Bulle de Liberté d’un …

Altermondialiste Archaïque pour une Alternative Humaniste

Du bien et du moins bien au pays du dictateur sanguinaire

Le sommet des Amériques, la poignée de main entre Chavez et Obama. Et le livre les veines ouvertes de l’Amérique Latine.

Et puis cette vague de lutte contre la corruption avec la mise en fuite du leader d’opposition ultra corrompu Manuel Rosales plongé dans des magouilles scandaleuses, qui est en fuite au Pérou sedisant victime de persécution politique (c’est sûr que ce n’est pas en France qu’on verra des dirigeants corrompus se voire poursuivre en justice, n’est-ce pas cher Jacques Chirac, Daniel Bouton, et autres consorts ?) ou celle de bureaucrates du parti, qui se sont aussi engraissés sur la Révolution, oui ce n’est pas plus mal de les poursuivre et de les juger, ce n’est que justice et justice sociale.

Mais j’avoue que tombant sur cette info, je doute.

Et je ‘métonne que la presse réactionnaire, habituellement anti-chaviste par principe même d’opposition systématique à toute avancée sociale ne s’en soit pas encore fait les choux gras de cette info.

car l’information est de taille à mon sens, c’est la première fois qu’une chose arrive ainsi :

El vicepresidente para el Táchira del PSUV, Freddy Bernal, anunció la expulsión de esta organización de 28 miembros, entre los que se encuentran ex alcaldes, concejales y dirigentes sindicales. Bernal dijo que la medida se tomó por hechos de indisciplina y por militancia en otros partidos.  En la lista, leída por Bernal, figuran Rosa de Velasco, ex candidata a la gobernación del Táchira en las pasadas elecciones y a quien se le responsabiliza por la derrota del PSUV; la ex alcaldesa de Cárdenas, Noris Jaimes; el ex diputado Iván Rincón y la dirigente sindical Vilma Vivas.
“Cuando cualquier gobernador, alcalde, diputado nacional, regional o concejal, no asumen la disciplina del partido, digan lo que digan, están en contra del Presidente de la República. Nadie puede venir a escudarse diciendo es que yo estoy con Chávez, pero no le paro al partido”.   Indicó también que de la dirección regional, integrada por 70 personas, fueron desincorporados 14 de sus miembros, aunque sus nombres no fueron suministrados.
Pour les non hispaniques, en résumé, le Vice-président du Parti Socialiste Vénézuelien (PSUV) pour la province de Tachira a annoncé l’expulsion de 28 des membres du parti pour indiscipline de parti et pour des faits de militance dans une autre organisation. En font partie la leader syndicaliste Vilma Vivas, l’ex-candidate qui a perdu les dernières élections et qui se voit exclue pour ce fait et un ex-député.
Si tout le monde criera à l’affront, la liberté d’expression, je répondrais que le parti au pouvoir au Venzuela est aussi démocratique que l’UMP en france ou le Parti Démocrate au Etats-Unis. La question n’est pas exactement là, au final.
Car ce qui me choque dans cette brève, c’est cette phrase du leader du PSUV à Tachira :
“Cuando cualquier gobernador, alcalde, diputado nacional, regional o concejal, no asumen la disciplina del partido, digan lo que digan, están en contra del Presidente de la República. Nadie puede venir a escudarse diciendo es que yo estoy con Chávez, pero no le paro al partido”.
Quand n’importe quel  gouverneur, fonctionnaire, député national, régional ou communal n’assume pas la discipline de parti, on dira ce qu’on veut, il s’oppose au Président de la République. Personne ne peut venir se justifier en disant que “je suis avec Chavèz”  mais je n’adhère pas à la ligne du parti.
Ce qu’exprime ce leader chaviste c’est qu’on n’a pas le droit de s’opposer à la volonté du Parti quand celui-ci a décidé.
Cette organisation d’un parti s’appelle le centralisme démocratique.
Je combat avec beaucoup d’autres, pour l’instant avec succès, le fait que ce genre de chose n’arrive pas dans mon syndicat, et c’est ce qui en fait une organisation démocratique et avec laquelle je me retrouve dans les pratiques, et tant qu’il en sera ainsi je défendrais mon organisation.
car centralisme démocratique suppose mort de la démocratie interne.
Pourquoi ?
Parce que la démocratie c’est évidemment l’expression légitime de tou-te-s,  mais y compris quand les décisions des élections ne valident pas le choix de certain-e-s. Bien au contraire, la démocratie n’existe qu’à partir du moment où un mouvement social populaire peut contester une décision d’élection. Le pouvoir démocratique est celui du Peuple, JAMAIS celui d’une minorité dirigeante, de quelle classe qu’elle soit.
Or, comment pouvoir proclamer la défense de la démocratie pour un pays, si on ne l’applique pas à son organisation ?
C’est mon côté syndicaliste : la pratique avant tout. C’est aussi al raison pour laquelle je n’irais pas au NPA : la pratique.
Le centralisme démocratique s’est résumé en une phrase : « liberté totale dans la discussion, unité totale dans l’action »: Lénine.
Et je suis marxiste non-léniniste ( et donc non trotskyste, et bien évidemment, encore moins stalinien ou maoïste).
Or, l’application de ce principe de centralisme démocratique au Venezuela me gêne grandement.
D’abord parce que je m’y rend très bientôt.
Ensuite parce que c’était une dérive qui était attendue partout pour pouvoir hurler à la dictature du stalinien Chavèz.
Le Venzuela n’est pas une dictature. Et je serais le premier à le critiquer dès qu’il en prendra le chemin.
Ce n’est pas du stalinisme et ça ne le sera pas. Il n’y aura pas de Goulag au Venezuela.
les médias sont libres, l’opposition existe et est virulente, même quand elle est fasciste (mouvement étudiant (sic) de 2007).
Il n’y a pas de Parti Unique, il y a un large éventail et le Peuple vénézuelien, de quel bord qu’il soit participe au processu.
Le pays est assiégé de forces impérialistes hostiles ( USA, Colombie, …) mais tient le choc, qui plus est se soumet à la démocratie directe : referendum et approfondi sous contrôle citoyen la révolution. Donc arrêtons d’hurler comme ces chiens du Figaro.
En pratique, je sais bien que si Chavèz se barre la Révolution crèvera, que le processus bolivariens ‘arrêtera et qu’un néo-conservateur reprendra le pouvoir et tuera tout mouvement social, d’une manière bien plus stalinienne que la pire des démocratie cubaine.
Mais, tout de même, est-ce indispensable mon cher Hugo ?
Ne pouvons-nous pas soutenir ton processus, militer pour la révolution au PSUV et ne pas être en accord avec certaines de tes idées ?
Encore autre chose que je verrais une fois là-bas, avec l’espérance de ne pas me tromper.
Et si je me trompe, eh bien je soutiendrais les organisations bolivariennes non-chavistes, comme je soutiens ici els organisations anticapitalistes démocratiques.
Et le Venezuela continuera d’être la démocratie en construction.

28 avril 2009 - Posté par rastanarko | Chronique de la vie extraordinaire | , , , , , , , | Pas encore de commentaires

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