualité des débats – collectivement beaucoup mieux maîtrisés que par le passé – très supérieure à celle des précédentes rencontres. Les communiqué, motions et calendrier votés par la coordination nationale sont mieux que jamais adaptés à la conjoncture du moment. Ils reconduisent évidemment la grève reconductible, totale et illimitée dans l’ensemble du monde de l’université et de la recherche. Ils impulsent et organisent les convergences de la maternelle au supérieur. Ils confirment la parfaite et harmonieuse articulation entre la coordination nationale et les syndicats organisés en intersyndicale. Ils exigent l’abrogation de la loi LRU comme préalable à une reconstruction sur ce champ de ruines que le gouvernement actuel a créé.

2. Le recul annoncé du gouvernement

Cette croissance du mouvement universitaire prolonge celle des trois semaines précédentes et explique la stratégie de recul du gouvernement amorcée après le Conseil des Ministres du mercredi 11 février. Le Canard enchaîné (18.02.09), nous apprend que la ministre Valérie Pécresse s’est vue signifier le vendredi 13 février par le Secrétaire Général de l’Elysée la nouvelle position du Président de la République : retrait du projet de statut sur les enseignants-chercheurs. Le Premier Ministre la lui a confirmée quelques heures plus tard. Dans le sillage du Chef de l’Etat et du Premier Ministre, une partie des députés du Groupe UMP considèrent depuis lors qu’il y a urgence à retirer ce décret. Valérie Pécresse a ensuite « perdu » son Directeur-ajoint de Cabinet en charge de l’évaluation, Jean-Philippe de Saint-Martin ex-Secrétaire général de l’Agence nationale de la recherche (ANR) dont la nomination fut annoncée en mai 2007 (Les Echos, 24 mai 2007) et effective à compter du 7 juillet 2007 et qui avait donc préparé la LRU. Ce genre de démission (JO 17 février 2009) de conseiller ministériel « sur sa demande », peut parfaitement, dans les traditions gouvernementales, être décidée par l’Elysée et Matignon sans l’accord de l’intéressé ni même de la ministre concernée.

D’autre part, la Direction de l’UMP avait annoncé le 7 février l’annulation de l’ensemble des rencontres publiques de Valérie Pécresse face Roger Karoutchi par crainte des interpellations universitaires / étudiantes durant ces rencontres. Une seule rencontre sur les huit initialement prévues a pu avoir lieu. Une émission de face à face Pécresse / Karoutchi est certes programmée le 7 mars pour diffusion publique le 13 mars sur France 3 Paris Ile-de-France (AFP hier) mais Valérie Pécresse, considère elle-même avoir déjà perdu la primaire interne à l’UMP pour la candidature aux élections régionales : « Si les militants votent dans ce climat, je suis foutue. Mais si je recule (sur le décret) je suis aussi foutue. » (Le Canard enchaîné 18.02.09).

Dans cette situation d’isolement au sein de sa majorité, Valérie Pécresse craint donc en cas de « retrait sec » du décret enseignant-chercheur, de devoir défaire l’ensemble de sa loi et par suite de voir sa carrière politique ressembler à celle de Devaquet après le retrait de son projet universitaire en novembre 1986 : une disparition définitive de la scène politique. Cette situation d’isolement de la Ministre qui lutte maintenant pour sa survie politique explique sa réticence et sa résistance à annoncer purement et simplement un / des retrait(s) de projets en cours. Combien de temps tiendra-t-elle ? La réponse tenant à la fois de sa psychologie personnelle, des relations internes à son Cabinet, nécessairement opaque, et aux faibles soutiens qu’elle peut trouver à l’extérieur… est difficile à faire, même en estimation.

3. Le dernier espoir de Pécresse : les propositions Fasquelle

Cependant, une chose est certaine aujourd’hui : ses marges de manœuvre sont très étroites et, en ce qui concerne le statut des enseignants-chercheurs, elle ne dispose plus d’autre voie de passage que celle que le député Daniel Fasquelle (Doyen de la Faculté de droit à L’Université du Littoral Côte d’Opale – ULCO, Boulogne) a tenté d’ouvrir, depuis plusieurs semaines, sous la forme de propositions rendue à la Ministre et à la médiatrice ce lundi 16 février (texte diffusé publiquement mercredi 15 février). L’un des enjeux intermédiaires et actuels pour le mouvement universitaire est donc de faire obstacle aux propositions Fasquelles à la fois parce que ces propositions sont absurdes au regard des réalités professionnelles des enseignants chercheurs et aussi pour enlever tout espoir d’échappatoire à Valérie Pécresse..

Cet espoir c’est l’acceptation par les universitaires d’une évaluation-(modulation ?) des enseignants-chercheurs sous contrôle des CNU. Sur cette option « évaluation-(modulation ?)-CNU » convergent aujourd’hui la Ministre, une partie (probablement petite) du groupe parlementaire UMP, une partie (nettement décroissante) de la Conférence des Doyens de Droit dont le Président est aujourd’hui contesté, une partie faiblissante de la Conférence des Présidents d’Université, et probablement une partie des collègues élus aux CNU au moins pour ce qui concerne le renforcement des pouvoirs du CNU qui en résulterait. Or, la mise en œuvre d’une telle option ne peut pas se passer du classement des revues tel que réalisé par l’AERES : c’est en effet la seule solution concrète pour produire une évaluation de 60 000 enseignants-chercheurs sans croissance vertigineuse (et impensable dans le contexte budgétaire actuel) du budget du CNU : une quantification sociométrique de la valeur de chaque publication scientifique pour aboutir à une notation objectiviste de chaque chercheur et enseignant-chercheur qui affectera ensuite ses conditions de travail.

Les juristes (sections 01, 02 et 03 du CNU) sont parvenus à s’opposer au principe même de la bibliométrie. Les politistes (Section 04 du CNU) à faire retirer le classement A, B, C même si cela n’apparaît pas encore sur le site de l’AERES. Les risques de la bibliométrie sur les autres sciences sont également importants et inquiètent notamment les mathématiciens, mais aussi les astrophysiciens. De nombreuses critiques se sont exprimées également dans d’autres disciplines. 3954 chercheurs ont demandé le retrait complet et définitif des listes de revues classées par l’AERES. Plusieurs projets de texte sont en préparation pour signature par les revues critiquant le classement voire demandant leur propre retrait du classement.

En ce qui concerne plus spécifiquement les sciences humaines et sociales, une évaluation sociométrique de nos travaux articulée à un système de décision centralisé sur nos activités produira un laminage intellectuel de la production scientifique : le filtre technocratique de l’AERES (un conseil mandarinal = sans MCF ni Chargés de Recherche ; des “groupes de travail” non élus mais nommés par l’administration ; des critères d’évaluation inexistants laissant place à tous les manipulations clientèlistes…) associé aux inévitables dominances paradigmatiques, idéologiques ou clientélistes qui structurent le fonctionnement des sections du CNU conduira inéluctablement à laminer les formes de pensées décalées, marginales, dissidentes… mais surtout les formes de pensées nouvelles, émergentes, qui font tout l’intérêt de la recherche scientifique. Ce sera une formidable machinerie à produire de la pensée unique et du conservatisme intellectuel… quels que soient les pensées uniques et les conservatismes de chaque époque et de chaque discipline.

Il est donc urgent, à titre d’objectif intermédiaire, d’ouvrir deux débats essentiels : veut-on (et si oui, sous quelles conditions ?) d’une évaluation par les CNU ? Peut-on accepter le classement actuel des revues scientifiques par l’AERES et son usage probable dans l’évaluation des enseignants-chercheurs ?

4. Le problème Darcos

La suspension de la réforme de la formation et des concours de recrutement des enseignants des premier et second degrés est également un enjeu intermédiaire majeur de la mobilisation avec une forte probabilité de victoire à court terme. En effet, le très petit nombre d’universités ayant accepté de renvoyer les « maquettes » (projets de diplômes) au Ministère a contraint les autorités à repousser pour la deuxième fois la date limite de remise des documents, cette fois-ci jusqu’au 31 mars. Il n’y a évidemment aucune raison pour que les universités ayant refusé ce jeu de dupes en février l’acceptent en mars. Et le calendrier universitaire avançant… la probabilité d’une rentrée universitaire en septembre 2009 dans les conditions espérées par le ministère est proche de zéro.

Cette réforme vise à démanteler les concours nationaux de recrutement des enseignants des premier et deuxième degrés et à produire une masse d’enseignants diplômés mais non recrutés qui seront alors employables tant par le secteur privé que sur des contrats à durée déterminée dans le secteur public. Ce mode de production d’enseignants diplômés précaires ou chômeurs devrait peser à long terme sur les négociations relatives au maintien du pouvoir d’achat des grilles indiciaires en ce qui concerne les enseignants statutaires actuels. C’est pourquoi, la mobilisation des enseignants des premiers et deuxième cycles, si elle peine à s’amorcer durant ces périodes de congés, devrait démarrer au retour des vacances notamment à partir du 2 mars et surtout du 9 mars. En attendant la pétition demandant la démission de Xavier Darcos, qui est à l’origine de cette réforme et de propos outranciers révélant sa conception mercantile de l’Education Nationale bat des records de popularité en réunissant près de 10 000 signatures en moins d’une semaine.

A la date échéance du 5 mars, la coordination nationale appelle à la démission de toutes les charges administratives non électives et au refus de participation aux jurys (bac, BTS, DUT, Capes-Agreg, session de printemps…) et à pratiquer l’obstruction dans le cadre des mandats électifs. La prochaine rencontre de la coordination nationale fixée au 6 mars à l’Université Paris 12 permettra alors de tirer les conclusions qui s’imposeront.

5. Conclusion

La conjoncture pour atteindre l’objectif de la coordination nationale des universités d’abrogation de la LRU n’a donc jamais été aussi bonne depuis deux ans. On peut entendre cette demande d’abrogation de différentes manières : pas forcément au sens juridique du terme, une loi pouvant parfaitement être de facto abrogée en étant tout simplement vidée de son contenu et impossible à mettre en œuvre.

A cette fin, l’enjeu central pour le mouvement universitaire est maintenant de durer et de continuer à croître en favorisant les convergences étudiants / enseignants et les convergences de la maternelle au supérieur. La semaine qui vient sera difficile : deux zones sont encore en vacances scolaires et l’essoufflement chez certains enseignants-chercheurs devrait s’accentuer. Il faut donc encore une fois « densifier » la grève active en développant les programmes de conférences publiques intra muros mais surtout, mardi 24 février, hors de l’université. Les manifestations de jeudi 26 février aideront également à passer cette semaine difficile. A partir de la semaine suivante, une seule zone restera en congés et la dynamique des mobilisations intersyndicales en vue de la grande journée nationale du 19 mars favorisera de nouveau le mouvement universitaire comme cela s’est passé en amont de la précédente journée nationale du 29 janvier.

Neuf jours avant les convergences intersyndicales du 19 mars, la grande manifestation nationale à Paris « De la maternelle à l’université » , le 10 mars, sera donc à la fois une date relai et la journée essentielle pour toute l’Education Nationale.

23 février 2009 Posté par rastanarko | Mobilisation université 2009 | , , , , | Pas encore de commentaires

Une jeunesse décadente qui ne respecte meme plus la religion de ses anciens

Vraiment, après les iglobles attaques contre le Saint Papy, sois-disant néo-négationniste, alors qu’il n’est qu’un pauvre progressiste à rebours dus ens dominant, c’est tout !

Oui, ‘est un conservateur d’accord.

En attendant régalons nous avec cette petite vidéo dénichée par une amie trouvée dans les mondes “virtualisés” ( non ce n’est pas sainte Marie Joseph)

AMEN ! (moi une biaire) et qu’il en soit un sein.

( et pardon pour la déchéance anticléricale de ce blog hautement digne d’habitude)

23 février 2009 Posté par rastanarko | Diverses vidéos | , , , , , | Un commentaire

Enfin une parole sensée !

De retour d’une semaine de vacances peuplée de rien-foutre, il y aurait beaucoup de choses à dire, sur la Guadeloupe, sur la grève générale, sur les enseignants chercheurs (pour lesquels le décret modifiant leur statut n’est effectivement PAS retiré), sur Sarkozy, sur l’Etat sécuritaire, …

mais je pense qu’en ces temps de crise la bonne parole doit revenir à ceux qui savent :c’est l’express qui relate cette bonne parole d’une sainte patronne :

Comment l’économie peut-elle fonctionner si on ne rémunère pas les actionnaires?“, s’est interrogée Laurence Parisot. Sur ce sujet, “il faut avoir les idées claires: le travail est rémunéré par les salaires et le capital par les dividendes!“.

Lors de la réunion de mercredi autour du chef de l’Etat, certains syndicalistes ont réclamé un “gel des dividendes“, ce qui a occasionné une passe d’armes avec la présidente du Medef.

Franchement! Oser montrer du doigt la quasi-totalité des chefs d’entreprises français alors que ce qui est le plus courant c’est le patron actionnaire qui ne prend jamais de dividende“, s’est-elle indignée dimanche.


Laurence Parisot fait part de son inquiétude face à certaines décisions prises ou avancées par Nicolas Sarkozy et le gouvernement. (Reuters/Jacky Naegelen)

Nul doute que les quelques millions de personnes qui ressentent actuellement la crise du capitalisme ne tarderont pas à se rendre compte de la souffrance des patrons.

Et qu’ainsi tout reste dans le plus simple et magnifique meilleur des mondes dans le plus pur des marché de concurrence pure et parfaite.

Qu’il en soit ainsi :)

22 février 2009 Posté par rastanarko | échos des papiers désorientés | , , , , | Pas encore de commentaires

Le décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs retiré !

[EDIT] : et ben en fait NON : pour Pécresse le décret n’est pas CADUC.
Donc fausse alerte, désolé, mais la mobilisation continue !!!

Une reculade de plus : sarkozy l’a annoncé hier : le décret ayant déclenché la mobilisation des enseignants-chercheurs est retiré.

Et comme il est dit dans le reportage, ce n’est asp terminé : le combat continue contre la masterisation, malgré le prolongement du délai pour al remise des maquettes ( jugé trop court par certains enseignants chercheurs), c’est bele st bien le projet global de réforme des universités qui subit un revers flagrant.

restons mobilisés, laLRU, le plan Campus, le Plan Réussir en License sont toujorus là, le CNRS, les IUFM, les IUT sont toujours en voie de destruction.

Et réalisons cette conevrgence des luttes de la maternelle à l’enseignement supérieur, car c’est apr la seule convergence des luttes qu’on gagnera !

Pour une fac critique et populaire !

[EDIT] : et ben en fait NON : pour Pécresse le décret n’est pas CADUC.
Donc fausse alerte, désolé, mais la mobilisation continue !!!

15 février 2009 Posté par rastanarko | Mobilisation université 2009 | , , , , | Un commentaire

vidéos manif du 10 février à Toulouse

trouvé sur http://www.metier-prof.org/

15 février 2009 Posté par rastanarko | Mobilisation université 2009 | , , , , | Pas encore de commentaires