Bulle de Liberté d’un …

Altermondialiste Archaïque pour une Alternative Humaniste

God bless America ou America blesse Irakien ?

On va encore m’accuser de faire de l’antiaméricanisme primaire, mais bon, ce genre d’info, ça mérite qu’on en parle, et il n’y a rien à ajouter.

de l’info “brute”, absolument pas “objective” mais complètement indépendante.

L’ARMÉE U.S. CONFIRME : LES PHOTOS CENSURÉES MONTRENT BIEN DES SOLDATS U.S. ENTRAIN DE VIOLER DES PRISONNIERS

[Gregor Seither - IES News Service - 27/05/2009]

(…) Antonio Taguba, l’officier de l’Armée U.S. qui a mêne l’enquête sur les actes de torture et de maltraitance commmis sur les prisonniers d’Abou Ghraib à Bagdad par des soldats U.S, a confirmé, dans un interview à la presse britannique, que parmi les photos saisies chez les geoliers tortionnaires, figurent en effet des images de soldats U.S. entrain de violer des prisonnières et de commetre des abus sexuels sur des prisonniers. Sur au moins une photo on pourrait voir un soldat U.S. entrain de violer une prisonnière irakienne et sur une autre, un soldat interprète entrain de sodomiser un prisonnier.

D’autres photos montrent les soldats entrain d’introduire des objets divers dans l’anus ou le vagin de prisonniers/ères, comme par exemple une matraque, des fils électriques ou encore un tube de néon. Une autre photo montrerait un géolier entrain d’arrcher les vètements d’une prisonnière, exposant sa poitrine.

Le Major General Taguba a précisé, dans son interview accordé au Daily Telegraph, que ces photos figuraient déjà dans son rapport de 2004 et qu’à l’époque il avait déjà signalé les nombreux témoignages de viols et d’abus sexuels commis par les soldats U.S. à Abou Ghraib.  L’Administration U.S. avait volontairement empéché la publication de ces photos.

Aujourd’hui encore, le nouveau président U.S. Barack Obama tente d’empécher la divulgation de ces 2 000 photos, affirmant qu’elles risquaient de provoquer la colère du monde arabe et donc mettre en danger les troupes U.S. à travers le monde. Les photos ne documentent pas seulement les abus et actes de torture commis à Abou Ghraib mais également des atrocités commises en Afghanistan et en Irak, de 2001 à nos jours.

Le Maj Gen Taguba, qui a demandé sa mise à la retraite de l’armée en 2007, a déclaré qu’il approuvait la décision d’Obama de ne pas publier ces photos :

“Ces images montrent des cas de torture, de viol et d’actes incroyablement indécents. Je ne vois pas l’utilité de les révélér au public à moins de les verser à un dossier légal. La seule conséquence d’une telle publication serait de mettre nos troupes en danger, les seuls défenseurs de notre politique étrangère, à un moment où nous avons le plus besoin d’eux.

Il n’est pas nécessaire de montrer ces images, leur seule description dans mon rapport est déjà suffisante pour se faire dresser les cheveux sur la tête. Vous pouvez me croire.”

En avril dernier, l’administration Obama avait déclaré qu’elle était prête à révéler ces photos, suite à un jugement en faveur de la American Civil Liberties Union (ACLU) qui en avait exigé la publication. Mais c’était sans compter avec le puissant lobby militaire à Washington qui a mené une campagne tenace pour faire disparaître ses photos en usant de l’argument de la “sécurité de nos troupes”.

Début mai, Barack Obama a donc fait volte face en déclarant : “A mon avis, l’unique conséquence directe de leur publication, sera d’enflamer l’opinion publique anti-Américaine et exposer nos troupes à un grand danger.”

L’auteur de l’article ajoute :

Seymour Hersh parle même de vidéos dans lesquelles on entend “le cri d’enfants violés et torturés devant leurs parents”…

Et si tout cela vous paraît incroyable, si vous vous dites “Ce n’est pas possible, les Etats-unis ne font pas cela”, allez donc interroger un survivant de My Lai au Vietnam ou bien un paysan Salvadorien des années 1980…

29 mai 2009 Posté par rastanarko | échos des papiers désorientés | , , , , , , | Un commentaire

Opportunités de crise

Vu que mes partiels c’est lundi, et que j’ai pas trop le temps de m’attarder sur tout ce qui se passe en ces temps qui sont enfin un peu agités, je laisse la parole à Seb Musset qui nous explique comment on risque de se faire entuber très grave si on ne se réveille pas un tant soit peu rapidement et qu’on passe pas à l’offensive sociale.

c’est clair, concis et ça a la mérite de recadrer un peu le débat.

9 mai 2009 Posté par rastanarko | échos des papiers désorientés | , , , , , | Pas encore de commentaires

répression : le point de vue de la Réaction

Attention, ça envoie, c’est Caseur.fr, où es réactionnaires de toute al toile se retrouvent pour parler de liberté et de Réaction. C’est Cyril Bennasar qui écrit et je ne lui ferais pas le plaisir d’un lien gratuit. Mais lisez quand même, ça envoie le steack, surtout après strasbourg. Avec de sthéories pareilles, on peut justifier une dictature, donc retenez le bien, c’est pas dit que ça ne puisse jamais servir dans notre “plus belle démocratie du monde”.

Quand j’étais au lycée, le directeur me convoqua un jour dans son bureau pour une bêtise que je n’avais pas faite. À ses questions sur la farce qui était plutôt comique mais que j’ai oubliée (désolé), je répondis que ce n’était pas moi et rajoutai : “Mais ça aurait pu l’être.” Quelques semaines plus tard, sans faits et sans preuves, j’étais viré. Motif : attitude négative. Dans sa grande sagesse, le responsable de l’établissement s’était débarrassé d’un insolent qui défiait l’autorité depuis un peu trop longtemps. Etait-ce juste ou pas ? Je l’ignore, mais à sa place aujourd’hui, je n’agirais pas autrement.

Dans un film dont j’ai oublié le titre, Sami Naceri est cerné par la police. Au lieu de mettre les mains en l’air comme on le lui ordonne, il fait le mariole, insulte, provoque et fait mine de dégainer en pointant sa main vide de toute arme sur une femme flic qui, se sentant menacée, le descend. Quand elle comprend que le braillard était désarmé, elle est bouleversée et gagnée par ce sentiment étrange et répandu surtout chez les innocents, la culpabilité. Franchement, je ne vois pas ce qu’il y a de bouleversant à flinguer Sami Naceri que je préfère voir torturé dans un roman de Dantec plutôt que pérorant à la télévision quand il devrait être en prison.

Mais oublions l’acteur et revenons au personnage du film. Est-il juste qu’il meure ? Je n’ai pas la réponse mais la leçon à tirer de cette histoire est que dans le doute, la police se défend. Si le message passe, le délinquant ne sera pas mort pour rien.

De même, que Saddam Hussein ait ou non détenu des armes de destruction massive n’a que peu d’importance. Qu’il l’ait fait croire au monde en baladant les inspecteurs de l’Onu pendant dix ans aura suffi à lui attirer les foudres de cet Occident qui ne craint pas ses ennemis. Attitude négative. Personne n’est à l’abri d’une guerre préventive. À bon entendeur, salut. Est-ce juste ? Le gendarme du monde marche parfois sur la justice mais je gage que l’avenir, à commencer par celui de l’Irak, donnera raison au regretté président Bush, n’en déplaise à ceux dont la pensée politique semble inspirée par les Guignols de l’Info.

Est-il juste que Julien Coupat soit en prison et Ivan Colonna condamné ? Que leurs sympathisants posent la question me paraît légitime, que les intéressés le fassent à l’ombre me semble indispensable. Si vous écrivez des âneries sur la nécessité d’attaquer la société technologique en sabotant des trains, évitez de traîner près des rails les nuits de sabotage car vous pourriez attendre quelques mois derrière les barreaux que l’on établisse votre innocence ou votre culpabilité.

Si vous appartenez à un groupe d’où partent des coups de feu qui blessent des policiers, il se pourrait qu’on vous renvoie la balle et que vous en mouriez. Même si vous n’avez pas tiré vous même, même si vous n’avez pas d’armes. Est-ce juste ? Non, je vous l’accorde, mais je doute qu’à part chez les islamo-gauchistes on vous pleure très longtemps.

Si vous jouez le bandit corse avec tout le folklore, meurtre, embrouille, mensonge, aveux, désaveux, maquis et omerta, si, quand on vous aura gaulé comme une noix, vous prenez la justice de haut, vous courrez le risque d’être condamné sans preuves matérielles parce que l’intime conviction d’un jury suffit. Vous pourrez hurler au complot et en appeler à l’Europe mais depuis les geôles de la justice “coloniale”.

Avant de faire régner la justice, l’Etat se défend. À travers vous, l’Etat dissuade et je m’en réjouis. Tant pis pour ceux qui font semblant de tirer sur les flics, pour les dictateurs qui bluffent, les apprentis-révolutionnaires et les bergers bas du front. C’est une loi qu’on devrait enseigner aux écervelés comme l’eau qui mouille ou le feu qui brûle. L’Etat se défend et tant mieux parce que l’Etat c’est moi. Légitime défense. Quand on attaque la police ou qu’on bousille le chemin de fer, quand on menace ma civilisation ou qu’on assassine un Préfet, c’est moi qu’on vise parce que l’Etat, c’est moi.

Alors s’il arrive qu’en mon nom, on prenne quelques libertés avec la loi, les droits de la défense ou les droits de l’homme, je pense à Dirty Harry et je souris. Comme Mme Erignac depuis le verdict, je souris. Et quand une condamnation rend leur sourire aux veuves et aux orphelins, j’ai confiance dans la justice de mon pays. Vous trouvez ça injuste ?

12 avril 2009 Posté par rastanarko | échos des papiers désorientés | , , , , , | Pas encore de commentaires

Vous avez aimé facebook ?

Et bien voici le PROGRES ! Aka-Aki  !!!!

et ce n’est pas un gros canular de premier avril; C’est absolument sérieux, et déjà que je suis ent raind e retirer progressivement tout mes contenus sur facebook, nous mais là …

remarque, on n’a même plus raison d’avoir peur d’entrer dans une société orwellienne, on l’a déjà dépassé. il est bien évident qu’il ne faudra JAMAIS aller dans un truc pareil …

TOUS AMIS, TOUS PISTÉS

[Yves Eudes - Le Monde - 06/04/2009]
Un quartier animé de Berlin, par un soir printanier. Thomas, 31 ans, artiste peintre encore méconnu, s’installe dans son bar habituel et sort son téléphone mobile, un “smartphone” connecté à Internet. Aussitôt, son mini-écran affiche la page d’accueil de Aka-Aki, le nouveau réseau social “géolocalisé” permettant à ses membres de détecter tous les autres membres se trouvant dans les parages, et de communiquer avec eux en temps réel.
D’un coup d’oeil, Thomas constate que des centaines de Berlinois inscrits sur Aka-Aki sont connectés en ce moment, dont dix-sept à moins de dix minutes de marche. Leur nom et leur photo défilent automatiquement. D’un geste, il peut consulter leur profil, contenant toutes sortes de renseignements : ils habitent le quartier, ou y travaillent, ou sont venus pour dîner. Presque tous ont pris l’habitude de coller sur leur profil des stickers (étiquettes) pour expliquer en images leurs goûts et leurs préférences dans tous les domaines. Même ceux qui ne font que passer près du bar, à pied ou en tramway, sont recensés et archivés.

Le système précise que, sur les dix-sept personnes présentes dans le quartier, trois se trouvent à quelques dizaines de mètres de Thomas. La première s’appelle Zina, une jolie brune. Sans hésiter, Thomas lui envoie un message. Zina répond qu’elle habite en face du bar, mais qu’elle n’a pas le temps de venir boire un verre, car elle révise un examen : “Pas grave, se console Thomas, je la retrouverai facilement.” Aka-Aki a enregistré la date et l’heure de la rencontre entre les mobiles de Thomas et de Zina, et a inscrit l’événement sur leurs profils respectifs. S’ils se croisent à nouveau, dans un jour ou dans un an, ils recevront un message d’alerte.

Thomas affirme qu’il a fait plusieurs rencontres grâce à Aka-Aki : “La première fois, je me suis fait draguer par un homosexuel qui ne l’avait pas indiqué sur son profil. Moi, je suis hétéro, dès le lendemain, je l’ai mentionné sur le mien.” Il a aussi fait connaissance avec un autre jeune artiste : “Un matin de bonne heure, j’ai remarqué que son profil était apparu près de chez moi. Même chose les jours suivants, alors je lui ai demandé s’il venait d’emménager dans le secteur. C’était le cas, nous avons très vite sympathisé.”

Soudain, le smartphone de Thomas émet un jingle indiquant qu’un nouveau membre vient de pénétrer dans sa zone de proximité : “C’est un ami à qui j’avais donné rendez-vous plus tard, pour dîner. Lui aussi a vu que j’étais ici plus tôt que prévu, il arrive.”

Thomas et sa bande ont adopté Aka-Aki comme mode de communication principal. Quand deux membres signalent au système qu’ils sont officiellement “amis”, chacun est mis au courant en temps réel de tout ce que fait l’autre. Et lorsque deux membres qui ne se connaissent pas encore se croisent par hasard, le système leur envoie la liste de leurs amis communs, directs et indirects – un premier sujet de conversation possible.

la suite à lire absolument sur : http://libertesinternets.wordpress.com/2009/04/07/aka-aki-le-cauchemar-absolu/

et pour ceux qui auraient la flemme : c’est juste un nouvel outil permetant de savoir tout des personnes que l’on croise dans la rue, avec leur consentement, tout comme facebook … et c’est ce qui est e plus dangereux : le contrôle social généralisé sous consentement. bref, un nouveau aps de plus vers la société de contrôle total de tous contre tous : vive le 21e siècle.

8 avril 2009 Posté par rastanarko | échos des papiers désorientés | , , , , , , | Pas encore de commentaires

Qui a dit criminalisation des mouvements sociaux ?

maire Colmar subventions Lycée Camille-Sée manifestation Darcos Colmar : des élèves manifestent, le maire supprime les subventions du Lycée colmar eleves manifestent maire supprime subventions lycee 3911

Gilbert Meyer, le maire de Colmar, vient d’informer le proviseur du Lycée Camille-Sée qu’il coupait tout net les subventions à son établissement. Motif : des élèves ont manifesté contre les réformes Darcos le 19 mars dernier ! Trois voyages d’étude du lycée sont annulés.

Colmar - une maire supprime les subvetions d'un lycée

Les Dernières Nouvelles d’Alsace (DNA) affirme avoir consulté un courrier adressé au proviseur du Lycée Camille-Sée, dans lequel le maire (UMP) de Colmar annonce couper court aux subventions municipales de l’établissement. Il n’a guère apprécié la participation des élèves à la mobilisation nationale du 19 mars dernier, qui avait réuni 1800 personnes dont 400 lycéens, 250 provenant du lycée incriminé.

Gilbert Meyer précise, dans cette lettre, qu’« un groupe de lycéens s’est distingué par son comportement et ses slogans contre la police et le gouvernement ». Pire, les manifestants n’auraient pas « respecté l’itinéraire prévu » et seraient restés « un certain temps place de la Gare, malgré l’ordre de dispersion ». À la limite du terrorisme ! “J’estime que ces dérives, qui m’ont interpellé, ne sont pas acceptables” affirme le maire, qui annonce que « la ville ne subventionnera plus les déplacements des élèves ».

Manifestations, pièges à cons

Pourtant, DNA rappelle que les manifestations se sont déroulées dans le calme le plus complet. Aucune violence, aucune dégradation de biens, ni publics ni privés. Mais quelques slogans et banderolles hostiles à Xavier Darcos et au gouvernement, aggrémentés d’appels à « la guerre contre le capitalisme ». Des paroles « ni plus ni moins virulentes » qu’ailleurs, selon la journaliste.

Sauf que Gilbert Meyer semble être un habitué du fait. Récemment, deux élues ont été privées de leurs indemnités pour avoir manifesté leur désaccord. Une association a aussi dû prouver qu’elle n’avait pas témoigné de sympathie à une liste d’opposition pour bénéficier d’une subvention municipale. Au final, d’ici la fin de l’année scolaire, trois voyages d’étude sont annulés.

31 mars 2009 Posté par rastanarko | échos des papiers désorientés | , , , , , , , | Pas encore de commentaires

La raison capitaliste en temps de crise

Un article repris sur Le grand soir.info, où l’on, voit très bien comment ceux qui ont fait la crise continuent de s’engraisser et de s’approprier les richesses pendant la crise.

Burning Money

Morceaux choisis

M. Barnanke a demandé ce qu’il fallait faire lorsqu’un fumeur irresponsable mettait le feu à son lit et provoquait l’incendie de sa maison. Le voisin devrait-il se dire « c’est de sa faute, que la maison brûle » ? Une telle attitude représenterait une menace pour tout le quartier, a expliqué M. Barnanke. En conséquence, a-t-il expliqué, l’économie avait besoin d’un système bancaire et financier solide. Et voici ce qu’il a dit : l’économie ne pourrait sortir de la crise qu’avec encore plus de crédits et de dettes. Pour cela, il faut encore plus de milliards de milliards de dollars fournis par « les voisins » à l’irresponsable qui a mis le feu à sa propre maison. C’est ici que l’analogie présente de sérieuses limites.

(…)

Qu’y a-t-il de faux dans cette analogie ? Pour commencer, les maisons de la finance sont rarement situées dans les quartiers où vivent la plupart des gens. En fait, ce sont des châteaux, situés aux sommets des collines, dominant les villages plus bas. Ils peuvent partir en fumée et laisser la nature regagner ses droits sur le sommet de la colline, plutôt que de voir le village entier tourner le regard, enchaînés par les dettes, vers ces temples de la finance.

Et, s’agissant de la politique US, l’analogie est encore plus fausse. En réalité, le Trésor et la Réserve Fédérale ne sont pas en train « d’éteindre l’incendie ». Ils sont en train de saisir les maisons qui n’ont pas encore brûlé, d’expulser les occupants, et de remettre les biens entre les mains de ceux qui sont coupables d’avoir « mis le feu à leur propre maison ». Le gouvernement n’est pas en train de jouer aux pompiers. « Eteindre le feu » serait effacer les dettes de l’économie – les dettes qui sont en train de « tout brûler ».

(…)

“Pour calmer la vague de protestations contre les 160 milliards de dollars versés à AIG, le Trésor a finit par publier les noms des sociétés qui ont finalement touché cette somme lorsqu’AIG s’en est servi pour éponger ses dettes. Confirmant les rumeurs qui circulaient depuis plusieurs mois, la compagnie de M. Paulson, Goldman Sachs, se trouvait en tête de liste en empochant 13 milliards de dollars ! Suivie par Merrill Lynch (7 milliards), Bank of America (5 milliards), Citigroup (2,3 milliards) et la très décriée société de junk-mortgage Wachovia (1,5 milliards). En tant que Secrétaire du Trésor, il s’avère que M. Paulson représentait non pas les intérêts des Etats-Unis mais ceux de sa propre compagnie et de ses voisins de Wall Street.”

23 mars 2009 Posté par rastanarko | échos des papiers désorientés | , , , , , , , | Pas encore de commentaires

Un signe du temps

Il y a des jours comme ça où même des journaux du consensualisme dominant font quelques constats rationnels : c’est dans le Nouvel Obs :

Marx contre-attaque

Par Aude Lancelin

«L’idée de communisme» retrouverait-elle, par temps de crise, une vigueur inattendue? Alain Badiou, Slavoj Zizek, Toni Negri, Michael Hardt, Jacques Rancière et plusieurs autres grands noms de la philosophie politique radicale mondiale étaient réunis, ce week-end, à Londres, pour un colloque sur cette notion. Aude Lancelin a suivi les débats

Faucille-Marteau_vignette.jpg

On ignore si la tombe de Marx, située au cimetière de Highgate à Londres, a été spécialement fleurie durant ce  week-end. Il est certain en revanche qu’un hommage autrement plus stimulant vient d’être rendu au penseur au cœur même de la capitale britannique. Trois journées durant, du vendredi 13 au dimanche 15 mars 2009, les plus prestigieux noms de la philosophie politique radicale mondiale, de Slavoj Zizek à Alain Badiou, Toni Negri, Michael Hardt, Jacques Rancière et bien d’autres, se sont succédé à la tribune de la «Birkbeck university of London» pour réfléchir ensemble à l’avenir de l’idée communiste. Un amphithéâtre de neuf cent places avait été mis à disposition pour ce colloque à tous égards exceptionnel, sobrement intitulé «On the idea of Communism». Il aura à peine suffi à contenir une foule spectaculairement jeune, attentive et rieuse, venue de l’Europe entière avec carnets de notes, canettes de Coca light et caméscopes high-tech pour entendre les grandes figures d’un concept politique qu’on disait salutairement mort.

«On the idea of communism», les participants au colloque
Le colloque «On the idea of communism», qui s’est tenu au «Birkbeck Institute for the humanities», Logan Hall, 20 Bedford Way, London, du vendredi 13 au 15 mars 2009, a rassemblé: Judith Balso, Alain Badiou, Bruno Bosteels, Terry Eagleton, Peter Hallward, Michael Hardt, Toni Negri, Jacques Rancière, Alessandro Russo, Alberto Toscano, Gianni Vattimo, Slavoj Zizek.

Le programme des interventions est ici.

Doit-on voir dans cette étonnante affluence une conséquence des convulsions que connaît actuellement l’économie capitaliste mondiale? Il est certain que la désorientation actuelle se montre suffisamment profonde pour redonner un nouveau lustre aux objections marxistes. Ce n’est du reste pas le moindre de ses dégâts collatéraux, ne manqueront pas de grincer certains penseurs médiatiques hexagonaux. Prudence toutefois. On sait que les crises de cette ampleur peuvent faire sauter certains verrous idéologiques comme elles peuvent aussi déboucher sur le pire. Les Britanniques le savent bien, qui ont récemment connu des grèves ouvrières d’une ampleur inédite contre l’embauche de travailleurs étrangers. Une agitation inquiétante, vivement condamnée par Gordon Brown. Surpris par la réussite de leur propre démonstration de force, les organisateurs de ce week-end «rouge» non loin d’une City londonienne dramatiquement sinistrée se gardaient donc de tout triomphalisme.

Slavoj-Zizek_©Ibo-Sipa.jpg

Un tabou est bel et bien en train de tomber cependant. Celui qui pesait sur le mot même de «communisme», criminalisé depuis la fin des années 70, usé et définitivement ringardisé au cours de la décennie suivante. Le 7 mars dernier, une semaine avant le colloque de Londres, le «Financial Times» lui-même, peu suspiciable de complaisances gauchistes, posait sans précautions la question: «Communism: an alternative to capitalism once again?». La veille, le journal avait déjà consacré un long portait au slovène Slavoj Zizek, présenté en véritable rock star marxiste. De plus en plus populaire en Angleterre, désigné parmi les 25 «top leaders» intellectuels mondiaux par les lecteurs du «Foreign Policy» l’an dernier, Zizek a également été nommé directeur international dudit «Birckbek Institute», faculté ayant toujours maintenu une tradition d’accueil à l’égard des intellectuels communistes blacklistés pendant la guerre froide(1). Une fonction honorifique qui lui aura permis de lancer l’idée de ce colloque avec le philosophe Alain Badiou, lui aussi en voie de médiatisation accélérée au Royaume-Uni.

LA suite : ICI

18 mars 2009 Posté par rastanarko | échos des papiers désorientés | , , , , , | Pas encore de commentaires

Ce que doit être le syndicalisme …

ce sont des déclarations comme celle-là, qui font aimer l’engagement syndical, qui font se dire que tout n’est aps perdu, que ‘lespoir est là, que nous sommes nombreux et que le basculement dans le rapport de force est proche … bref qui donnent envie d’utopier et d’espérer

Peuple de Guadeloupe, bien bonsoir !

Ils parlaient de l’effritement du mouvement, mais nous le disons encore une nouvelle fois : Ils se sont trompés !

Nous croyons être entrés dans une phase, une phase importante, qui nous fait dire ceci : si nous ne nous étions pas réunis, tous ensemble, le 5 décembre 2008 [Réunion entre les Organisations ayant initialement appelé à la grève générale du 16 décembre 2008, puis après avoir formé le LKP, à celle du 20 janvier 2009], nous serions tous aujourd’hui les parfaits couillons de ce pays ci ! LKP n’aurait pas vu le jour ; nous n’aurions pas pas fait ce que nous avons réalisé ; et nous n’aurions pas remporté cette victoire.

Car c’est une grande victoire que nous avons remporté, camarades !

Il n’y a aucun mouvement dans le monde où l’on entend tout à la fois que les salaires ont augmenté, que des salariés de la collectivité régionale bénéficieront d’une prime de 100 euro au mois d’avril, que l’Etat va mettre en place une prime de 200 euro au mois d’avril, que les prix des produits de première nécessité vont baisser…

C’est une victoire ; et nous devons en être fiers !

Mais, plus encore : les travailleurs qui ne faisaient aucun cas des syndicats, qui les ignoraient, qui tiraient à boulets rouges sur les syndicats… Aujourd’hui ce sont eux qui sont en grève ! Et ils font comprendre à leurs patrons, qu’eux aussi, ils ont pris conscience !

Cette conscience nouvelle est importante pour l’avenir !

Nous assistons, nous syndicalistes, à une syndicalisation très forte des travailleurs : qu’ils soient chômeurs, qu’ils soient à la retraite ou en activité… Et c’est le mouvement LKP qui nous a permis d’en arriver là.

Certains s’évertuent à effectuer chaque jeudi des calculs pour établir le nombre de fermetures d’entreprises qui seraient la conséquence du mouvement LKP…

Ce sont les mêmes qui ont refusé de venir négocier, qui ont fait traîner les négociations, qui ont tenté de les torpiller… Et ils voudraient aujourd’hui nous faire porter le chapeau, nous faire endosser la responsabilité de leur attitude !

De plus, ici en Guadeloupe, tous les jeudi, depuis plus de 6 ans, il y a au moins 15 entreprises qui sont liquidées au Tribunal de Commerce de Pointe à Pitre ! Et il n’y a jamais personne pour en parler !

Et de quoi entendons nous parler aujourd’hui ?

Que des entreprises internationales, des multinationales telles que TOTAL – 14 milliards de profits en 2009 – licencient (555 travailleurs chez TOTAL). Que CONTINENTAL – dont le bénéfice 2008 a augmenté de plus de 11% – ferme des usines, non seulement en France, mais aussi en Allemagne. Qu’il y a une série de sociétés qui vont fermer en France, notamment les PIRELLI ; et que MICHELIN, SONY, DANONE… s’apprêtent à licencier des centaines de salariés.

Et alors qu’on tente de nous accuser de racisme, que disent ces travailleurs licenciés ou en passe de l’être ?

Ils disent, comme ceux de CONTINENTAL, qu’il faut faire comme nous avons fait, ici en Guadeloupe !

Malheur pour eux, eux ces grands patrons, dans ces pays où il arrive aux cailloux d’être en grève… les travailleurs ont pris des oeufs et les leur ont balancé !

Notre combat a donc une grande importance pour les jours et les années à venir.

Pas forcément parce qu’il y aura une grève générale en France le 19 mars prochain… Mais le fait que les travailleurs de France disent aujourd’hui qu’il leur faut faire comme en Guadeloupe, comme en Martinique, comme à la Réunion… Cela signifie que le vent du changement commence à souffler ! Et que de toutes les façons l’exploitation prendra un jour fin dans cette société capitaliste !

Nous avons ouvert la voie !

Ce chemin, nous l’avons ouvert, mais nous l’avons fait avec un sens… Nous, nous avons proclamé haut et fort : Tous pour un, un pour tous ! Et nous avons affirmé continuer jusqu’à la victoire !

Ansanm nou ka lité, ansanm nou ké gannyé !

Jean Marie NOMERTIN,
Meeting au Palais de la Mutualité
Pointe à Pitre le 13 mars 2009

16 mars 2009 Posté par rastanarko | échos des papiers désorientés | , , , , , , , | Pas encore de commentaires

Une juive anti-sioniste

Témoignage de celle qui a interpelée l’”humoriste” Arthur, lors de la manifestation contre la tenue de son spectacle, à cause de son soutien à l’Etat d’Israel.

Arthur, le couillon couillonnant

Je m’appelle Claude Raymond, c’est moi seule qui ai interpellé Arthur à Vals-les-Bains, j’ai le droit de m’exprimer face à l’emballement dément et à l’accusation d’antisémitisme dont les médias ont fait leurs choux gras depuis un mois. A Vals-les-Bains, où la configuration est particulière (casino, théâtre et bar donnant sur un hall à entrées multiples), c’est la police qui a interdit l’entrée du théâtre, et c’est Arthur lui-même qui a annulé son spectacle. Notre manifestation, sans le moindre soupçon d’antisémitisme, était pacifique et d’ailleurs la police n’a procédé à aucun contrôle d’identité. Deux journalistes du Dauphiné libéré étaient présents et ont relaté correctement l’événement dans son édition du 18 janvier 2009. La dépêche de l’AFP était également exacte. Alors, pourquoi tous ces mensonges : journalistes sans éthique ou volonté délibérée de tordre la vérité ? Mesdames et Messieurs les journalistes, c’est à vous que je pose la question !
Revenons à Vals-les-Bains, après une heure d’attente, Arthur s’est présenté en victime : « On m’attaque pour ma religion, je suis juif ». Je suis juive aussi, je le lui ai dit, il m’a regardée et c’est bien la première fois que ses yeux exprimaient un sentiment, une haine féroce. Il y a eu ensuite son texte dans Le Monde. « La haine des incendiaires des âmes », une longue pleurnicherie victimaire et pas un mot sur son soutien (ou pas) à l’Etat d’Israël. Et j’ai enfin compris. Sous son air benêt se cache un redoutable mariole, et quoi de mieux pour booster son spectacle, qui n’attire pas les foules (à ce qu’on dit), que de jouer sur le communautarisme des uns et la solidarité contre l’antisémitisme des autres. Pain bénit !
J’ai tenté, sans résultat, de joindre des rédactions pour rétablir la vérité et surtout pour faire comprendre qu’il est irresponsable d’assimiler le refus du sionisme assassin à l’antisémitisme. Les vrais antisémites sont toujours là et vous ne serez plus crédibles en hurlant au loup quand ils se déchaîneront.
Je suis juive, petite-fille de déportés morts à Auschwitz, enfant cachée pendant l’Occupation, traitée de « sale youpine » toute mon enfance et victime d’une campagne antisémite dans mon joli village de l’Ardèche il y a vingt ans, j’y ai laissé mon entreprise, une variante de « rumeur d’Orléans ». Je connais les ravages du véritable antisémitisme en France, je doute fort qu’Arthur comprenne de quoi je parle, qui n’a d’ailleurs rien à voir avec la religion dont il se réclame et qui relève de la sphère privée, je suis athée et mes grands-parents venus de Pologne, Icek et Rosa Rosenberg, n’étaient pas religieux non plus…
Je suis membre de l’UJFP (Union Juive Française pour la Paix). Les médias (presse, radios, télés) ne peuvent continuer à dérouler le tapis rouge à tous les Français sionistes sans les confronter aux Français qui ne peuvent plus supporter les massacres impunis commis par Israël, cet Etat voyou qui a perdu son âme. Si les médias n’ont pas ce courage, qu’ils ne s’étonnent pas quand nous nous faisons entendre directement, comme, au hasard… à Belfort, Lille ou Vals-les-Bains.
Claude Raymond

16 mars 2009 Posté par rastanarko | échos des papiers désorientés | , , , , , , | Pas encore de commentaires

On ne perd pas toujours, en France non plus

Mais bon, parfois, le dialogue démocratique avec les banques ne suffit pas, alors il faut en arriver là, et en plus c’est la CFDT qui s’y met, décidément les syndicats de collaboration ne sont plus ce qu’ils étaient.

RBS : l’occupation a payé

Les ouvriers d’un équipementier automobile de Thiers dans le Puy de dôme qui occupaient
depuis avant hier une banque en plein centre-ville de Lyon ont gagné.

Ils sont restés plus de 24h et ont obtenu hier après midi les 204 000 euros qu’ils réclamaient, une somme que devait la banque RBS à l’usine suite au rachat de ses factures.

L’occupation a donc été payante, mais ce n’est pas une première pour ces ouvriers qui sont spécialisés dans ce mode opératoire. Ils avaient déjà occupé plusieurs locaux en 2006 à Paris, Saint-Étienne et Thiers avec séquestration des dirigeants.

Pourquoi choisir l’occupation ? C’est un recours « légitime » et très efficace d’après Gérard Sugier de la CFDT, « ça force les interlocuteurs à venir autour de la table », mais pour le syndicaliste, il faut aussi être vigilant à « respecter ses interlocuteurs » pour que cette occupation se passe « dans une ambiance », comme cela a été le cas à la banque RBS.

L’interview de Gérard Sugier

RBS Factor a viré 149.000 euros sur les comptes de Preciturn et s’est engagé, une fois réunis tous les justificatifs, à virer 25.000 euros sous 24 heures et 30.000 euros sous 48 heures, soit un total de 204.000 euros.
L’usine devrait toucher l’argent au plus tard jeudi.

Cette filiale d’affacturage, qui avait racheté environ 500.000 euros de factures début février, pour faciliter la trésorerie de Preciturn, ne leur a restitué que 200 000 euros, selon des responsables de la banque et le syndicat CFDT, pour qui cette situation met l’entreprise en danger.

13 mars 2009 Posté par rastanarko | échos des papiers désorientés | , , , , , , , | Pas encore de commentaires