Quelqu’un m’a dit que les inégalités diminuaient
Il ‘ma soutenu que selon un obscur coefficient de Gini, les inégalités diminuaient légèrement depuis 10 ans et qu’elles n’étaient pas aussi élevées.
Mais il s’est largement planté.
Non parce que apparemment en fait c’est pas 9,3% qui sont passé du capital au travail, seulement 8%.
Par contre, c’est bien 65 milliards le coût des exonérations fiscales aux entreprises depuis 2000.
Et c’est 37 milliards celui des allègements fiscaux pour les 10% les plus riches.
Et à ceux qui disent que la crise c’est pour tout le monde et qu’on doit se serrer les coudes …
En vert, l’évolution des revenus des 90% des Français les moins riches (si l’on peut dire).
En rose, ceux des 10% des Français les plus riches. Ceux-ci sont ensuite décomposés en différents fractiles.
En orange, les 5% les plus riches .
En bleu, le 1% des plus riches.
En violet le 1 pour mille. le 0,1% des plus riches.
Et en marron, le 1 pour 10.000, soit 6500 personnes environ
ce graphique ne tient pas compte de l’inflation, en fourchette large : 1 à 2% en moyenne sur la période
Conclusion: plus on est riche, plus on s’enrichit. Plus on est pauvre, plus on s’appauvrit.
je n’ose présager l’évolution des courbes pour la suite, surtout avec les cadeaux fiscaux de Sarkozy.
Une preuve de plus s’il en est qu’il y a bien des inégalités et que problème n’est pas de savoir comment on produit plus
mais comment on répartit les richesses
En marx basique : répartition capital / travail.
Mais vous savez bien que c’est de la vulgate communisante passéiste tout ça …
Quelques heures avant le contre Sommet de Strasbourg
Je pars donc jeudi soir pour le contre-sommet de l’OTAN, à Strasbourg.
et c’est vrai que plus le moment se rapproche, plus je m’inquiète sincérement.
Non parce que dire : Non à la guerre, vive la paix, les fleurs et les bisounours, c’est bien,
mais quand on apprend qu’il y aura pour le contre-sommet :
- 35000 flics cîté français, 17000 côté allemand.
- 90% des CRS de France
Qu’il est interdit de mettre un drapeau pacifiste dans la ville de Strasbourg
Que l’ensemble des barrières métalliques de Paris ont été déplacées dans la ville alsacienne
Que la ville est bouclée, avec des zones rouges où la liberté de circulation est pour le moins remise en cause.
Jugez plutôt :





C’est aussi ça la démocratie …
En voyant tout ça j’ai sincérement peur, je ne sais pas ce qu’il peut arriver, ça risque très certainement d’être très violent.
Mais il faut y être, c’est nécessaire. A un moment, pour défendre ses idées pacifistes et la paix dans le monde, il faut aller désarmer les saigneurs de guerre. Je ne me fais pas d’illusion, je sais que ça sera pas une partie de rigolade. mais ma place sera là-bas, et plus nombreux nous y serons aussi, plus proche sera un possible renversement de cette organisation impérialiste criminelle.
Et pour les non convaincus des bienfaits de l’Organisation du Traité Atlantique Nord ( rempart contre le Pacte de VArsovie, de l’URSS … qui n’existe plus depuis près de 20 ans), petite vidéo :
Que l’OTAN appartienne à l’histoire, MAKE NATO HISTORY !
Qui a dit criminalisation des mouvements sociaux ?
|
Gilbert Meyer, le maire de Colmar, vient d’informer le proviseur du Lycée Camille-Sée qu’il coupait tout net les subventions à son établissement. Motif : des élèves ont manifesté contre les réformes Darcos le 19 mars dernier ! Trois voyages d’étude du lycée sont annulés.
Les Dernières Nouvelles d’Alsace (DNA) affirme avoir consulté un courrier adressé au proviseur du Lycée Camille-Sée, dans lequel le maire (UMP) de Colmar annonce couper court aux subventions municipales de l’établissement. Il n’a guère apprécié la participation des élèves à la mobilisation nationale du 19 mars dernier, qui avait réuni 1800 personnes dont 400 lycéens, 250 provenant du lycée incriminé.
Gilbert Meyer précise, dans cette lettre, qu’« un groupe de lycéens s’est distingué par son comportement et ses slogans contre la police et le gouvernement ». Pire, les manifestants n’auraient pas « respecté l’itinéraire prévu » et seraient restés « un certain temps place de la Gare, malgré l’ordre de dispersion ». À la limite du terrorisme ! “J’estime que ces dérives, qui m’ont interpellé, ne sont pas acceptables” affirme le maire, qui annonce que « la ville ne subventionnera plus les déplacements des élèves ».
Manifestations, pièges à cons
Pourtant, DNA rappelle que les manifestations se sont déroulées dans le calme le plus complet. Aucune violence, aucune dégradation de biens, ni publics ni privés. Mais quelques slogans et banderolles hostiles à Xavier Darcos et au gouvernement, aggrémentés d’appels à « la guerre contre le capitalisme ». Des paroles « ni plus ni moins virulentes » qu’ailleurs, selon la journaliste.
Sauf que Gilbert Meyer semble être un habitué du fait. Récemment, deux élues ont été privées de leurs indemnités pour avoir manifesté leur désaccord. Une association a aussi dû prouver qu’elle n’avait pas témoigné de sympathie à une liste d’opposition pour bénéficier d’une subvention municipale. Au final, d’ici la fin de l’année scolaire, trois voyages d’étude sont annulés.
L’Autre réseau face à un mur

l’autre Réseau, portail alternatif d’information sur internet a fermé ses portes récemment. Son administrateur explique pourquoi. et nous rappelle que même si internet explique,n rien ne remplacera la militance de terrain, une belle leçon pour toutes les idoles de la toile.
Merci de prendre de mes nouvelles, et mes excuses pour cette réponse tardive, mais il se trouve que depuis le jour où j’ai fermé L’Autre Réseau
pour cause de désertion, j’ai aussi résilié dans la foulée mon abonnement à Internet, fais un petit voyage loin de tout et je n’ai pas consulté mes mails jusqu’à aujourd’hui.Alors je vais essayer de répondre à votre question : qu’est-ce qui se passe ? Cela fait maintenant 12 ans que je suis connecté sur Internet quotidiennement, et si vous connaissez mon identité, vous savez sans doute que j’ai essayé, dans la mesure de mes moyens, de soutenir Rezo depuis le jour de son ouverture. L’aventure de L’Autre Réseau aura été fulgurante : aux 10 années de Rezo, je n’ai à opposer que 8 petits mois. Mais ce que j’ai compris de choses pendant ces 8 mois !
En faisant tourner L’Autre Réseau, je me suis rendu compte, jour après jour, de la difficulté de tenir cette position : on veut soutenir, par exemple, les Indigènes, et l’on soutient du même coup certaines formes de positions identitaires, on veut soutenir les luttes des femmes, et l’on soutient la haine des hommes, on veut soutenir la lutte contre les discriminations, et l’on soutient le retour des discriminations dans leur forme la plus sordide (regardez par exemple la mention “non-mixte” dans le chapeau de cet article : http://lmsi.net/spip.php?article826 ) on veut soutenir la lutte contre l’homophobie, et c’est la haine des hétéros que l’on soutient, on veut publier tout ce qui sort dans les luttes syndicales, on espère la grève générale, et c’est encore les cadres syndicaux bien planqués qui font le bénéfice de notre militantisme anonyme, généreux et bénévole. On veut soutenir la cause palestienne, et l’on soutient du même coup la religion, celle-là même à propos de laquelle Sade écrivait :
On évalue à 50 millions le nombre de morts des guerres de religions. En est-il seulement une qui vaille le sang d’un oiseau ?.Bref, cette immersion de quelques mois dans le web militant m’aura convaincu qu’il faut absolument chercher d’autres moyens d’agir, d’autres moyens de militer. Pendant un certain temps, je m’étais fais une raison, en me disant :
Eh bien soit ! publions tout, chacun reconnaîtra ce qui le concerne !. Et là encore, ce fut une erreur : une telle position ne fait que valider la victoire totale du communautarisme, la victoire du chacun-pour-soi, qui est la vraie victoire du libéralisme, et qui est la vraie raison de la victoire d’un Sarkozy. J’avais naïvement, lorsque ce dernier a été élu, pensé comme beaucoup, que c’était une victoire “pétainiste”, “poujadiste”, etc. Certes, il y a du vrai là-dedans. Mais cela n’est que la partie visible de l’iceberg, et elle n’est pas si déterminante que ça. Au contraire, je crois que la victoire de Sarkozy, la victoire des néo-libéraux, c’est la victoire du chacun-son-combat, du chacun-pour-soi, la victoire du “non-mixte” : et je ne voulais pas aider cette extrême-droite, ces identitaires-là, même si elle prenait chez nous la cosmétique de l’extrême gauche.Et puis, il y a encore une chose : même lorsque je faisais (rarement) un bilan positif de mon action sur le web, je réalisais à quel point, toute cette histoire de web, de révolution internet, etc. de réseau présenté
comme une fenêtre sur le monde, m’apparaissait maintenant comme un leurre, une arnaque de grande ampleur, un immense mur (c’est pourquoi j’ai choisi l’image d’un mur de briques pour fermer L’Autre Réseau : pour dire,regardez, ce que vous avez en face de vous, toute la journée, cet écran, ce n’est pas un outil de libération, c’est un mur, un mur qui bloque toute communication sensible). Je ne pense pas qu’on puisse “résister” sous le regard inquisiteur de Big Brother, je ne pense plus que l’on arrivera à quelque chose, en s’exprimant 10 fois plus mais pour être espionné 1000 fois plus.Alors, j’ai eu cette impulsion, j’ai lâché, j’ai résilié mon abonnement, filé mon ordinateur à une amie qui en avait besoin, décidé que je ne me connecterai accessoirement depuis des cyber-cafés ou chez des amis et dans tous les cas très rarement (comme c’est le cas ce matin). Et que je voulais passer à autre chose. Tout autre chose.
Il y a dix ans, j’étais musicien, j’écrivais, je jouais de la musique tous les jours avec mes amis, jusqu’au bout de la nuit. Peu de temps avant de “déserter”, j’avais installé sur mon ordi un petit plug-in qui donne une moyenne de mon temps quotidien passé en ligne. Résultat (hors-boulot, et je bosse 35 h/semaine) : 300 minutes par jour ! Je n’en reviens même pas : où ai-je pris tout ce temps ? Mais c’est assez clair : je l’ai pris sur mon temps de lecture, sur mon temps de promenade, sur mon temps d’écriture, de musique, sur le temps que je passais avec mes amis et même sur mon temps d’ennui. Bref : le message dit tout : maintenant, c’est fini tout ça pour moi.
(…) J’espère que vous ne serez pas un jour piégé dans les contradictions dont je n’ai pas su sortir, ou peut-être je vous souhaite à vous aussi d’en sortir ? je ne sais pas. En tout cas cela me ferait très plaisir un jour de vous rencontrer. Mais, de grâce, dans la vraie vie, par sur ce *$§=#^% de web.
Arsène
Vidéo de la répression du 19 mars à Toulouse
Et voici le montage que j’ai fais avec diverses sources qui reprend le fil exact des évènements, ceux-ci ayant été largement déformés par les médias qui en ont rendu compte.
- il n’y a pas eu de provocation étudiante avant la première charge.
- il n’y a pas eu de sommation des policiers avant d’attaquer.
- l’action était d’autoréduction, soit avec le consentement du directeur du magasin, donc juridiquement légale.
- elle n’avait rien à voir avec une action “robin des bois”, soit du pillage.
- un camarade de l’AGET-FSE est aujourd’hui à l’hosto et menace de perdre tout ou partie de sa vision à un oeil
- un étudiant est aujourd’hui encore incarcéré pour “jet de projectiles”
Non à la répression du mouvement social ! Une attaque contre un est une attaque contre tous !
Pour lire mon récit subjectif détaillé sur cette soirée : c’est par ici
La raison capitaliste en temps de crise
Un article repris sur Le grand soir.info, où l’on, voit très bien comment ceux qui ont fait la crise continuent de s’engraisser et de s’approprier les richesses pendant la crise.

Morceaux choisis
M. Barnanke a demandé ce qu’il fallait faire lorsqu’un fumeur irresponsable mettait le feu à son lit et provoquait l’incendie de sa maison. Le voisin devrait-il se dire « c’est de sa faute, que la maison brûle » ? Une telle attitude représenterait une menace pour tout le quartier, a expliqué M. Barnanke. En conséquence, a-t-il expliqué, l’économie avait besoin d’un système bancaire et financier solide. Et voici ce qu’il a dit : l’économie ne pourrait sortir de la crise qu’avec encore plus de crédits et de dettes. Pour cela, il faut encore plus de milliards de milliards de dollars fournis par « les voisins » à l’irresponsable qui a mis le feu à sa propre maison. C’est ici que l’analogie présente de sérieuses limites.
(…)
Qu’y a-t-il de faux dans cette analogie ? Pour commencer, les maisons de la finance sont rarement situées dans les quartiers où vivent la plupart des gens. En fait, ce sont des châteaux, situés aux sommets des collines, dominant les villages plus bas. Ils peuvent partir en fumée et laisser la nature regagner ses droits sur le sommet de la colline, plutôt que de voir le village entier tourner le regard, enchaînés par les dettes, vers ces temples de la finance.
Et, s’agissant de la politique US, l’analogie est encore plus fausse. En réalité, le Trésor et la Réserve Fédérale ne sont pas en train « d’éteindre l’incendie ». Ils sont en train de saisir les maisons qui n’ont pas encore brûlé, d’expulser les occupants, et de remettre les biens entre les mains de ceux qui sont coupables d’avoir « mis le feu à leur propre maison ». Le gouvernement n’est pas en train de jouer aux pompiers. « Eteindre le feu » serait effacer les dettes de l’économie – les dettes qui sont en train de « tout brûler ».
(…)
“Pour calmer la vague de protestations contre les 160 milliards de dollars versés à AIG, le Trésor a finit par publier les noms des sociétés qui ont finalement touché cette somme lorsqu’AIG s’en est servi pour éponger ses dettes. Confirmant les rumeurs qui circulaient depuis plusieurs mois, la compagnie de M. Paulson, Goldman Sachs, se trouvait en tête de liste en empochant 13 milliards de dollars ! Suivie par Merrill Lynch (7 milliards), Bank of America (5 milliards), Citigroup (2,3 milliards) et la très décriée société de junk-mortgage Wachovia (1,5 milliards). En tant que Secrétaire du Trésor, il s’avère que M. Paulson représentait non pas les intérêts des Etats-Unis mais ceux de sa propre compagnie et de ses voisins de Wall Street.”
Frédéric Lefebvre ou le chien du nain

Dépression sociale, inaction contre l'indifférence collective, un petit coup de Lefebvre avant chaque manif, ça vous remet les idées en place
J’aime énormément Frédéric Levebvre.
Je l’admire même.
Pas jusqu’au poster dans ma chambre, mais presque.
c’est un homme qui arrive au moment où ce dans quoi il croit s’effondre..
Et pourtant, malgré la faillite générale de son système, il reste un fervent croyant
Car F. levebvre est pieux, il croit en Nicolas Sarkozy et il croit en toute les âneries qu’il raconte.
Je ne peux meme pas l’imaginer etre quelqu’un conscient de ce qu’il fait.
S’il l’est, alors cet homme finira en hôpital psychatrique pour démagogie aggravée
couplée d’une langue de bois chronique avec des relents de schizophrénie.
Mais admettons qu’il ne le soit pas
Et écoutons le prêcher la parole divine Sarkozienne
Admirez le jeu de langue :
“ramener la gauche à la Raison”
Admirez cet homme qui croit encore que le PS est un parti de gauche.
Qui croit que François Bayrou est de gauche.
Admirez le dire qu’il défend l’emploi et les libertés publiques.
Admirez le tomber d’accord avec la parole de Clémentine Autain, anticapitaliste médiatique.
Ecoutez cet homme qui explique que les 3 millions de personnes dans al rue lui demande d’éccélérer les réformes.
Une telle foi, franchement, même pour des ultra-dogmatiques comme nous, moi ça me laisse pantois.
Et pour le coup, il a raison, il est notre allié objectif. car plus il parle, plus il accentue la haine sociale et la “révolte” qui le gêne tant.
Continue Frédo, continue,
encore un peu et tu nous ferais presque croire que tu es troskyste embarqué dans le navire UMP, en vue de jouer les Canuts.
Et maintenant la répression
Nous étions 110 000 dans les rues de Toulouse en ce jour (historique), et près de 3 000 000 dans toute la France.
A la fin de la manifestation toulousaine, les étudiants mobilisés avaient organisé une action “autoréduction” :
l’idée est qu’un groupe de personne sont dans un supermarché, y remplissent des caddies, et au moment de passer en caisse refusent de payer et demandent à négocier avec la direction du magasin.Dehors, les étudiants bloquent les accès au supermarché pendant un temps déterminé.
A l’intérieur, si le directeur de l’établissement accepte que quelques denrées sortent ( car le blocage du lieu constitue une perte de chiffre d’affaire pour lui), il ne peut y avoir sur le plan juridique d’accusation de vol, puisque la direction accepte la sortie des denrées. l’action est donc au sens strict purement LEGALE. Et en cas de refus formel de la direction, les étudiants finissent toujours par évacuer les lieux sans rien prendre.
L’idée prend son sens particulier dans ce contexte de crise, où les étudiants sont durement touchés et fortement précaires, elle ne constitue en aucun cas à dévaliser le magasin. Le Monoprix est par ailleurs le supermarché le plus cher du centre ville et reste un établissement qui réalise malgré la crise qui touche tout le monde, largement bénéficiaire avec des marges faramineuses. l’action permet donc également de faire prendre conscience à la population de cette situation.
Aux alentours de 17h donc, action d’autoréduction au Monoprix du centre-ville de Toulouse.
Commencent à se masser autour des 300 personnes présentes, un bon nombre de policiers de la BAC et des CRS.
Quelques minutes plus tard, les premiers paquet de chips et tranches de jambon sortent.
La direction du magasin a donc accepté, l’action est donc parfaitement légale sur le plan strictement juridique.
La consigne est alors donnée aux CRS : charge.
Et ils ont chargés, sans aucune sommation et sans aucune provocation de la part de l’un d’entre nous.
coups de tonfa (matraque) pleuvent, tirs de flashball, grenades flash-bang, déchaînement de violence : la pure brutalié policière dans toute sa splendeur.
L’un des tirs de flashball a atteint un camarade du Mirail dans l’oeil : il a été évacué d’urgence pour etre hospitalisé dans un état critique.
dans le même temps, deux autres camarades se sont faits attraper et arrêter.
Après cette première charge nous commencions à nous replier, en chaine, groupés.
Quelques ultras, voulaient aller au carton mais face au nombre de CRS et d’autres arrivant derrière, il ne servait à rien d’aller à la baston.
l’un d’entre eux fait alors brûler un carton entre nous et les CRS et jette une poubelle dans le feu, donnant à la scène un caractère assez surréaliste.

Sur ces entre-faits, nous reculions tous doucement, afin que personne ne se fasse choper derrière.
Mais pas assez vite à leur goût.
Ainsi, deuxième charge qui nous a fait prendre panique jusqu’à 50 mètres en arrière, nous étions alors au niveau du Virgin du Capitole.
A peine de le temps de rassurer tout le monde et de calmer les esprits et de demander à tout le monde de rester groupé que la troisième charge est arrivée. Sur celle-ci, panique générale ; les CRS ne s’arrêtèrent pas dix mètres plus loin.
Nous avons couru remontant la rue Alsace Lorraine jusqu’à Jeanne d’Arc, aussi vite que nous pourrions, tentant désespérément de rester groupé, mais certains furent égarés dans les rues adjacentes.
ceux qui étaient les plus exposés au devant en ont pris plein la tronche jusqu’au sens propre :
Ce soir, 2 de mes camarades de lutte sont sur un lit d’hôpital par qu’ils ont reçu des coups qui leur ont ouvert le crâne.
Un autre en aussi à l’hôpital parce qu’il a pris une balle de fashball dans l’oeil ce qui le menace de le perde pour sa vie entière.
Et la seule qui me vient à l’esprit c’est la rage et la haine.
Jsuqu’à maintenant, crier “police partout, justice nulle part” ou “police nationale, milice du capital”
c’était gentil, on rigolait bien, et puis c’était des mots en l’air.
Aujourd’hui, j’ai vu la répression policière.
j’ai vu des hommes en bleus tabasser extremement violemment des étudiants à l’origine pacifique, sans aucune raison valable.
Et meme si je suis foncièrement non violent, si j’avais eu quelque chose dans la main à ce moment là, j’aurais pu le jeter dessus.
Et si je n’en aurais tiré aucune gloire, je n’en aurais pas eu honte pour autant.
Parce que devant moi, une milice a défendu l’intérêt du capital.
Parce que devant moi j’ai vu ce que ça voulait dire “rétablir l’ordre”
En rentrant chez moi ce soir, j’ai vu les infos : “quelques heurts sans gravité à Toulouse en fin de manif par des groupes d’extreme gauche”
Et j’ai vu à Paris, qu’il s’était passé en fin de manif une répression violente, comme à Toulouse
J’ai vu les images de ces 300 personnes se faire encercler et se faire rouer de coups. Il y a eu là bas 300 interpéllations et 49 arrestations.
49 personnes sont en taule à Paris aujourd’hui pour avoir participé à un mouvement social.
Maintenant, il faut attendre demain, où il y aura :
rassemblement de soutien à 11h devant le commissariat central de Toulouse (Canal du Midi), en soutien aux inculpés.
On aura des nouvelles d’un de mes camarades qui va peut etre perdre un oeil, pour toute sa vie
parce qu’il manifestait
Et participait à une action LEGALE.
On saura combien de temps resteront à l’hosto les deux qui ont eu le crâne ouvert.
Et on continuera à manifester, à militer, à se mobiliser.
Parce qu’ils ne nous arreterons pas, tous unis nous sommes plus forts queux tous réunis.
Parce que nous sommes le nombre et qu’ils sont la minorité.
Aujourd’hui, plus que jamais : A BAS l’ETAT POLICIER !!!
Un signe du temps
Il y a des jours comme ça où même des journaux du consensualisme dominant font quelques constats rationnels : c’est dans le Nouvel Obs :
Marx contre-attaque
Par Aude Lancelin«L’idée de communisme» retrouverait-elle, par temps de crise, une vigueur inattendue? Alain Badiou, Slavoj Zizek, Toni Negri, Michael Hardt, Jacques Rancière et plusieurs autres grands noms de la philosophie politique radicale mondiale étaient réunis, ce week-end, à Londres, pour un colloque sur cette notion. Aude Lancelin a suivi les débats
On ignore si la tombe de Marx, située au cimetière de Highgate à Londres, a été spécialement fleurie durant ce week-end. Il est certain en revanche qu’un hommage autrement plus stimulant vient d’être rendu au penseur au cœur même de la capitale britannique. Trois journées durant, du vendredi 13 au dimanche 15 mars 2009, les plus prestigieux noms de la philosophie politique radicale mondiale, de Slavoj Zizek à Alain Badiou, Toni Negri, Michael Hardt, Jacques Rancière et bien d’autres, se sont succédé à la tribune de la «Birkbeck university of London» pour réfléchir ensemble à l’avenir de l’idée communiste. Un amphithéâtre de neuf cent places avait été mis à disposition pour ce colloque à tous égards exceptionnel, sobrement intitulé «On the idea of Communism». Il aura à peine suffi à contenir une foule spectaculairement jeune, attentive et rieuse, venue de l’Europe entière avec carnets de notes, canettes de Coca light et caméscopes high-tech pour entendre les grandes figures d’un concept politique qu’on disait salutairement mort.
«On the idea of communism», les participants au colloque
Le colloque «On the idea of communism», qui s’est tenu au «Birkbeck Institute for the humanities», Logan Hall, 20 Bedford Way, London, du vendredi 13 au 15 mars 2009, a rassemblé: Judith Balso, Alain Badiou, Bruno Bosteels, Terry Eagleton, Peter Hallward, Michael Hardt, Toni Negri, Jacques Rancière, Alessandro Russo, Alberto Toscano, Gianni Vattimo, Slavoj Zizek.Le programme des interventions est ici.
Doit-on voir dans cette étonnante affluence une conséquence des convulsions que connaît actuellement l’économie capitaliste mondiale? Il est certain que la désorientation actuelle se montre suffisamment profonde pour redonner un nouveau lustre aux objections marxistes. Ce n’est du reste pas le moindre de ses dégâts collatéraux, ne manqueront pas de grincer certains penseurs médiatiques hexagonaux. Prudence toutefois. On sait que les crises de cette ampleur peuvent faire sauter certains verrous idéologiques comme elles peuvent aussi déboucher sur le pire. Les Britanniques le savent bien, qui ont récemment connu des grèves ouvrières d’une ampleur inédite contre l’embauche de travailleurs étrangers. Une agitation inquiétante, vivement condamnée par Gordon Brown. Surpris par la réussite de leur propre démonstration de force, les organisateurs de ce week-end «rouge» non loin d’une City londonienne dramatiquement sinistrée se gardaient donc de tout triomphalisme.
Un tabou est bel et bien en train de tomber cependant. Celui qui pesait sur le mot même de «communisme», criminalisé depuis la fin des années 70, usé et définitivement ringardisé au cours de la décennie suivante. Le 7 mars dernier, une semaine avant le colloque de Londres, le «Financial Times» lui-même, peu suspiciable de complaisances gauchistes, posait sans précautions la question: «Communism: an alternative to capitalism once again?». La veille, le journal avait déjà consacré un long portait au slovène Slavoj Zizek, présenté en véritable rock star marxiste. De plus en plus populaire en Angleterre, désigné parmi les 25 «top leaders» intellectuels mondiaux par les lecteurs du «Foreign Policy» l’an dernier, Zizek a également été nommé directeur international dudit «Birckbek Institute», faculté ayant toujours maintenu une tradition d’accueil à l’égard des intellectuels communistes blacklistés pendant la guerre froide(1). Une fonction honorifique qui lui aura permis de lancer l’idée de ce colloque avec le philosophe Alain Badiou, lui aussi en voie de médiatisation accélérée au Royaume-Uni.
Encore une lourde perte pour les jeunes
Et oui, l’égérie des jeunes, la coqueluche des ados, l’homme qui fait rire les fançais, Gad Elmaleh, nous a trahit
Gad Elmaleh est pour le bouclier fiscal, ces 15 milliards d’euros donnés aux riches l’an dernier comme magnifique cadeau.
Gad Elmaleh, après Danny Boon, est donc lui aussi de droite. c’est triste, mais c’est comme ça.
Et c’est normal, il est du bon côté, il gagne bien sa vie, il fait partie de la petite minorité qui concentre les richesses.
L’inevrse aurait été troublant, et aurait pu mettre en pièce toute une vulgate marxiste, mais non.
Les impôts sont plafonnés et c’est normal ? Mais si on est imposé à plus de 50%, c’est peut être parce qu’on gagne d’autant plus.
Et si sur un salaire de 100 000 euros, ( sans les stock options et autres facécies), il ne reste QUE 10 000 euros, est-on pour autant pauvre ?
10 000 euros par mois, n’est-ce pas suffisant pour vivre décemment aujourd’hui en France.
Parce que 450 euros de bourses ( largement en dessous du seuil de pauvreté), c’est pas plutôt là-dedans qu’il faudrait mettre l’argent
OU chez les Molex de Villemur, ou chez Renaud Sandouville
Ou chez toutes ces entreprises qui ferment ou délocalisent et licencient ?
Et tout simplement, aussi injuste que soit la TVA, parce qu’uniforme,
l’impôt sur la fortune, n’est-ce pas le premier des moyens pouraller chercher l’argent volé par le Capital au Travail ?
Simple question … Allez le dernier mot à Guillon :

Colmar : des élèves manifestent, le maire supprime les subventions du Lycée


