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Altermondialiste Archaïque pour une Alternative Humaniste

No to NATO (3) : Black blocs, casseurs, etc …

Du 2 au 5 avril dernier s’est tenu à Strasbourg le contre-sommet de l’OTAN, qui fête cette année ses 60 ans d’existence. J’y était présent en qualité de militant anti-guerre toulousain. Devant les absurdités médiatiques générales balancées ici ou là, il me semble nécessaire de faire un compte rendu absolument subjectif qui rend compte de la réalité des évènements et de la manière dont je les ai vécu. Tout ce qui est dit ici n’engage que moi et en aucun cas les organisations auxquelles j’appartiens. les articles peuvent se lire séparément mais doivent se comprendre dans leur ensemble pour saisir le sens général de ce qui est ici décrit.

Je n’ai pas d’avis tranché sur l’ensemble de ce que j’ai vu à Strasbourg. Avant de vous livrer mes quelques réflexions, il faut peut être faire un point sur les différentes composantes de l’antimilitarisme qui n’est PAS non violent.

  • les Black-blocs

Ah, les fameux blocs noirs, la grrrrrrandes terreur de tous les journalistes et de tous les ultra-non-violents. Je caricature mais c’est vrai qu’il y a comme une légende urbaine qui tourne autour d’eux. Alternativement prônant la lutte armée, ultra-gauche, autonomes, …

Au final, j’ai eu l’occasion rapide de discuter avec certains d’entre eux, et cela concorde largement avec tout ce qui peut être dit dans les milieux connaisseurs. Les black blocs sont des groupes affinitaires ponctuels qui s’attaquent par la manière violente aux BIENS MATERIELS symboliques du capitalisme ainsi qu’aux représentants de l’ordre, soit le plus souvent, les CRS. les attaques ne sont pas préparées et les groupes se forment sur le moment, il n’y a pas d’organisation collective, juste un regroupement de personnes, qui souhaitent attaquer des biens symboliques ou se confronter avec les forces de (dés)ordre ponctuellement. Les cibles sont à chaque fois bien précises, jamais au hasard et il y a toujours une justification politique et un raisonnement idéologique cohérent. Les black blocs ont aussi la particularité d’attaquer la police et de rester l’affronter, organisé tel une guerilla urbaine, même si l’allusion est un peu abusive. Ils sont bien évidemment habillés tout en noir, d’une part pour se protéger des lacrymos et autres jouets polciiers, d’autre part pour ne pas être reconnu.

A Strasbourg, des black blocs ont revendiqué l’attaque du poste frontière désaffecté, symbolisant le contrôle des frontières et n’étant pas légitime pour des militants internationalistes. De la même manière ils ont attaqué certains panneaux publicitaires appartenant à J.C. Decaux, sur lequel on pouvait voir des femmes dans des positions lascives. double message : contre la dictature visuelle publicitaire couplé à des revendications anti-sexistes. Je précise au passage que les black blocs ne sont pas des regroupements de mâles virils, mais sont largement mixtes. Enfin, comme dernier exemple de ce qui a été “cassé” par les black blocs, on trouve aussi des caméras de surveillance arrachées, symbole clair de la société de surveillance. Toute personne a la possibilité à tout moment de se désolidariser du groupe si elle ne souhaite pas participer à l’action.

  • Les appelistes

Ici, j’ai moins d’information, et elles n’émanent pas directement des personnes concernées. Appeliste vient de l’Appel, un texte qui tourne sur internet et sous les manteaux. Ce sont des groupes qui se disent “autonomes”, au sens où il n’ont pas d’organisation établie derrière eux, comme un syndicat ou un parti politique. mais à la différence des autonomes, ils répugnent toute organisation collective. Dans les faits, leur fonctionnement s’apparente à celui d’une secte, il restent toujours ensemble, interviennent au début des manifestations pour littéralement foutre la merde, et s’en vont ensuite dès que la police attaque. Dans leur idée, le fait qu’il y ait des arrestations, des violences ou même des morts est bon pour la lutte car cela pousse les gens à l’insurrection à laquelle ils appelent. A noter que ce sont des personnes qui malgré qu’elles soient ultra minoritaires, réussissent à pourrir les mouvements étudiants depuis celui du CPE, jusuq’à avoir des immondités comme des gens qui chient au sens propre dans les salles de cours pendant un blocage. Les facs du Mirail ou de Rennes II sont particulièrement touchées.

  • Les autonomes

ici, le terme est vague, mais se reconnaissent sous cette “étiquette” les personnes qui refusent l’organisation collective au sein d’un syndicat ou d’un parti politique, qui entretiennent des réseaux de militants. Ils peuvent travailler ponctuellement avec des organisations, sur une diff de tract ou même une campagne, ou comme actuellement sur un mouvement étudiant. Il ne méprisent pas le travail des organisations mais estiment qu’il est impossible de s’organiser efficacement à partir du moment où l’on a une structure à porter derrière soi. Parmi eux, une partie peut devenir violent ponctuellement suivant les situations. Chaque individu est de toute manière autonome, la liberté de chacun prime sur l’organisation collective.

  • Les “casseurs”

Encore une fois, appelation floue, à géométrie variable. Je n’ai pas pu discuter avec eux à Strasbourg, mais leur fond politique commun est le suivant : “toute atteinte à un bien matériel est une atteinte au pouvoir de l’Etat”. du coup, toute destruction est justifiée : abribus, Poste, entreprise (travailleur = serviteur du Capital ?!!). Je pense que beaucoup n’ont aps une réelle formation politique et que c’est ici qu’onr etrouve les gens qui veulent casser pour casser. A cela il faut ajouter, que comme on l’a vu pendant le CPE, nombre de flics en civil participent au casses.
Ce n’est pas nouveau, et c’est sûr qu’il y en avait dans les groupes de “casseurs” à Strasbourg.

  • Les fascistes

On les oublierait presque mais ils étaient aussi présents à Strasbourg. Les groupuscules fascistes d’extrême droite usent aussi de la violence afin de discréditer les mobilisations sociales, et ils en profitent dans la confusion générale pour taper du gauchiste / de l’arabe / du noir (rayer mention intuile). Personne n’en a parlé mais il est certain qu’ils étaient aussi là à Strasbourg.

9 avril 2009 - Posté par rastanarko | Cracher dans le potage | , , , , , , , , , , | Pas encore de commentaires

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