Bulle de Liberté d’un …

Altermondialiste Archaïque pour une Alternative Humaniste

Un signe du temps

Il y a des jours comme ça où même des journaux du consensualisme dominant font quelques constats rationnels : c’est dans le Nouvel Obs :

Marx contre-attaque

Par Aude Lancelin

«L’idée de communisme» retrouverait-elle, par temps de crise, une vigueur inattendue? Alain Badiou, Slavoj Zizek, Toni Negri, Michael Hardt, Jacques Rancière et plusieurs autres grands noms de la philosophie politique radicale mondiale étaient réunis, ce week-end, à Londres, pour un colloque sur cette notion. Aude Lancelin a suivi les débats

Faucille-Marteau_vignette.jpg

On ignore si la tombe de Marx, située au cimetière de Highgate à Londres, a été spécialement fleurie durant ce  week-end. Il est certain en revanche qu’un hommage autrement plus stimulant vient d’être rendu au penseur au cœur même de la capitale britannique. Trois journées durant, du vendredi 13 au dimanche 15 mars 2009, les plus prestigieux noms de la philosophie politique radicale mondiale, de Slavoj Zizek à Alain Badiou, Toni Negri, Michael Hardt, Jacques Rancière et bien d’autres, se sont succédé à la tribune de la «Birkbeck university of London» pour réfléchir ensemble à l’avenir de l’idée communiste. Un amphithéâtre de neuf cent places avait été mis à disposition pour ce colloque à tous égards exceptionnel, sobrement intitulé «On the idea of Communism». Il aura à peine suffi à contenir une foule spectaculairement jeune, attentive et rieuse, venue de l’Europe entière avec carnets de notes, canettes de Coca light et caméscopes high-tech pour entendre les grandes figures d’un concept politique qu’on disait salutairement mort.

«On the idea of communism», les participants au colloque
Le colloque «On the idea of communism», qui s’est tenu au «Birkbeck Institute for the humanities», Logan Hall, 20 Bedford Way, London, du vendredi 13 au 15 mars 2009, a rassemblé: Judith Balso, Alain Badiou, Bruno Bosteels, Terry Eagleton, Peter Hallward, Michael Hardt, Toni Negri, Jacques Rancière, Alessandro Russo, Alberto Toscano, Gianni Vattimo, Slavoj Zizek.

Le programme des interventions est ici.

Doit-on voir dans cette étonnante affluence une conséquence des convulsions que connaît actuellement l’économie capitaliste mondiale? Il est certain que la désorientation actuelle se montre suffisamment profonde pour redonner un nouveau lustre aux objections marxistes. Ce n’est du reste pas le moindre de ses dégâts collatéraux, ne manqueront pas de grincer certains penseurs médiatiques hexagonaux. Prudence toutefois. On sait que les crises de cette ampleur peuvent faire sauter certains verrous idéologiques comme elles peuvent aussi déboucher sur le pire. Les Britanniques le savent bien, qui ont récemment connu des grèves ouvrières d’une ampleur inédite contre l’embauche de travailleurs étrangers. Une agitation inquiétante, vivement condamnée par Gordon Brown. Surpris par la réussite de leur propre démonstration de force, les organisateurs de ce week-end «rouge» non loin d’une City londonienne dramatiquement sinistrée se gardaient donc de tout triomphalisme.

Slavoj-Zizek_©Ibo-Sipa.jpg

Un tabou est bel et bien en train de tomber cependant. Celui qui pesait sur le mot même de «communisme», criminalisé depuis la fin des années 70, usé et définitivement ringardisé au cours de la décennie suivante. Le 7 mars dernier, une semaine avant le colloque de Londres, le «Financial Times» lui-même, peu suspiciable de complaisances gauchistes, posait sans précautions la question: «Communism: an alternative to capitalism once again?». La veille, le journal avait déjà consacré un long portait au slovène Slavoj Zizek, présenté en véritable rock star marxiste. De plus en plus populaire en Angleterre, désigné parmi les 25 «top leaders» intellectuels mondiaux par les lecteurs du «Foreign Policy» l’an dernier, Zizek a également été nommé directeur international dudit «Birckbek Institute», faculté ayant toujours maintenu une tradition d’accueil à l’égard des intellectuels communistes blacklistés pendant la guerre froide(1). Une fonction honorifique qui lui aura permis de lancer l’idée de ce colloque avec le philosophe Alain Badiou, lui aussi en voie de médiatisation accélérée au Royaume-Uni.

LA suite : ICI

18 mars 2009 Posté par rastanarko | échos des papiers désorientés | , , , , , | Pas encore de commentaires

Encore une lourde perte pour les jeunes

Et oui, l’égérie des jeunes, la coqueluche des ados, l’homme qui fait rire les fançais, Gad Elmaleh, nous a trahit

Gad Elmaleh est pour le bouclier fiscal, ces 15 milliards d’euros donnés aux riches l’an dernier comme magnifique cadeau.

Gad Elmaleh, après Danny Boon, est donc lui aussi de droite. c’est triste, mais c’est comme ça.

Et c’est normal, il est du bon côté, il gagne bien sa vie, il fait partie de la petite minorité qui concentre les richesses.

L’inevrse aurait été troublant, et aurait pu mettre en pièce toute une vulgate marxiste, mais non.

Les impôts sont plafonnés et c’est normal ? Mais si on est imposé à plus de 50%, c’est peut être parce qu’on gagne d’autant plus.

Et si sur un salaire de 100 000 euros, ( sans les stock options et autres facécies), il ne reste QUE 10 000 euros, est-on pour autant pauvre ?

10 000 euros par mois, n’est-ce pas suffisant pour vivre décemment aujourd’hui en France.

Parce que 450 euros de bourses ( largement en dessous du seuil de pauvreté), c’est pas plutôt là-dedans qu’il faudrait mettre l’argent

OU chez les Molex de Villemur, ou chez Renaud Sandouville

Ou chez toutes ces entreprises qui ferment ou délocalisent et licencient ?

Et tout simplement, aussi injuste que soit la TVA, parce qu’uniforme,

l’impôt sur la fortune, n’est-ce pas le premier des moyens pouraller chercher l’argent volé par le Capital au Travail ?

Simple question …  Allez le dernier mot à Guillon :

18 mars 2009 Posté par rastanarko | Cracher dans le potage | , , , , | Pas encore de commentaires

Coordination nationale des IUT

et oui, les IUT aussi sont dans le mouvement

*Coordination nationale des IUT du 17 mars 2009 à Villetaneuse-Paris 13*
Nous, Coordination Nationale du Personnel des IUT, réunie àVilletaneuse, le 17 mars 2009, défendons le service public del ‘enseignement et de la recherche, mis à mal par l’autonomie des Universités.
En convergence avec les revendications exprimées par la Coordination Nationale des Universités, nous constatons que toutes les réformes encours mettent en danger l’Université et notamment les IUT.La coordination :
- constate que les résultats des dernières négociations du jeudi 12mars ADIUT/UNPIUT/CPU/Ministère ne sont pas acceptables. En particulier, nous refusons une circulaire juridiquement fragile et demandons le maintien des moyens de manière pérenne au-delà de 2010.
- refuse tout chantage qui les enfermerait dans le dilemme : sauver la promotion actuelle ou sauver les promotions à venir, puisqu’ils ne peuvent être tenus pour responsables de cette situation.
En conséquence, elle exige :
- le maintien de la définition nationale des programmes (Programme Pédagogique National), des modalités pédagogiques et des instances nationales (CCN et CPN) garantissant un diplôme national ;
- le fléchage national des moyens financiers et humains (postes de titulaires enseignants et BIATOSS) des IUT, assuré par le Ministère et permis par l’article 713-9 du code de l’éducation ;
- la mise en place d’un système de dotation des établissements, basé sur les besoins et non un système de répartition des moyens tel que SYMPA ;
- un financement à la hauteur des missions et des besoins du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Voté à l’unanimité des présents
La coordination appelle tous les IUT :
- à la grève interprofessionnelle et aux manifestations du19 mars ;
- à un rassemblement le 20 mars lors de l’AG extraordinaire de l’ADIUT à Cachan pour exprimer son mécontentement, son refus de lacirculaire et s’imposer comme interlocuteur ;- à la manifestation nationale des Universités du 24 mars ;
- à participer à la journée d’action nationale de la Coordination Nationale des Universités le 26 mars.La prochaine coordination nationale des IUT aura lieu le 27 mars au Mans. Elle abordera entre autre la question d’une filière technologique au sein de l’Université avec la création d’une licence technologique cadrée nationalement avec maintien du DUT.
Elle appelle les IUT à réfléchir à ce sujet. La CNP-IUT participera à la Coordination Nationale des Universités du 23 mars à Strasbourg.
Motion complémentaire
*Journée d’action nationale IUT du 20 mars 2009* : La CNP-IUT appelle tous les IUT à se joindre à l’AG francilienne de Cachan du 20 mars pour exprimer leur refus de la circulaire,présenter nos revendications (y compris l’appel aux démissions collectives) à l’AG extraordinaire de l’ADIUT du même jour à 14h et s’imposer comme l’interlocuteur. En soutien aux actions prévues localement par la Coordination Nationale des Etudiants d’IUT, nous appelons à des actions locales tout azimuts ce jour-là suivant, lemot d’ordre national « Sauvons les IUT ».
Voté à l’unanimité moins une abstention IUT représentés : IUT deBelfort-Montbéliard, IUT de Bobigny, IUT de Brest, IUT de Cachan, IUTde Dijon-Auxerre, IUT d’Evreux, IUT Le Mans, IUT de Nantes-St Nazaire, IUT d’Orsay, IUT de Quimper, IUT de Saint-Malo, IUT de Rennes, IUTde Rouen, IUT de Saint-Denis, IUT de Sarcelles, IUT de Sceaux, IUT-Ade Toulouse (Albi, Auch et Castres), IUT de Tours, IUT de Valence,IUT de Vannes, IUT de Velizy-Rambouillet, IUT de Ville d’Avray, IUTde Villetaneuse. IUT excusés : IUT de Blagnac, IUT du Havre, IUT deLa Roche sur Yon, IUT de Lannion, IUT de Lille, IUT du Limousin, IUTde Marseille, IUT de Montreuil, IUT de Nancy, IUT des Pays de l’Adour (Pau et Mont de Marsan), IUT de Saint-Brieuc. Avec la participationet le soutien du SNESUP-FSU, du SNPREES-FO

18 mars 2009 Posté par rastanarko | Mobilisation université 2009 | , , , , | Pas encore de commentaires

Appel de la coordination nationale étudiante de Lyon

Appel de la coordination nationale étudiante de Lyon:

Nous, étudiant-e-s de 47 Universités, Instituts et écoles en lutte depuis fin janvier et réuni-e-s à Lyon en coordination nationale étudiante les 14 et 15 mars, appelons à amplifier, radicaliser et unifier la mobilisation.

A-Le 19

Nous participerons à la journée de grève interprofessionnelle du 19 mars pour faire face aux attaques du gouvernement. Nous appelons l’ensemble des Universités à descendre massivement dans la rue ce jour.

B-Nous étudiants & facs

Les réformes que nous impose le gouvernement suivent une même logique de rentabilité et de concurrence entre Universités induite par les processus européens de Bologne et de Lisbonne. Celles-ci sont:

- La LRU

- Les décrets (statut des enseignant-e-s chercheurs/euses, mastérisation, etc.)

- Le plan licence

- Le plan campus

- Le contrat doctoral

- La réforme des CROUS

- le financement sur la performance

Ces réformes accentuent la concurrence entre les Universités et entre les individus, soumettent le contenu des enseignements aux besoins immédiats des entreprises, dégradent nos diplômes et donc nos conditions de futurs/es salariés/ées.

Nous exigeons le retrait de ces réformes et décrets. A l’inverse de ces logiques nous nous battons pour:

· Des Universités publiques, gratuites et non sélectives

· Des diplômes de qualité offrant de réelles garanties d’indépendance aux étudiant-e-s sur le marché du travail.

· Un véritable système d’aides sociales étudiant sur critères sociaux (sachant qu’un/e étudiant/e sur deux est un/e travailleur/se )

· Un vrai cadrage national des diplômes

· Régularisation de tous les sans papiers

· Une titularisation de tous les personnels précaires parmi les BIATOSS, CROUS, enseignant-e-s …

· Le recrutement massif et pluriannuel de personnels (enseignant-e-s, chercheurs/euses, personnels administratifs )

· Un financement 100% public et à hauteur des besoins

· La suppression des accords passés avec le Vatican reconnaissant la validité de leurs diplômes

Nous appelons donc dès à present au blocage total et illimité de toutes les Universités, Ecoles et IUT.

Par notre conception de l’université, nous défendons la mission de diffusion des savoirs et d’émancipation intellectuelle des étudiant-e-s. Son rôle n’est pas que professionalisant.

Nous rappelons par ailleurs que la voix du mouvement étudiant s’exprime par le biais de la Coordination Nationale Etudiante, les directions syndicales ne sont donc pas légitimes si elles prétendent négocier en notre nom. Nous appelons les étudiant-e-s d’IUT mobilisé-e-s à participer à la Coordination Nationale Etudiante et à élire des représentant-e-s.

C-L’enseignement en général

Le manque de personnel ne touche pas seulement l’enseignement supérieur, mais tout le système éducatif, de la maternelle à l’université (80 000 postes supprimés d’ici 2012 dans le primaire et le secondaire, 1 090 postes pour l’université en 2009) mais aussi les organismes de recherche comme le CNRS, ainsi que l’ensemble des services publics subissant ces réformes.

Nous voulons construire la lutte en solidarité avec les lycéens/nes, qui ont obtenu le report d’un an des mesures Darcos.

D-Le 19 n’est pas une fin en soi

Malgré les manoeuvres du gouvernement pour désamorcer la mobilisation, la grève se poursuit. Nous condamnons les fermetures administratives abusives, la répression policière et la présence des forces de l’ordre sur les campus, ainsi que le recours à des sociétés privées de sécurité. Ces dérives autoritaires qui visent à museler le mouvement au nom de pretextes sécuritaires fallacieux n’entameront pas notre détermination. Dans la semaine qui s’annonce, la journée du 19 mars sera déterminante. Nous appelons toutes les universités à l’arrêt total d’activité pour descendre dans la rue. Les mouvements interprofessionnels et la grève générale menés par les populations d’outre-mer sont un exemple pour la mobilisation dans l’hexagone. Cette journée n’étant pas une fin en soi, nous aussi sommes déterminés/es à faire plus et mieux qu’une journée d’action symbolique.

Nous appelons d’ores et déjà l’ensemble des Universités à organiser des meetings-débats avec les secteurs en lutte le mardi 24 mars.

La logique de marchandisation et d’exploitation s’applique à tous les secteurs, publics ou privés . Etudiant-e-s, nous sommes de plus en plus nombreux à être aussi des travailleurs/euses précaires. Et si c’est de l’Université qu’est parti notre mouvement, nous sommes conscients des limites de la simple défense du statut d’étudiant. Les limites s’imposent aujourd’hui dans ces conditions même de notre lutte : nombreux sont ces étudiant-e-s pour la Grève, mais contraints de déserter les facs afin de travailler. La question aujourd’hui, c’est donc celle d’une grève générale reconductible et sans négociations face aux différents gouvernements. A partir du 19, elle sera sur toutes les lèvres. Nous appelons le mouvement étudiant à se saisir de cette question et à participer avec l’ensemble des membres du service public et des autres travailleurs/euses précaires ou non à construire en particulier par la multiplication d’initiatives inter-luttes (gratuité, blocages économiques, manifs nationales et débats), les conditions de cette grève générale.

Nous appelons également à une journée de grève de l’éducation de la maternelle à l’université le 26 mars, pour laquelle nous incitons l’ensemble des organisations syndicales à déposer des préavis de grève.

Le mouvement doit continuer de s’amplifier et de se radicaliser jusqu’à satisfaction de toutes nos revendications.

Etant donné que les luttes espagnoles, italiennes, portugaises et allemandes appellent à se rendre à Louvain au contre sommet le 28 et 29 avril, c’est l’occasion de nous coordonner au niveau européen. Nous appelons également à s’y rendre massivement.

La prochaine Coordination Nationale se déroulera à Strasbourg les 21 et 22 Mars

18 mars 2009 Posté par rastanarko | Mobilisation université 2009 | , , , , , , | Pas encore de commentaires

6e coordination nationale des universités

Après quelques jours très chargés, repris eaprtielle d’activité du blog.

tout d’abord, le communiqué de la coordiantion des profs de la semaine dernière à Dijon :

Communiqué du matin

Depuis six semaines, l’université et la recherche sont en grève. Cinq coordinations nationales des universités, quatre coordinations étudiantes, deux coordinations de la CNFDE se sont réunies à ce jour ; les laboratoires en lutte, les docteurs non titulaires et doctorants, ainsi que les salariés de l’Education Nationale et les parents se sont également constitués en coordinations ; les IUT, les BIATOSS s’organisent en coordinations dans la semaine qui vient.
En dépit d’un mouvement sans précédent, malgré des centaines de motions d’analyses produites depuis des mois, malgré les dizaines de milliers de manifestants rassemblés chaque semaine, les ministres de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et de l’Education Nationale persistent à ignorer l’ensemble des revendications des enseignants, des étudiants, des chercheurs, des personnels administratifs et techniques, en particulier l’abrogation de la loi LRU et du pacte pour la recherche. Une mascarade – l’annonce d’une année de «transition» vers la masterisation – en suit une autre – la « réécriture » du décret statutaire. La plupart des dossiers sont tout bonnement absents des discours de V. Pécresse et de X. Darcos. Comme si cette farce n’était pas suffisante, 92 députés de la majorité viennent de déposer avec le plus grand cynisme au regard de la situation actuelle un projet de loi, en continuité avec les préconisations de l’OCDE, qui entend faire porter aux seuls étudiants et à leur famille le coût du désengagement sans précédent de l’Etat de l’enseignement supérieur.

La 6e Coordination Nationale des Universités réunie à Dijon dénonce l’irresponsabilité et le cynisme des ministres dans la gestion d’une crise
majeure de l’enseignement supérieur et la recherche. Ils portent seuls la responsabilité de la radicalisation du mouvement. Ils ne représentent en rien l’esprit de notre communauté. La Coordination Nationale des Universités refuse tout chantage qui enfermerait les personnels et les étudiants dans le dilemme : sauver la promotion actuelle ou sauver les promotions à venir. Elle ne peut être tenue pour responsable d’une situation que nous subissons.
Elle exige du gouvernement le retrait des réformes contestées et la mise en place urgente des conditions d’ouverture d’un véritable dialogue. Elle appelle au renforcement d’une mobilisation unitaire et à la multiplication de ses actions. Elle ouvre, aujourd’hui lundi 16 mars, à Dijon, le «printemps des universités et de la recherche dont le premier acte aura lieu le 19 mars 2009.

Motion concernant le porte parolat de la CNU

La CNU est formée par la réunion des personnels administratifs et techniques, enseignants et chercheurs, étudiants, mandatés par les AG. Elle représente la majeure partie des universités et institutions d’enseignement supérieur public et de recherche français. La CNU est une organisation représentative du mouvement.

La CNU désigne pour la représenter une équipe de porte parole représentative, renouvelable à la coordination suivante, et lui accorde mandat impératif de communication sur la base de l’appel national constitué par l’ensemble des motions adoptées par les coordinations ayant eu lieu à ce jour. Cette délégation n’a pas mandat pour négocier. Elle réagit à l’actualité de la mobilisation, joue un rôle de facilitateur organisationnel entre deux coordinations, elle fait le lien avec l’intersyndicale. Sa mission est de porter la parole de la CNU entre les assemblées générales de celle-ci, seule expression légitime du mouvement. Les porte parole sont élus de manière paritaire parmi les mandatés de la CNU actuelle.

Motion stratégique: calendrier et actions

Nous, membres de la communauté universitaire et de recherche, assumons notre responsabilité de défense de la transmission du savoir à travers une éducation accessible à tous, une recherche menée avec passion et les tâches indispensables nécessaires à son fonctionnement. Nous défendons avec force ces valeurs, niées par les réformes que nous combattons. Nous observons en outre qu’aucune des revendications formulées dans les précédentes motions adoptées par les AG n’a été satisfaite.

La CNU attire l’attention du gouvernement sur l’inquiétude croissante des étudiants concernant l’issue de leur année universitaire. Elle les assure de sa solidarité et invitera les universités à étudier en temps utile les mesures nécessaires à une juste évaluation de leur année. Elle affirme que le
gouvernement doit prendre ses responsabilités face aux étudiants, aux personnels et à notre société.
La CNU se déclare particulièrement choquée par l’attitude de mépris voire de provocation des deux ministres de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, et de l’Education Nationale. Elle condamne avec force la répression violente de manifestations pacifiques, les fermetures administratives. La CNU soutient les enseignants du second degré qui défendent les commissions paritaires et transparentes d’affectation et de mutation dans un cadre national et solidaire. Elle apporte son soutien total aux enseignants des écoles qui luttent contre la casse de celle-ci et plu particulièrement aux enseignants entrés en «résistance».

La CNU dénonce les manquements graves à l’éthique que constituent les mensonges répétés de X. Darcos (par exemple sur l’allongement de la formation des enseignants) et de V. Pécresse (par exemple sur les budgets). Elle demande leur démission.

Les attaques contre l’université et la recherche s’intègrent dans une politique globale contre les services publics et les conditions de vie de la population en général. Nos revendications sont les suivantes : aucun salaire en dessous de 1500€ net, un plan pluriannuel d’embauche, la fin de la précarité. C’est pourquoi la CNU renouvelle son appel à participer massivement à la journée d’action interprofessionnelle du jeudi 19 mars. Elle appelle les secteurs en lutte et les organisations syndicales à donner une suite très rapide à cette journée.

Calendrier proposé

La CNU recommande :

1. la mise en place de deux manifestations et/ou actions « coup de poing » par semaine, sans précision de lieu.

2. la mise en place dans les lieux publics d’actions (type « cours hors les murs ») manifestant la spécificité de nos métiers, et de nos missions (enseignement, recherche).

- 17 mars : nuit de l’université des facs franciliennes
- 18-19-20 mars : participation à la mobilisation européenne contre la stratégie de Lisbonne à l’occasion du sommet européen des 19 et 20 mars.
- 19 mars : manifestation interprofessionnelle. Appel à la grève générale dans le public et le privé.
- 20 mars : appel pour que les directeurs de composantes des Universités démissionnent à cette date si les revendications ne sont pas entendues par le ministère. Publication de ces démissions (à la façon des aixois, 120 lettres de démission apportées à la présidence et au rectorat).
Voter la grève en convergence avec d’autres secteurs : appel à des rassemblements dans les villes dans cette perspective.

- 23 mars : 7e CNU à Strasbourg.

- 24 mars :

* appel aux syndicats siégeant au CTPU de voter contre le projet de décret statutaire dont nous exigeons le retrait ; appel à un rassemblement massif au lieu de réunion de la CTPU. Ce même jour, blocage à la même minute de lieux préalablement définis partout en France. Si une coord. nationale a lieu ce jour-là, une manif dans la ville d’accueil.
* réunions publiques et manifestation nationale de la maternelle à l’université ?
* blocage prévu du CA du CNRS.

- 25-26-27 : RPG.
* Rectorats : encerclement à l’ouverture pour interdire l’entrée des personnels
* Péages : tracts, ouverture de barrières et passages gratuits
* Gares : blocages ponctuels des voies ou à défaut simple tentatives d’intrusion dans les gares
- 25 mars : prochaine CNU
- 26 mars : manifestation nationale avec des déclinaisons locales.
- 28 mars. suspension des activités de direction des labos (voté le 14 mars)
- 31 mars, par ex manif nationale de chez Pecresse a chez Darcos, pour ne pas remonter les maquettes. (c’est la nouvelle date de remontée des maquettes).

ACTIONS PAR TYPE

De la maternelle à l’université :
Proposition de motions

* militer et converger dans la lutte avec le secondaire et le primaire
* plus de convergence avec secteur public dont éducation nationale de la maternelle à l’université (déplacements écoles, collèges et lycées)
* tête de manif avec l’ensemble des personnels (protection et solidarité)
* mobilisation du personnel du second degré : évoquer le dernier statut qui garantit les libertés notamment l’affectation par concours national et mutation
/ création d’une motion commune
* convergence de toutes les coordinations : unité = force, unité à préserver. Dans cette perspective : appel à une journée unitaire le 24 mars.
* descente au flambeau = nuit des écoles et une nuit des universités en même temps
* travailler à la convergence avec les IUFM où la mobilisation est faible et les formateurs continuent à dispenser leurs cours

Administratif :

* envoi aux élus d’une lettre mettant Pécresse devant ses responsabilités en cas de non remise des diplômes
* occupation des rectorats
* blocage de CA
* radicalisation politique : demander aux votants de cette réforme de venir s’expliquer dans les universités
* condamnation des fermetures administratives des universités
* boycott des jurys de bac
* ne pas laisser en paix ni ministres ni recteurs : installer piquets de grève devant ces espaces stratégiques rappelant la nature des revendications
* démission des directeurs d’UFR
* tenue de la prochaine CNU à Strasbourg
* création de cahiers de doléances en vue d’Etats généraux de l’enseignement et de la recherche
* démission des personnels des fonctions administratives
* demande démission Pécresse / Darcos
* démission des directeurs d’UFR en bloc : efficacité locale prouvée
* journée nationale du blocage des universités (manifester avec un brassard : université n en grève)
* suivre l’agenda des personnalités / recteurs qui se déplacent dans les lycées pour expliquer la nature des réformes…
* revendication salariale : pas de salaire inférieur à 1500 euros nets/mois
* refus de tenir les comités de sélection
* mise en service de caisses de grève (spécialement pour faciliter la mobilisation des BIATOSS)
* mettre sous pression les exécutifs universitaires qui feront remonter au ministère que la situation in situ est devenue intenable

”Médiatique :”

* rassemblement alternatif devant les chaînes de télé
* acheter un encart dans la presse
* prise de force d’une des trois matinales des radios généralistes / Paris
* événements sportifs pour saisir l’opportunité médiatique
* manifestations en nocturne / avec instruments de musique
* lancer un ultimatum au gouvernement

Coups de poing :

* occupation de tous les lieux publics et éventuellement le medef…
* radicalisation dans la longueur avec un temps fort par semaine bien identifié
* radicalisation physique en manifestation
* occupation de gares (en nombre, T-shirts blancs maculés de sang + sleeping), péages d’autoroutes
* convergence actions avec membres du secteur privé
* durcissement imposé par le ministère et les forces de l’ordre, durcissement comme unique réponse : Occupation et blocage des facs (BIATOSS)
* actions 2x par semaine / organiser des blocages de flux sur les voies de communication / occuper les établissements privés d’éducation / appeler à la grève générale
* rassemblement devant les rectorats
* tracter directement différents publics avec des textes supports différents, ciblés (par exemple : frais d’inscription ciblage étudiants ou précaires de l’éducation nationale pour collègues du secondaire…)
* défilés plusieurs fois par semaine (notamment à Paris)

18 mars 2009 Posté par rastanarko | Mobilisation université 2009 | , , , , , , | Pas encore de commentaires