Validité des diplômes : ce que peut faire la Ministre
Disponible sur universités en lutte
Chers tous,
La ministre a beau le clamer haut et fort à l’assemblée nationale, «Il n’y aura pas de diplômes bradés ou sans rattrapage», son action est limitée pour refuser la délivrance d’un diplôme.
Dans les propositions des précédents messages, les diplômes ne seront pas bradés et les modalités alternatives de rattrapage sont proposées.
L’intimidation n’a qu’une portée limitée. En effet, elle ne peut rien sur les décisions des jurys de validation des notes pour le
passage d’une année à l’autre. Le réglement d’examen est délégué à chaque université et ne fait pas partie intégrante de
l’habilitation mais de l’application des arrêtés de 2002 pour la licence et le master qui distingue les compétences dans
l’habilitation, les jurys de délivrance des diplômes.
En effet, les arrêtés de 2002 concernant la licence et le master, précisent pour l’habilitation :I. L’habilitation des formations reconnues par le ministère de l’enseignement supérieur
L’habilitation :
” Elle précise en particulier les objectifs de formation, l’organisation des parcours en crédits européens et l’articulation
des unités d’enseignement entre elles, leurs contenus, leurs modalités pédagogiques, les volumes de formation correspondant aux enseignements et à l’encadrement pédagogique, les passerelles prévues, les modalités de validation des parcours, le cas échéant les conditions spéciales d’admission.”Les modalités de validation des parcours ne concernent pas la validation ou neutralisation des UE constitutives des parcours
individuellement mais vise la cohérence de l’ensemble des UE constitutives d’un parcours.II. L’évaluation des enseignements et l’organisation pédagogique sont du ressort de l’université
a. “Afin d’assurer la cohérence pédagogique, les universités définissent les règles de progression dans le cadre des parcours
qu’elles organisent et, notamment, les conditions dans lesquelles un étudiant peut suivre les diverses unités d’enseignement proposées.”III. La validation des diplômes
“Le jury délibère souverainement à partir de l’ensemble des résultats obtenus par les candidats et la délivrance du diplôme est
prononcée après délibération du jury.”
Effectivement selon le code de l’éducation L613-1, “L’Etat a le monopole de la collation des grades et des titres universitaires”.
Cependant “ils ne peuvent être délivrés qu’au vu des résultats du contrôle des connaissances et des aptitudes appréciés par les
établissements habilités à cet effet par le ministre chargé de l’enseignement supérieur après avis du Conseil national de
l’enseignement supérieur et de la recherche”.Cela signifie bien que l’Université est souveraine pour délivrer le diplôme.
Cela signifie en clair, si la ministre voulait mettre à exécution sa menace qu’il faudrait pour chaque habilitation que la ministre
saisisse le tribunal administratif afin de suspendre l’habilitation de l’établissement. Par ailleurs, cette suspension ne pourrait être demandée seulement pour 1 an mais pour les trois prochaines années.
L’université subissant un préjudice dont elle n’est pas directement responsable, elle devra se retourner vers sa tutelle puisque
soumise à une grève d’agents de l’Etat qui dépendent directement du ministère et que ce dernier n’a rien mis en oeuvre pour faire cesser cette grève.
Cela signifierait que le prix politique à payer de ce mouvement ne serait pas réduit à juillet 2009…
Et je ne parle pas du recours des étudiants en contentieux ou ils vont systématiquement gagner…Donc avant d’en arriver-là il est important que nous trouvions les voies de la sagesse pour tous les étudiants sans dévaloriser nos
diplômes tout en maintenant la pression.http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000590566&dateTexte=
En plus, j’ajoute l’annexe qui est publiée avec l’appel de la Coordination Nationale Universitaire de Dijon du week end du 2-3 mai dernier.
“En cas de grève prolongée, le gouvernement a deux moyens de pression (en plus de la répression): la retenue sur salaire pour tous salariés grévistes et les examens pour les étudiants. A nous de ne pas céder aux menaces.
Nous proposons en conséquence la validation automatique du second semestre afin de ne pas céder à ce chantage gouvernemental, de ne pas pénaliser les étudiants mobilisés, ou d’en donner la possibilité à d’autres, notamment étudiants boursiers, salariés, etc. De plus, la reprise des cours -avec la surcharge inhérente aux rattrapages- conduit à la négation même du mouvement, d’autant plus au vu des examens qui « approcheraient ».
A ceux qui répandent l’idée que cela est juridiquement « impossible », nous leur répondons qu’effectivement en vertu de l’article L613-1 du Code de l’éducation, la délivrance d’un diplôme exige un « contrôle des connaissances ».Mais en vertu de l’article 30 de l’arrêté du 22 avril 2002, un jury est « souverain » et ses décisions sont « définitives ». Il est donc possible qu’un jury se réunisse après « examens » passés, et décide par le plus grand des hasards de mettre la même note (au dessus de la moyenne) à l’ensemble des candidats pour le second semestre.
A la vue de la menace de diplômes « dévalorisés », nous répondons que la mise en place de la LRU et des autres réformes a déjà fortement nui à la qualité de nos diplômes. Quant à la valeur de « nos diplômes » sur le marché du travail, nous répondons que l’actuelle destruction du Code du travail est la « dévalorisation » programmée de nos diplômes.
Sans certitude de validation automatique, la CNE appelle au blocage des examens pour imposer ladite validation.”
neutralisation du semestre : mode d’emploi
En cette période d’examen pour certains comme moi,d ‘autres se demandent encore s’il vont en avoir, meme si l’on peut en douter vu al détermination du ministère à ne pas bouger d’un pouce et donc à maintenir les blocages.
Quatorze semaine, le mouvement le plus long dans l’histoire des mouvements universitaires. Et encore30 facs totalement ou partiellement bloquées.
Anfin d’éclaircir sur la situation, voici una rticle trouvé sur universités et lutte qui explique assez clairement comment on neutralise un semestre et quelles en sont les conséquences.
La neutralisation : qu’est-ce que c’est ?
Cher(e)s collègues et étudiant(e)s,
Le message qui va suivre est un peu technique mais nécessaire.
La neutralisation consiste à ne pas affecter de notes à certaines UE. Ainsi, la moyenne annuelle n’est faite dans le cas qui nous
interesse que sur les résultats du premier semestre selon le réglement d’examen. Le second semestre ne vient donc pas les modifier. Il n’y a pas de validation des compétences pour tous, simplement la traduction que certaines compétences n’ont pas été évaluées au semestre prévu.
I. Quand applique-t-on la neutralisation ?
Les étudiants qui ont fait une première année dans une autre université ont généralement leur première année neutralisée. Il n’y
a donc pas compensation, dans ce cas, entre les résultats de première et deuxième année.
Pourquoi sommes-nous souvent dans cette situation. Tout simplement parce que les modules ne sont pas identiques d’une université à l’autre. Cela n’a donc pas de sens de transférer des résultats entre modules qui ne correspondent pas.
Ponctuellement, certains modules sont neutralisés lorsqu’un enseignant est absent et n’a pu être remplacé.
Plus globalement, c’est également arrivé lors de la suppression des options transversales faute de moyens financiers, il y a quelques années pour l’ensemble de l’USTV.
Cela n’a donc rien d’irréel.
II. Qu’advient-il des ECTS ?
Les ECTS des modules neutralisés sont crédités aux étudiants.
III. Le diplôme de licence peut-il être délivré parce que 180 ECTS ont été acquis ?
Non. En fait, la seule solution pour que les 180 ECTS soient acquis est que préalablement la moyenne sur les 6 semestres ou sur
l’ensemble des modules non neutralisés affectés de leurs coefficients par semestre, puis par année et sur les trois années soit supérieure à 10 (compensation des semestres).
IV. Pourquoi le diplôme n’est pas dévalorisé ?
Adjoint au diplôme devrait être fourni une annexe descriptive. Le décalage des évaluations dans les années supérieures permettra aux étudiants que l’ensemble des compétences soient évaluées, sans que ces évaluations ultérieures ne remettent en cause la neutralisation.
La responsabilité reviendra aux étudiants de suivre ces cours de mises à niveau s’ils souhaitent avoir toutes les chances de suivre
en année supérieure.
Dans l’arrêté de 2002 concernant l’habilitation et la délivrance des licences, seul le volume global de la licence est habilitée et
permet d’avoir l’autorisation de délivrance par le ministère. Le ministère n’intervient que dans l’autorisation faite à l’université de délivrance des diplômes pas dans le passage d’une année à l’autre. En effet, aucune licence d’une même mention n’est
identique semestre par semestre. Par ailleurs, les modalités d’évaluation et les coefficients tout comme les règles de
compensations dépendent du réglement d’examen qui est voté chaque année par chaque université conformément à l’arrêté qui est très flexible dans son application.
V. Le système proposé empêchera-t-il l’échange entre universités ?
D’un point de vue juridique non puisque le semestre est neutralisé.
D’un point de vue des connaissances, aucun semestre n’est identique d’une université à l’autre les manques existent même en
fonctionnement normal. Dans le cas qui nous interesse, l’objectif de la reprise de ces “cours fondamentaux” viendront compléter les connaissances de bases. Seront-elles utiles à cours terme pour les poursuites d’études ? Cela dépendra des compétences demandées.
A suivre, ce que peut faire réellement la ministre et ce qui peut etre fait par les personnes mobilisées
Police illégale ?
A ceux qui croiraient encore que la police française respecte encore la loi :
Guillaume Neau de la police nationale : “Dans l’exercice de nos missions au quotidien, nous sommes de plus en plus confrontés à la captation voire à la diffusion de notre image ou de nos paroles par des tiers. Or, si nous bénéficions, comme tout citoyen, du droit au respect de la vie privée, nous ne pouvons faire obstacle à l’enregistrement ou à la diffusion publique d’images ou de paroles à l’occasion de l’exercice de nos fonctions. Il est donc exclu pour nos services d’interpeler la personne effectuant un enregistrement, qu’elle appartienne à la presse ou non, ainsi que de lui retirer son matériel ou de détruire les prises de vue effectuées. Un policier ne peut, en principe, s’opposer ni à l’enregistrement ni à la diffusion d’images ou de sons. La liberté de l’information, qu’elle soit de la presse ou d’un simple particulier, prime le droit au respect de l’image ou de la vie privée dès lors que cette liberté n’est pas dévoyée par une atteinte à la dignité de la personne ou au secret de l’enquête ou de l’instruction.”
Je rapelle que quand nous avons demandé à Strasbourg, lors de notre contrôle d’identité en arrivant, un molicier m’a objecté d’arrêter de prendre des photos sous prétexte que je n’avais pas à capter d’image dans le cadre d’un contrôle de police.
Et je ne suis pas le seul puisque même des journalistes se retrouvent dans la même situation, la fin sera différente du fait du titre journalistique.
Je rentre sous la tente pour écouter les débats. Quelques minutes plus tard, une main se pose fermement sur mon épaule. C’est celle d’un vigile :
- Monsieur, venez dehors.
- Pourquoi ?
- Le médiateur territorial veut vous parler.
Je me retrouve immédiatement entouré de 4 ou 5 policiers municipaux.
L’un d’eux : Venez monsieur. Vous avez fait des photos tout à l’heure ?
- Je suis journaliste.
- Très bien, vous êtes journaliste. Très bien. Qu’est-ce que vous avez pris comme photos avec votre appareil ?
- J’ai pris l’entrée de la tente [à ce moment je pense que c'est celle-ci qui pose problème]. Et ne me tenez pas si fort, s’il vous plait.
Il continue à me tenir fortement le bras.
Georges Elnecave, le chef de la police municipale : Montrez-moi vos photos.
- Non.
- Effacez vos photos.
- Non, vous n’êtes pas officier de police judiciaire et vous n’avez pas de réquisition du procureur.
- Eh bien vous allez en voir un, officier de police judiciaire. On va vous mettre en garde à vue.
Et je vous rappelle cette enquête d’Amnesty international sur l’impunité policière en France.
Souvenonez vous le 19 mars à Toulouse :
Pétition de soutien à Joan : signez ici sur le site de luttes etudiantes
Egalement, à Strasbourg, Suite à la manifestation profs-étudiants violemment avortée du 8 avril dernier, Efosa, étudiant en maths-info, et Julien, étudiant en histoire, ont été interpellés par la police. Ils seront jugés respectivement le 14 mai et au mois d’octobre pour outrage et rébellion. Voici les liens pour les deux pétitions:
Pétition pour Efosa: http://ucr.hautetfort.com/archive/2009/04/16/soutenez-afosa.html
Pétition pour Julien: http://comitesoutienjulien.hautetfort.com/
Enfin, n’oublions pas le rapport d’Amnesty International sur l’impunité policière
Une pétition contre cette impunité policière à signer ici : http://www.amnesty.fr/aif_petitions/?petition=94
Les manifestants aboient, la caravane ne passe pas
On connaissait déjà els Jeunes Pop’ pour leur franchouille connerie, leur reprise éhontée du concept de révolution.
En ce moment, ils font le tour de la France dans la Caravane UMP pour les élections euopéennes. Ils étaient il y a quelques jours à Lyon, et passaient sur le même chemin qu’une manif étudiante.

Alors forcément, tension. Pour les Jeunes impopulaires, violence même vace 200 jeunes cagoulés qui les caillassent.
Et les pauvres riches ont eu peur
Et c’est vrai qu’au vu de ces images
(des gens qui scandent anticapitaliste et chantent et dansent Bella Ciao sont bien évidemment d’infâmes anarcho-autonome)
Sauf que,
(et c’est le Figaro, Pravda, sarkozyste qui nous l’apprend ( à croire que les gens qui y travaillent seraient journaliste)
Et fait pas du tout, pas alors pas du tout.
L’UMP monte en épingle un prétendu caillassage
Alors que Xavier Bertrand a annoncé jeudi après-midi un caillassage du bus de l’UMP «par 200 jeunes cagoulés», la préfecture du Rhône a démenti l’information et assuré n’avoir «retrouvé que la trace de trois œufs».
Xavier Bertrand a-t-il été mal renseigné par des militants UMP ou a-t-il joué un coup d’intox ? Toujours est-il qu’en confiant jeudi après-midi aux journalistes de RTL que «200 jeunes cagoulés ont caillaissé la caravane pour les européennes (…) dans un petit village près de Lyon», le secrétaire général de l’UMP a vraisemblablement commis une erreur.Sur Rue89, le président des Jeunes UMP, Benjamin Lancar, donne une version des faits moins dramatique, et précise que la scène s’est déroulée en plein centre de Lyon. «Environ 500 manifestants étudiants ont bloqué notre caravane place Bellecour, dans les heures du midi. Nos deux jeunes caravaniers et leur chauffeur commençaient à s’installer quand ces étudiants ont commencé à leur lancer des insultes, des œufs et des crachats. Certains étaient cagoulés. Heureusement, les CRS sont arrivés au bout de trois quarts d’heure.» Selon l’AFP, seule une centaine de manifestants a encerclé la caravane.
Une manif et la caravane de l’UMP autorisées au même endroit
Pour la préfecture du Rhône, contactée par Rue89 et Europe 1, «il s’agissait d’une manifestation autorisée d’étudiants contre la réforme universitaire (…) et d’une caravane de Jeunes UMP également autorisée à s’installer sur la même place. Il y a eu quelques échanges de noms d’oiseaux, mais aucun caillassage. Nous n’avons retrouvé que la trace de trois oeufs. Certains étudiants portaient des cagoules, mais c’était plus en réaction à l’interdiction du port des cagoules prononcée par Nicolas Sarkozy que pour se cacher. Après, peut-être que les jeunes dans la caravane ont eu peur… C’est certainement pour ça qu’ils en ont rapidement informé Paris…».
Les Jeunes UMP ont malgré tout posté une vidéo de la scène sur Dailymotion, sur laquelle on voit plusieurs dizaines de manifestants et un cordon de CRS protégeant la caravane. Une «preuve de ce que représentent la démocratie et le débat selon l’extrême gauche», estiment les Jeunes Populaires. Et le député-maire UMP de Caluire Philippe Cochet, présent lors des incidents, d’accuser Olivier Besancenot sur Mag2Lyon.com «d’encourager une vision violente du débat démocratique qui se fait avec des jets de canettes». Selon l’AFP, Philippe Cochet compte porter plainte pour «volonté de dégradation et violences envers autrui».
On apprécie le fait que les CRS protégeaient la caravane UMP contre les manifestants, on aurait bien aimé qu’ils “protègent” les manifestants à Strasbourg, ou à Tours, ou à Lille. Ou qu’ils protègent les ouvriers d’EDF au lieu de les charger violemment quand ceux-ci réclament des comptes.
Mais bon, demander aux forces du maintien de l’ordre capitalisme d’être gardienne de la paix sociale, ce serait trop demander non ?
12 semaines et demi … et on continue !
Oui, même si on en parle peu, le mouvement universitaire continue, et plus vivant que jamais. 12 semaines de mouvement, la plus longue mobilisation universitaire et la plus large depuis mai 68. Et toujours plus de 40 facs bloquées aujourd’hui, alors que les vacances passent et n’effleurent pas la mobilisation qui reste intacte.
On commence à se poser la question de savoir si on fait passer des examens pour valider l’année, s’il y en a on ne sait pas sur quoi il porteront puisque aucun cour n’ont eu lieu au second semestre. Et la question se pose aussi pour le Bac, qui nécessite pour être validé la signature d’universitaires.
Et la mobilisation ne touche pas que la France : en Italie, en Espagne, en Grèce des mouvements avaient déjà lieu c’est maintenant l’Allemagne et l’Angleterre qui se mobilisent, dans un mouvement historique; ET le mot d’ordre unificateur : Contre le processus de Bologne.
Un contre-sommet se tiendra A Louvain la semaine prochaine : http://www.louvain2009.com/
Voici pour illustrer, en plus des manifestations régulières, deux formes d’action développées actuellement :
La ronde infinie des obstinées. D’abord à Paris, puis Lyon, Toulouse, Strasbourg, etc …
Comme d’habitude, je vous redirige vers là-bas si j’y suis qui a fait une émission il y a une semaine là-dessus : http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1656
Deuxième petite illustration, une vidéo humoristique d’étudiants de Marne La Valée : LRU : Le Rap Universitaire
Pour suivre la lutte les rendez-vous privilégiés :
Le portail du syndicalisme de lutte : http://www.luttes-etudiantes.com/
Coordination nationale Universitaire : le site de référence des Enseignants Chercheurs en lutte : http://universitesenlutte.wordpress.com/
Le site des Personnels (de Toulouse Le Mirail) Obstinément Opposés aux Lois Pécresses : http://www.auboutduweb.com/poolp/index.php?
un site portugais qui recense TOUTES les informations sur le mouvement français au jour le jour avec pleins de liens : http://firgoa.usc.es/drupal/node/37754
Et voila, pour le reste, je vous invite à signer la pétition contre la répression mise en place par la FSE, en soutien à joan, ce camarade du Mirail qui a pris un tir de flashball dans l’oeil et qui va perdre une partie de sa vue, suite à la répression policière du 19 mars (voir articles précédents) :
La pétition : http://www.luttes-etudiantes.com/phpPetitions/index.php?petition=2
Le mouvement continue, et comme certains l’affichent :

Et peut etre meme au delà. avec tou-te-s, travailleurs du service public, salariés du privé, chômeurs, précaires, dans un vaste mouvement
de GREVE GENERALE !
Vidéo de la répression du 19 mars à Toulouse
Et voici le montage que j’ai fais avec diverses sources qui reprend le fil exact des évènements, ceux-ci ayant été largement déformés par les médias qui en ont rendu compte.
- il n’y a pas eu de provocation étudiante avant la première charge.
- il n’y a pas eu de sommation des policiers avant d’attaquer.
- l’action était d’autoréduction, soit avec le consentement du directeur du magasin, donc juridiquement légale.
- elle n’avait rien à voir avec une action “robin des bois”, soit du pillage.
- un camarade de l’AGET-FSE est aujourd’hui à l’hosto et menace de perdre tout ou partie de sa vision à un oeil
- un étudiant est aujourd’hui encore incarcéré pour “jet de projectiles”
Non à la répression du mouvement social ! Une attaque contre un est une attaque contre tous !
Pour lire mon récit subjectif détaillé sur cette soirée : c’est par ici
Et maintenant la répression
Nous étions 110 000 dans les rues de Toulouse en ce jour (historique), et près de 3 000 000 dans toute la France.
A la fin de la manifestation toulousaine, les étudiants mobilisés avaient organisé une action “autoréduction” :
l’idée est qu’un groupe de personne sont dans un supermarché, y remplissent des caddies, et au moment de passer en caisse refusent de payer et demandent à négocier avec la direction du magasin.Dehors, les étudiants bloquent les accès au supermarché pendant un temps déterminé.
A l’intérieur, si le directeur de l’établissement accepte que quelques denrées sortent ( car le blocage du lieu constitue une perte de chiffre d’affaire pour lui), il ne peut y avoir sur le plan juridique d’accusation de vol, puisque la direction accepte la sortie des denrées. l’action est donc au sens strict purement LEGALE. Et en cas de refus formel de la direction, les étudiants finissent toujours par évacuer les lieux sans rien prendre.
L’idée prend son sens particulier dans ce contexte de crise, où les étudiants sont durement touchés et fortement précaires, elle ne constitue en aucun cas à dévaliser le magasin. Le Monoprix est par ailleurs le supermarché le plus cher du centre ville et reste un établissement qui réalise malgré la crise qui touche tout le monde, largement bénéficiaire avec des marges faramineuses. l’action permet donc également de faire prendre conscience à la population de cette situation.
Aux alentours de 17h donc, action d’autoréduction au Monoprix du centre-ville de Toulouse.
Commencent à se masser autour des 300 personnes présentes, un bon nombre de policiers de la BAC et des CRS.
Quelques minutes plus tard, les premiers paquet de chips et tranches de jambon sortent.
La direction du magasin a donc accepté, l’action est donc parfaitement légale sur le plan strictement juridique.
La consigne est alors donnée aux CRS : charge.
Et ils ont chargés, sans aucune sommation et sans aucune provocation de la part de l’un d’entre nous.
coups de tonfa (matraque) pleuvent, tirs de flashball, grenades flash-bang, déchaînement de violence : la pure brutalié policière dans toute sa splendeur.
L’un des tirs de flashball a atteint un camarade du Mirail dans l’oeil : il a été évacué d’urgence pour etre hospitalisé dans un état critique.
dans le même temps, deux autres camarades se sont faits attraper et arrêter.
Après cette première charge nous commencions à nous replier, en chaine, groupés.
Quelques ultras, voulaient aller au carton mais face au nombre de CRS et d’autres arrivant derrière, il ne servait à rien d’aller à la baston.
l’un d’entre eux fait alors brûler un carton entre nous et les CRS et jette une poubelle dans le feu, donnant à la scène un caractère assez surréaliste.

Sur ces entre-faits, nous reculions tous doucement, afin que personne ne se fasse choper derrière.
Mais pas assez vite à leur goût.
Ainsi, deuxième charge qui nous a fait prendre panique jusqu’à 50 mètres en arrière, nous étions alors au niveau du Virgin du Capitole.
A peine de le temps de rassurer tout le monde et de calmer les esprits et de demander à tout le monde de rester groupé que la troisième charge est arrivée. Sur celle-ci, panique générale ; les CRS ne s’arrêtèrent pas dix mètres plus loin.
Nous avons couru remontant la rue Alsace Lorraine jusqu’à Jeanne d’Arc, aussi vite que nous pourrions, tentant désespérément de rester groupé, mais certains furent égarés dans les rues adjacentes.
ceux qui étaient les plus exposés au devant en ont pris plein la tronche jusqu’au sens propre :
Ce soir, 2 de mes camarades de lutte sont sur un lit d’hôpital par qu’ils ont reçu des coups qui leur ont ouvert le crâne.
Un autre en aussi à l’hôpital parce qu’il a pris une balle de fashball dans l’oeil ce qui le menace de le perde pour sa vie entière.
Et la seule qui me vient à l’esprit c’est la rage et la haine.
Jsuqu’à maintenant, crier “police partout, justice nulle part” ou “police nationale, milice du capital”
c’était gentil, on rigolait bien, et puis c’était des mots en l’air.
Aujourd’hui, j’ai vu la répression policière.
j’ai vu des hommes en bleus tabasser extremement violemment des étudiants à l’origine pacifique, sans aucune raison valable.
Et meme si je suis foncièrement non violent, si j’avais eu quelque chose dans la main à ce moment là, j’aurais pu le jeter dessus.
Et si je n’en aurais tiré aucune gloire, je n’en aurais pas eu honte pour autant.
Parce que devant moi, une milice a défendu l’intérêt du capital.
Parce que devant moi j’ai vu ce que ça voulait dire “rétablir l’ordre”
En rentrant chez moi ce soir, j’ai vu les infos : “quelques heurts sans gravité à Toulouse en fin de manif par des groupes d’extreme gauche”
Et j’ai vu à Paris, qu’il s’était passé en fin de manif une répression violente, comme à Toulouse
J’ai vu les images de ces 300 personnes se faire encercler et se faire rouer de coups. Il y a eu là bas 300 interpéllations et 49 arrestations.
49 personnes sont en taule à Paris aujourd’hui pour avoir participé à un mouvement social.
Maintenant, il faut attendre demain, où il y aura :
rassemblement de soutien à 11h devant le commissariat central de Toulouse (Canal du Midi), en soutien aux inculpés.
On aura des nouvelles d’un de mes camarades qui va peut etre perdre un oeil, pour toute sa vie
parce qu’il manifestait
Et participait à une action LEGALE.
On saura combien de temps resteront à l’hosto les deux qui ont eu le crâne ouvert.
Et on continuera à manifester, à militer, à se mobiliser.
Parce qu’ils ne nous arreterons pas, tous unis nous sommes plus forts queux tous réunis.
Parce que nous sommes le nombre et qu’ils sont la minorité.
Aujourd’hui, plus que jamais : A BAS l’ETAT POLICIER !!!
Coordination nationale des IUT
et oui, les IUT aussi sont dans le mouvement
Appel de la coordination nationale étudiante de Lyon
Appel de la coordination nationale étudiante de Lyon:
Nous, étudiant-e-s de 47 Universités, Instituts et écoles en lutte depuis fin janvier et réuni-e-s à Lyon en coordination nationale étudiante les 14 et 15 mars, appelons à amplifier, radicaliser et unifier la mobilisation.
A-Le 19
Nous participerons à la journée de grève interprofessionnelle du 19 mars pour faire face aux attaques du gouvernement. Nous appelons l’ensemble des Universités à descendre massivement dans la rue ce jour.
B-Nous étudiants & facs
Les réformes que nous impose le gouvernement suivent une même logique de rentabilité et de concurrence entre Universités induite par les processus européens de Bologne et de Lisbonne. Celles-ci sont:
- La LRU
- Les décrets (statut des enseignant-e-s chercheurs/euses, mastérisation, etc.)
- Le plan licence
- Le plan campus
- Le contrat doctoral
- La réforme des CROUS
- le financement sur la performance
Ces réformes accentuent la concurrence entre les Universités et entre les individus, soumettent le contenu des enseignements aux besoins immédiats des entreprises, dégradent nos diplômes et donc nos conditions de futurs/es salariés/ées.
Nous exigeons le retrait de ces réformes et décrets. A l’inverse de ces logiques nous nous battons pour:
· Des Universités publiques, gratuites et non sélectives
· Des diplômes de qualité offrant de réelles garanties d’indépendance aux étudiant-e-s sur le marché du travail.
· Un véritable système d’aides sociales étudiant sur critères sociaux (sachant qu’un/e étudiant/e sur deux est un/e travailleur/se )
· Un vrai cadrage national des diplômes
· Régularisation de tous les sans papiers
· Une titularisation de tous les personnels précaires parmi les BIATOSS, CROUS, enseignant-e-s …
· Le recrutement massif et pluriannuel de personnels (enseignant-e-s, chercheurs/euses, personnels administratifs )
· Un financement 100% public et à hauteur des besoins
· La suppression des accords passés avec le Vatican reconnaissant la validité de leurs diplômes
Nous appelons donc dès à present au blocage total et illimité de toutes les Universités, Ecoles et IUT.
Par notre conception de l’université, nous défendons la mission de diffusion des savoirs et d’émancipation intellectuelle des étudiant-e-s. Son rôle n’est pas que professionalisant.
Nous rappelons par ailleurs que la voix du mouvement étudiant s’exprime par le biais de la Coordination Nationale Etudiante, les directions syndicales ne sont donc pas légitimes si elles prétendent négocier en notre nom. Nous appelons les étudiant-e-s d’IUT mobilisé-e-s à participer à la Coordination Nationale Etudiante et à élire des représentant-e-s.
C-L’enseignement en général
Le manque de personnel ne touche pas seulement l’enseignement supérieur, mais tout le système éducatif, de la maternelle à l’université (80 000 postes supprimés d’ici 2012 dans le primaire et le secondaire, 1 090 postes pour l’université en 2009) mais aussi les organismes de recherche comme le CNRS, ainsi que l’ensemble des services publics subissant ces réformes.
Nous voulons construire la lutte en solidarité avec les lycéens/nes, qui ont obtenu le report d’un an des mesures Darcos.
D-Le 19 n’est pas une fin en soi
Malgré les manoeuvres du gouvernement pour désamorcer la mobilisation, la grève se poursuit. Nous condamnons les fermetures administratives abusives, la répression policière et la présence des forces de l’ordre sur les campus, ainsi que le recours à des sociétés privées de sécurité. Ces dérives autoritaires qui visent à museler le mouvement au nom de pretextes sécuritaires fallacieux n’entameront pas notre détermination. Dans la semaine qui s’annonce, la journée du 19 mars sera déterminante. Nous appelons toutes les universités à l’arrêt total d’activité pour descendre dans la rue. Les mouvements interprofessionnels et la grève générale menés par les populations d’outre-mer sont un exemple pour la mobilisation dans l’hexagone. Cette journée n’étant pas une fin en soi, nous aussi sommes déterminés/es à faire plus et mieux qu’une journée d’action symbolique.
Nous appelons d’ores et déjà l’ensemble des Universités à organiser des meetings-débats avec les secteurs en lutte le mardi 24 mars.
La logique de marchandisation et d’exploitation s’applique à tous les secteurs, publics ou privés . Etudiant-e-s, nous sommes de plus en plus nombreux à être aussi des travailleurs/euses précaires. Et si c’est de l’Université qu’est parti notre mouvement, nous sommes conscients des limites de la simple défense du statut d’étudiant. Les limites s’imposent aujourd’hui dans ces conditions même de notre lutte : nombreux sont ces étudiant-e-s pour la Grève, mais contraints de déserter les facs afin de travailler. La question aujourd’hui, c’est donc celle d’une grève générale reconductible et sans négociations face aux différents gouvernements. A partir du 19, elle sera sur toutes les lèvres. Nous appelons le mouvement étudiant à se saisir de cette question et à participer avec l’ensemble des membres du service public et des autres travailleurs/euses précaires ou non à construire en particulier par la multiplication d’initiatives inter-luttes (gratuité, blocages économiques, manifs nationales et débats), les conditions de cette grève générale.
Nous appelons également à une journée de grève de l’éducation de la maternelle à l’université le 26 mars, pour laquelle nous incitons l’ensemble des organisations syndicales à déposer des préavis de grève.
Le mouvement doit continuer de s’amplifier et de se radicaliser jusqu’à satisfaction de toutes nos revendications.
Etant donné que les luttes espagnoles, italiennes, portugaises et allemandes appellent à se rendre à Louvain au contre sommet le 28 et 29 avril, c’est l’occasion de nous coordonner au niveau européen. Nous appelons également à s’y rendre massivement.
La prochaine Coordination Nationale se déroulera à Strasbourg les 21 et 22 Mars
6e coordination nationale des universités
Après quelques jours très chargés, repris eaprtielle d’activité du blog.
tout d’abord, le communiqué de la coordiantion des profs de la semaine dernière à Dijon :
Communiqué du matin
Depuis six semaines, l’université et la recherche sont en grève. Cinq coordinations nationales des universités, quatre coordinations étudiantes, deux coordinations de la CNFDE se sont réunies à ce jour ; les laboratoires en lutte, les docteurs non titulaires et doctorants, ainsi que les salariés de l’Education Nationale et les parents se sont également constitués en coordinations ; les IUT, les BIATOSS s’organisent en coordinations dans la semaine qui vient.
En dépit d’un mouvement sans précédent, malgré des centaines de motions d’analyses produites depuis des mois, malgré les dizaines de milliers de manifestants rassemblés chaque semaine, les ministres de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et de l’Education Nationale persistent à ignorer l’ensemble des revendications des enseignants, des étudiants, des chercheurs, des personnels administratifs et techniques, en particulier l’abrogation de la loi LRU et du pacte pour la recherche. Une mascarade – l’annonce d’une année de «transition» vers la masterisation – en suit une autre – la « réécriture » du décret statutaire. La plupart des dossiers sont tout bonnement absents des discours de V. Pécresse et de X. Darcos. Comme si cette farce n’était pas suffisante, 92 députés de la majorité viennent de déposer avec le plus grand cynisme au regard de la situation actuelle un projet de loi, en continuité avec les préconisations de l’OCDE, qui entend faire porter aux seuls étudiants et à leur famille le coût du désengagement sans précédent de l’Etat de l’enseignement supérieur.
La 6e Coordination Nationale des Universités réunie à Dijon dénonce l’irresponsabilité et le cynisme des ministres dans la gestion d’une crise
majeure de l’enseignement supérieur et la recherche. Ils portent seuls la responsabilité de la radicalisation du mouvement. Ils ne représentent en rien l’esprit de notre communauté. La Coordination Nationale des Universités refuse tout chantage qui enfermerait les personnels et les étudiants dans le dilemme : sauver la promotion actuelle ou sauver les promotions à venir. Elle ne peut être tenue pour responsable d’une situation que nous subissons.
Elle exige du gouvernement le retrait des réformes contestées et la mise en place urgente des conditions d’ouverture d’un véritable dialogue. Elle appelle au renforcement d’une mobilisation unitaire et à la multiplication de ses actions. Elle ouvre, aujourd’hui lundi 16 mars, à Dijon, le «printemps des universités et de la recherche dont le premier acte aura lieu le 19 mars 2009.
Motion concernant le porte parolat de la CNU
La CNU est formée par la réunion des personnels administratifs et techniques, enseignants et chercheurs, étudiants, mandatés par les AG. Elle représente la majeure partie des universités et institutions d’enseignement supérieur public et de recherche français. La CNU est une organisation représentative du mouvement.
La CNU désigne pour la représenter une équipe de porte parole représentative, renouvelable à la coordination suivante, et lui accorde mandat impératif de communication sur la base de l’appel national constitué par l’ensemble des motions adoptées par les coordinations ayant eu lieu à ce jour. Cette délégation n’a pas mandat pour négocier. Elle réagit à l’actualité de la mobilisation, joue un rôle de facilitateur organisationnel entre deux coordinations, elle fait le lien avec l’intersyndicale. Sa mission est de porter la parole de la CNU entre les assemblées générales de celle-ci, seule expression légitime du mouvement. Les porte parole sont élus de manière paritaire parmi les mandatés de la CNU actuelle.
Motion stratégique: calendrier et actions
Nous, membres de la communauté universitaire et de recherche, assumons notre responsabilité de défense de la transmission du savoir à travers une éducation accessible à tous, une recherche menée avec passion et les tâches indispensables nécessaires à son fonctionnement. Nous défendons avec force ces valeurs, niées par les réformes que nous combattons. Nous observons en outre qu’aucune des revendications formulées dans les précédentes motions adoptées par les AG n’a été satisfaite.
La CNU attire l’attention du gouvernement sur l’inquiétude croissante des étudiants concernant l’issue de leur année universitaire. Elle les assure de sa solidarité et invitera les universités à étudier en temps utile les mesures nécessaires à une juste évaluation de leur année. Elle affirme que le
gouvernement doit prendre ses responsabilités face aux étudiants, aux personnels et à notre société.
La CNU se déclare particulièrement choquée par l’attitude de mépris voire de provocation des deux ministres de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, et de l’Education Nationale. Elle condamne avec force la répression violente de manifestations pacifiques, les fermetures administratives. La CNU soutient les enseignants du second degré qui défendent les commissions paritaires et transparentes d’affectation et de mutation dans un cadre national et solidaire. Elle apporte son soutien total aux enseignants des écoles qui luttent contre la casse de celle-ci et plu particulièrement aux enseignants entrés en «résistance».
La CNU dénonce les manquements graves à l’éthique que constituent les mensonges répétés de X. Darcos (par exemple sur l’allongement de la formation des enseignants) et de V. Pécresse (par exemple sur les budgets). Elle demande leur démission.
Les attaques contre l’université et la recherche s’intègrent dans une politique globale contre les services publics et les conditions de vie de la population en général. Nos revendications sont les suivantes : aucun salaire en dessous de 1500€ net, un plan pluriannuel d’embauche, la fin de la précarité. C’est pourquoi la CNU renouvelle son appel à participer massivement à la journée d’action interprofessionnelle du jeudi 19 mars. Elle appelle les secteurs en lutte et les organisations syndicales à donner une suite très rapide à cette journée.
Calendrier proposé
La CNU recommande :
1. la mise en place de deux manifestations et/ou actions « coup de poing » par semaine, sans précision de lieu.
2. la mise en place dans les lieux publics d’actions (type « cours hors les murs ») manifestant la spécificité de nos métiers, et de nos missions (enseignement, recherche).
- 17 mars : nuit de l’université des facs franciliennes
- 18-19-20 mars : participation à la mobilisation européenne contre la stratégie de Lisbonne à l’occasion du sommet européen des 19 et 20 mars.
- 19 mars : manifestation interprofessionnelle. Appel à la grève générale dans le public et le privé.
- 20 mars : appel pour que les directeurs de composantes des Universités démissionnent à cette date si les revendications ne sont pas entendues par le ministère. Publication de ces démissions (à la façon des aixois, 120 lettres de démission apportées à la présidence et au rectorat).
Voter la grève en convergence avec d’autres secteurs : appel à des rassemblements dans les villes dans cette perspective.
- 23 mars : 7e CNU à Strasbourg.
- 24 mars :
* appel aux syndicats siégeant au CTPU de voter contre le projet de décret statutaire dont nous exigeons le retrait ; appel à un rassemblement massif au lieu de réunion de la CTPU. Ce même jour, blocage à la même minute de lieux préalablement définis partout en France. Si une coord. nationale a lieu ce jour-là, une manif dans la ville d’accueil.
* réunions publiques et manifestation nationale de la maternelle à l’université ?
* blocage prévu du CA du CNRS.
- 25-26-27 : RPG.
* Rectorats : encerclement à l’ouverture pour interdire l’entrée des personnels
* Péages : tracts, ouverture de barrières et passages gratuits
* Gares : blocages ponctuels des voies ou à défaut simple tentatives d’intrusion dans les gares
- 25 mars : prochaine CNU
- 26 mars : manifestation nationale avec des déclinaisons locales.
- 28 mars. suspension des activités de direction des labos (voté le 14 mars)
- 31 mars, par ex manif nationale de chez Pecresse a chez Darcos, pour ne pas remonter les maquettes. (c’est la nouvelle date de remontée des maquettes).
ACTIONS PAR TYPE
De la maternelle à l’université :
Proposition de motions
* militer et converger dans la lutte avec le secondaire et le primaire
* plus de convergence avec secteur public dont éducation nationale de la maternelle à l’université (déplacements écoles, collèges et lycées)
* tête de manif avec l’ensemble des personnels (protection et solidarité)
* mobilisation du personnel du second degré : évoquer le dernier statut qui garantit les libertés notamment l’affectation par concours national et mutation
/ création d’une motion commune
* convergence de toutes les coordinations : unité = force, unité à préserver. Dans cette perspective : appel à une journée unitaire le 24 mars.
* descente au flambeau = nuit des écoles et une nuit des universités en même temps
* travailler à la convergence avec les IUFM où la mobilisation est faible et les formateurs continuent à dispenser leurs cours
Administratif :
* envoi aux élus d’une lettre mettant Pécresse devant ses responsabilités en cas de non remise des diplômes
* occupation des rectorats
* blocage de CA
* radicalisation politique : demander aux votants de cette réforme de venir s’expliquer dans les universités
* condamnation des fermetures administratives des universités
* boycott des jurys de bac
* ne pas laisser en paix ni ministres ni recteurs : installer piquets de grève devant ces espaces stratégiques rappelant la nature des revendications
* démission des directeurs d’UFR
* tenue de la prochaine CNU à Strasbourg
* création de cahiers de doléances en vue d’Etats généraux de l’enseignement et de la recherche
* démission des personnels des fonctions administratives
* demande démission Pécresse / Darcos
* démission des directeurs d’UFR en bloc : efficacité locale prouvée
* journée nationale du blocage des universités (manifester avec un brassard : université n en grève)
* suivre l’agenda des personnalités / recteurs qui se déplacent dans les lycées pour expliquer la nature des réformes…
* revendication salariale : pas de salaire inférieur à 1500 euros nets/mois
* refus de tenir les comités de sélection
* mise en service de caisses de grève (spécialement pour faciliter la mobilisation des BIATOSS)
* mettre sous pression les exécutifs universitaires qui feront remonter au ministère que la situation in situ est devenue intenable
”Médiatique :”
* rassemblement alternatif devant les chaînes de télé
* acheter un encart dans la presse
* prise de force d’une des trois matinales des radios généralistes / Paris
* événements sportifs pour saisir l’opportunité médiatique
* manifestations en nocturne / avec instruments de musique
* lancer un ultimatum au gouvernement
Coups de poing :
* occupation de tous les lieux publics et éventuellement le medef…
* radicalisation dans la longueur avec un temps fort par semaine bien identifié
* radicalisation physique en manifestation
* occupation de gares (en nombre, T-shirts blancs maculés de sang + sleeping), péages d’autoroutes
* convergence actions avec membres du secteur privé
* durcissement imposé par le ministère et les forces de l’ordre, durcissement comme unique réponse : Occupation et blocage des facs (BIATOSS)
* actions 2x par semaine / organiser des blocages de flux sur les voies de communication / occuper les établissements privés d’éducation / appeler à la grève générale
* rassemblement devant les rectorats
* tracter directement différents publics avec des textes supports différents, ciblés (par exemple : frais d’inscription ciblage étudiants ou précaires de l’éducation nationale pour collègues du secondaire…)
* défilés plusieurs fois par semaine (notamment à Paris)

